La forêt et la filière bois constituent des actifs stratégiques pour la résilience de l’économie française et la transition écologique. Elles fournissent des services économiques et environnementaux essentiels, mais sont fragilisées par le changement climatique, le morcellement de la forêt privée et le déficit de compétitivité de l’industrie de transformation. Les politiques publiques visent à concilier préservation des écosystèmes, action climatique et développement économique de la filière.

La forêt française, dont la surface progresse continûment depuis le XIXe siècle, et la filière bois associée, constituent des actifs stratégiques pour l'économie française. Si leur part dans la valeur ajoutée, liée à la production de bois et d'énergie, est modeste (0,6 % du PIB en 2023), les forêts fournissent des services essentiels pour les activités de tourisme et les activités récréatives, la préservation de la biodiversité, ainsi que la régulation de nombreux processus environnementaux. En particulier, le stockage du carbone par les écosystèmes forestiers et le développement des usages du bois en substitution aux matériaux et énergies fossiles jouent un rôle crucial pour l'atteinte de la neutralité climatique.

Ces fonctions sont fragilisées par des défis croissants. Les pressions naturelles ou induites par les activités humaines, intensifiées par le changement climatique, dégradent la santé des forêts françaises, mettant en péril les services fournis. Le morcellement de la forêt privée freine sa gestion durable et la mobilisation de la ressource en bois. Enfin, l'industrie française de transformation du bois présente un déficit de compétitivité en comparaison internationale, contribuant à un déficit commercial de 7,2 Md€ pour les produits en bois en 2025.

Face à ces enjeux, les politiques publiques visent à concilier préservation des écosystèmes forestiers, atténuation et adaptation au changement climatique, et développement économique de la filière. Les dispositifs favorisant la gestion durable, le renouvellement forestier et la résilience des peuplements doivent permettre une mobilisation accrue du bois au service de la décarbonation de l'économie, tout en préservant la biodiversité et les autres fonctions des forêts. Les incitations au développement des produits en bois à longue durée de vie, notamment dans la construction, favorisent également le maintien du puits de carbone, via le carbone stocké dans ces produits.

 

 TE-399

  

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