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Timor oriental

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Indonésie, Singapour

L'île de Timor est la plus grande des petites îles de la Sonde qui se trouvent à l'Est de l'archipel indonésien, entre l'Océan Indien au Sud et l'Océan Pacifique au Nord, à moins de 500 km au nord de l'Australie. La partie Ouest de l’île (15 850 km²) compose la province indonésienne du Timor-Ouest tandis que la partie Est (14 000 km²), à laquelle s’ajoute l’enclave d’Oecussi dans la partie indonésienne, l'île d'Atauro (23 km au Nord de Dili) et l'île de Jako (extrême Est de Timor) compose le Timor oriental.  Les deux villes principales sont Dili, la capitale, et Baucau, à environ 130 km à l'Est de Dili. 90 % de la population résident en zone rurale.

Le Timor Oriental est un jeune pays dont l’indépendance fut déclarée en 2002. Ancienne colonie portugaise, le pays est annexé par l’Indonésie en 1975. En 2012, le Timor Oriental organise les 2ndes élections de son histoire, qui voient Taur Matan Ruak (Jose Maria Vasconcelos) remporter 61% des voix. La stabilisation politique du pays se confirme avec le bon déroulement de la campagne électorale, et le départ de la MINUT (mission des Nations unies au Timor) qui a pris effet fin 2012.

L’économie du pays est marquée par une très forte dépendance aux ressources pétrolières. Le Timor est victime d’une grande centralisation de son économie autour de cette ressource énergétique qui constitue l’essentiel de ses revenus d’exportation, et près de 80% du PIB en 2012. Le secteur privé étant faiblement développé, la jeune République dépend pour sa consommation domestique des importations, notamment en provenance d’Indonésie. Depuis son indépendance, le pays a connu deux périodes de croissance : avant 2006, le pays est caractérisé par la volonté de se stabiliser après la période trouble de l’accession à l’indépendance et l’administration par les Nations unies jusqu’en 2002. L’économie repose alors sur l’aide extérieure qui en constitue le principal moteur. La crise de 2006 voit les revenus non-pétroliers se contracter de 3,2%. Après 2006 et les violences qui éclatent autour de Dili au printemps, la croissance économique s’accélère. Le PIB annuel par habitant (hors hydrocarbures) atteint 886 USD en 2011, soit 1 054 Mds USD pour une population d’un peu plus d’un million de personnes, dont la moitié a moins de 20 ans. En 2012 les revenus pétroliers représentent les deux tiers du PIB.

Le Timor Oriental a réalisé beaucoup de progrès depuis 2006, mais les défis de développement restent importants. Les dépenses publiques élevées (2ème moteur de croissance après « commerce et transport »), seront à 90% financées (1,8 Md USD) en 2013 par le Fonds Pétrolier (26,2 Mds USD, créé en 2005 pour recevoir les fonds de l’exploitation d’hydrocarbures). Le « rebond agricole » qui avait soutenu l’augmentation du PIB depuis 2007 s’essouffle en revanche contribuant négativement à la croissance en 2012, qui reste toutefois supérieure à 10%. Le Plan stratégique de développement mis en place par les autorités en 2011 (Strategic Development Plan 2011-2030) doit permettre de faire face à ces défis en canalisant les ressources liées à l’exploitation du pétrole, en soutenant la croissance et en créant des emplois (le taux de chômage actuel est autour de 10% d’après la BAsD). Le plan se décline en trois volets (développement du capital social, des infrastructures et de l’économie non-pétrolière) et fait ainsi une large place au développement humain, à l’inclusion sociale et à la réduction de la pauvreté monétaire et infrastructurelle.

L’agriculture représente moins du quart du PIB non-pétrolier en 2012 mais fournit les deux tiers des emplois. Elle est aussi le seul moyen de subsistance pour un tiers des ménages. Les cultures sont principalement vivrières (riz, maïs, manioc) bien que l’autosuffisance alimentaire ne soit pas atteinte. La population du Timor Oriental est pauvre (en 2010, 41% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté national) et principalement concentrée dans les zones rurales bien que l’exode vers les villes s’intensifie, rendant plus criant le manque d’infrastructures. Malgré une amélioration des conditions de vie, la baisse du niveau de pauvreté, et surtout une dynamique économique remarquable après ces années troubles, le Timor Oriental reste un pays très pauvre, dont l’ambition d’entrer dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030 ne pourra se réaliser, sans, a minima, l’émergence d’un secteur privé dynamique. Sur le plan international, le Timor est devenu membre du FMI, de la Banque mondiale et de la BAsD en 2011. Il a renouvelé en décembre 2012 sa volonté d’intégrer l’ASEAN pour tirer profit de la croissance des échanges intra-régionaux.

 

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