Le financement des investissements dans les infrastructures de transport
La France dispose de réseaux de transport développés, qui nécessitent des investissements importants pour leur maintien et leur modernisation. À ces besoins s’ajoutent des projets de nouvelles infrastructures. L’évaluation socio-économique peut aider à prioriser en comparant la valeur ajoutée des projets pour la collectivité, en particulier dans un contexte budgétaire contraint. Des montages financiers peuvent en faciliter la réalisation, mais sans réduire leur coût économique.
Les infrastructures de transport françaises sont bien développées et constituent un atout économique majeur. Des investissements significatifs sont nécessaires pour maintenir leur qualité et les moderniser.
De nombreux projets de nouvelles infrastructures de transport sont envisagés. Les grands projets recensés en 2026 par le Conseil d'orientation des infrastructures représenteraient 81 Md€ d'investissements, dont 55 Md€ seraient couverts par des dépenses publiques selon les plans de financement actuels. Pour l’État, qui en couvrirait la plus grande part, cela représenterait un doublement de l'effort dans la prochaine décennie (voir le Graphique ci-dessous).
Dans un contexte budgétaire contraint, tous les investissements ne pourront donc pas être engagés simultanément. Prioriser entre les nouveaux projets permettrait d'assurer les dépenses d’entretien et de modernisation des réseaux existants.
L'évaluation socio-économique permet dans cette optique d'évaluer la pertinence d'un projet : un projet est rentable socio-économiquement si les gains générés, par exemple en réduisant le temps de parcours pour les voyageurs et en évitant l'émission de gaz à effet de serre, sont supérieurs au coût d'investissement et aux effets négatifs.
Le financement actuel des investissements est complexe et fragile. Il mobilise l'État, les collectivités locales, l'Union européenne, les gestionnaires de réseaux, les usagers et des acteurs privés. Il repose encore largement sur la taxation des carburants, dont les recettes diminueront avec l'électrification des véhicules, et fait face à une contrainte budgétaire croissante. La simplification des canaux de financement permettrait d'améliorer la lisibilité des investissements et d'effectuer des choix.
Dans ce contexte, les montages de financement peuvent faciliter le lancement des projets, mais ils ne réduisent par leur charge économique et ne remplacent pas la priorisation.
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+ Autres publications à consulter sur le sujet :
- COI (2026), « Grands projets : le temps des choix », Rapport.
- Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (2026), « Investissements de transport : une évaluation renouvelée face aux nouveaux défis », Rapport.
- x Autorité de régulation des transports (2023), « Scénarios de long terme pour le réseau ferroviaire français (2022-2042) », Rapport.
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Cette publication fait partie de la série « Les Clefs de l’Économie »
Avec « Les Clefs de l’Économie », la Direction générale du Trésor revient sur les grands sujets économiques – finances publiques, compétitivité, logement, santé, transition énergétique – avec des analyses factuelles et pédagogiques.