La France est un des pays de l'Union européenne consacrant la plus forte part de sa richesse au financement des dépenses publiques de retraite. La viabilité du système de retraite est notamment fragilisée par le vieillissement démographique. Alors qu'on comptait plus de quatre cotisants pour un retraité en 1990, ce ratio atteindrait 1,6 en 2070. En conséquence, le déficit du système de retraite se creuserait jusqu'en 2070 en l'absence de mesure nouvelle visant à assurer sa viabilité.

Le système de retraite français se caractérise par un âge de sortie du marché du travail précoce en comparaison des autres pays de l'OCDE, et un niveau de vie des retraités proche de celui des actifs, soit un niveau relatif élevé en comparaison internationale.

La France est un des pays de l'Union européenne consacrant la plus forte part de sa richesse au financement des dépenses publiques de retraite. La viabilité du système de retraite est notamment fragilisée par le vieillissement démographique. Alors qu'on comptait plus de quatre cotisants pour un retraité en 1990, ce ratio n'est plus que d'environ 2,5 en 2025 et atteindrait 1,6 en 2070. En conséquence, le déficit du système de retraite, qui atteint déjà 5,1 Md€ en 2025, se creuserait jusqu'en 2070 en l'absence de mesure nouvelle visant à assurer sa viabilité.

Pour rétablir l'équilibre financier du système de retraite, le dernier rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites identifie trois principales familles de leviers d'ajustement : (i) une modération des pensions de retraite, (ii) une hausse des cotisations sociales des employeurs ou des salariés et (iii) une augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite. L'évaluation de l'impact économique de ces leviers montre que seule la hausse de l'âge effectif de départ à la retraite permet d'améliorer le solde du système de retraite tout en stimulant l'activité économique, favorisant ainsi plus durablement la viabilité globale des finances publiques.

Un départ plus tardif doit aller de pair avec des mesures pour renforcer la soutenabilité du travail pour les seniors, c'est-à-dire leur capacité à exercer leur métier sur le long terme en tenant compte de l'organisation et des conditions de travail ainsi que leur état de santé. 

L'instauration d'un régime partiel par capitalisation comme complément de la répartition bénéficierait au financement de l'économie, mais nécessiterait qu'au moins une génération (cotisants actuels ou retraités actuels) accepte des sacrifices financiers pour permettre la transition. Elle ne dispense pas par ailleurs des mesures nécessaires pour assurer la pérennité financière du système obligatoire par répartition.

 

 

 TE-406

   

 

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