Le pétrole est une ressource essentielle pour l’économie mondiale, notamment pour les transports et l'industrie. La détermination de son prix résulte de l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales, mais aussi des anticipations de marché. Le conflit au Proche et Moyen-Orient en 2026 témoigne de l’influence des tensions géopolitiques sur les cours pétroliers, qui affectent l’économie mondiale principalement via le canal de l'inflation.

Malgré son déclin relatif dans le mix énergétique mondial, le pétrole demeure une ressource essentielle pour l’économie mondiale, en particulier dans les transports et l’industrie. Son commerce repose sur des chaînes d’approvisionnement mondialisées et quelques routes maritimes stratégiques reliant les principales zones de production aux grands marchés de consommation.

Les prix du pétrole résultent de l’ajustement entre l’offre et la demande mondiales, mais aussi des anticipations de marché concernant leur évolution future. Les décisions des États producteurs, notamment les États-Unis, premier producteur mondial, et les membres de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole élargie), ont une forte influence sur les cours, tandis que la croissance de la demande dans les économies émergentes constitue l’un des principaux moteurs de consommation.

Les prix du pétrole demeurent également très sensibles aux chocs géopolitiques. Les tensions récentes au Proche et Moyen-Orient rappellent la dépendance persistante de l’économie mondiale au détroit d’Ormuz, point de passage essentiel pour le transport maritime du pétrole.

Les effets macroéconomiques d’un choc pétrolier diffèrent selon le mix énergétique des pays, leur degré de dépendance énergétique et leur exposition géographique. Ils transitent essentiellement via (i) le canal de l’inflation qui affecte le pouvoir d’achat et la consommation, (ii) le canal de la demande mondiale, via la baisse de l’activité dans les pays partenaires, et (iii) le canal de l’investissement, via le renchérissement des coûts de production pesant sur les marges des entreprises. 

L’incertitude entourant l’évolution des cours, leur forte volatilité et leur sensibilité aux évènements géopolitiques rendent la prévision des prix du pétrole particulièrement complexe, alors même que cette variable demeure déterminante pour les perspectives macroéconomiques mondiales. Dans ce contexte, la Direction générale du Trésor utilise généralement la méthode du gel, qui allie simplicité et performances de prévision. Elle peut toutefois s’en écarter, comme au printemps 2026 lorsque le maintien prolongé de prix anormalement élevés apparaît peu probable.

 

 

 Visuel TE 396 

  

 

 

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