Relation bilatérale

Les relations bilatérales entre la France et Timor-Est sont très modestes mais se construisent progressivement.

Sur le plan diplomatique, l’ambassadeur de France à Jakarta a été accrédité auprès de Timor-Est à partir de décembre 2002. Depuis l’indépendance du pays, la France a accueilli un président (Xanana Gusmao) et plusieurs ministres timorais ; la visite la plus récente est celle de José Ramos Horta, ancien président et prix Nobel de la paix, lors du Paris Peace Forum en Novembre 2018.

Les échanges économiques entre la France et Timor-Est sont très faibles. En 2017, le volume total d’échanges (importations et exportations cumulées) n’atteignait pas 1 million d’euros. Par ailleurs, leur composition varie fortement en fonction de flux ponctuels. A titre d’illustration, en 2017, nos exportations de pièces aéronautiques (280 000 euros) comptaient pour près de 40% de nos exportations totales alors qu’elles étaient nulles l’année précédente.

En termes d’investissements et de représentation des entreprises françaises dans le pays, notre implantation croît lentement mais sûrement. Quelques entreprises déjà  présentes en Asie sont intéressées par les perspectives qu’offre le pays, notamment concernant les infrastructures. Les entreprises déjà présentes sont d’ailleurs représentatives des opportunités du secteur ; il s’agit de Bolloré/SDV, Egis, Seureca-Veolia, Cegelec-Vinci.

Le plus gros investissement français dans le pays a été effectué par Bolloré pour la construction et l’opération du port commercial de Tibar à 10 km de la capitale Dili. Ce projet est le premier PPP du pays et représente un investissement total de 490 millions de dollars sur une durée de 30 ans, soit le plus important jamais réalisé au Timor oriental avec un partenaire privé. Ce port jouera un rôle central dans le développement économique du pays dont il gérera l’essentiel des flux commerciaux, en plus de la création de 350 emplois directs et de 500 emplois supplémentaires pendant la phase de construction (2018-2021).

On retrouve également des entreprises du secteur des services telles que Bureau Veritas et Gemalto et des entreprises créées par des Français sur place. Les entreprises du secteur de l’énergie (pétrole et énergies renouvelables) ou du secteur maritime s’intéressent également à Timor-Est. Si les projets gouvernmentaux d'exploitation du champ de Greater Sunrise et de raffinage à Tasi Mane se concrétisent, le secteur des équipements/services parapétroliers et paragaziers pourrait représenter un débouché important pour les entreprises françaises. En outre, les autorités ont manifesté leur intérêt pour le savoir-faire de nos entreprises, notamment dans les centrales photovoltaïques ou les systèmes de surveillance côtière et de lutte contre la pêche illégale.

Timor-Est se place toutefois au  178ème rang du classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale (sur 190 pays), ce qui complique la pénétration du marché par nos entreprises. Le pays est mal classé par Transparency International (91ème sur 180).

Enfin, il existe une coopération dans l’enseignement : l’offre de cours de français au bénéfice de l’Université nationale de Timor-Est a fêté son premier anniversaire en décembre 2018, deux établissements d’apprentissage français et est-timorais ont signé un protocole d’entente en 2018, et des hauts-fonctionnaires timorais participent à des formations à l’ENA. Il existe aussi une coopération pour la promotion de l’Etat de droit (formation de journalistes, formation sur le droit des personnes atteintes de handicap, formation en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption), une coopération culturelle (expositions, concerts, Rendez-vous du cinéma français) et scientifique (IRD, CIRAD).

 

 

 

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