Indicateurs et conjoncture

Avec un PIB nominal de 11 Md USD (chiffre Banque mondiale), le Congo affiche un  PIB/habitant de 2 360  USD, faisant de ce pays un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. En raison d’une économie de rente concentrée et peu distributive, son développement humain est moyen (137ème rang mondial sur 189 et 13ème en Afrique en 2018, selon le PNUD, avec un IDH de 0,591) et les inégalités restent élevées (coefficient de Gini de 0,46) avec un taux de pauvreté de plus de 35%.

L’économie congolaise repose quasi exclusivement sur le pétrole qui est à l’origine d’1/3 du PIB, de 2/3 des recettes budgétaires, et de 85% des recettes d’exportations. Le pays a été touché de plein fouet par la baisse des cours du pétrole de 2014, provoquant un effondrement de ce secteur à 15% du PIB.  

Dans ce contexte, la situation des finances publiques s’est gravement détériorée. Le taux d’endettement a triplé entre 2011 et 2017, passant de 40% du PIB à 118%, et reste toujours insoutenable à 78,5% en novembre 2019, rendant incontournable un programme économique et financier avec le FMI, dont la signature est intervenue le 11 juillet 2019.

 Le solde budgétaire, déficitaire de 2014 à 2017, est redevenu positif depuis 2018 avec un excédent de 6% du PIB en 2018 et 8,8% attendus en 2019, grâce à la reprise des cours du pétrole et à des efforts d’ajustement ayant néanmoins entrainé des effets récessifs. 

La croissance arepris en 2018 (+1,6%) après deux années de récession -2,8% en 2016 et -1,8% en 2017. Elle devrait se poursuivre en 2019 mais à un rythme moins soutenu ; prévue initialement à 5,4%, elle est désormais attendue aux alentours de 2% % pour 2019, pas assez importante pour faire reculer la pauvreté et le chômage (taux d’évolution démographique de 2,6%).

Après avoir connu une inflation très faible en 2017 (+0,5%), l’année 2018 a été marquée par une reprise des pressions inflationnistes estimées à 1,6%, qui devraient perdurer en 2019, malgré une demande intérieure atone. Ce regain inflationniste s’explique par les mesures fiscales plus contraignantes depuis 2018 destinées à augmenter les recettes fiscales non pétrolières, à l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation des changes et à la mise en péage de la RN1 qui relie Pointe Noire à Brazzaville.

 

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