Retour sur les prévisions économiques du Gouvernement pour 2025
Dans le PLF 2025 élaboré à l’été 2024, le Gouvernement anticipait une croissance du PIB de +1,1 % dans un contexte d’accalmie macroéconomique, avec un desserrement des principaux freins à l’activité (baisse de l’inflation, assouplissement monétaire et accélération du commerce mondial). Les incertitudes causées par la censure du gouvernement Barnier et les décisions économiques de l’administration Trump ont pénalisé la croissance en 2025 qui a été résiliente, mais plus faible que prévu (+0,8 %).
Lors de l’élaboration du scénario macroéconomique du projet de loi de finances (PLF) 2025, en octobre 2024, le contexte était globalement porteur pour l’activité française, avec un desserrement des principaux freins qui l’avaient ralentie les années passées (baisse de l’inflation et assouplissement monétaire, accélération du commerce mondial). Une croissance de 1,1 % était attendue, portée par la consommation des ménages et, dans une moindre mesure, le commerce extérieur. La possible élection de Donald Trump était néanmoins identifiée comme l’un des principaux aléas pesant sur ce scénario.
Cette élection, puis les décisions économiques de l’administration Trump une fois entrée en fonction – en particulier sur le plan commercial, ont en effet accru l’incertitude internationale. En parallèle, au niveau national, l’adoption d’une motion de censure le 2 décembre 2024 a accru l’incertitude domestique. La consommation des ménages a pâti de ce double choc. L’investissement privé a mieux résisté, restant globalement stable. Les mesures adoptées in fine dans la loi de finances initiale pour 2025 se sont par ailleurs traduites par une plus forte croissance de la demande publique.
Au total, malgré l’incertitude, l’activité a fait preuve de résilience. Selon les comptes annuels de l’Insee, publiés en mai 2026, la croissance française s’est établie à +0,8 %, soit un écart de −0,3 pt avec les prévisions du Gouvernement (cf. Graphique). Si la contribution du commerce extérieur est sensiblement plus faible que prévu au PLF 2025, cela s’explique principalement par les difficultés d’approvisionnement rencontrées par le secteur aéronautique. Ces difficultés n’ont toutefois qu’un effet modeste sur la croissance, les avions en production non livrés expliquant la forte contribution des stocks.
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+ Autres publications à consulter sur le sujet :
- Direction générale du Trésor (2024), Rapport économique, social et financier - PLF pour 2025.
- Le Chevallier J., Lindegaard L., Neau M. (2025), « Retour sur les prévisions économiques du Gouvernement pour 2024 », Trésor-Éco, n° 368.
- Insee (2026), Les comptes de la Nation en 2025, Insee Résultats.