Relations bilatérales

Les relations commerciales bilatérales entre la France et la Chine sont intenses et dynamiques. Le Dialogue économique et financier franco-chinois de haut-niveau constitue la principale instance d’échanges sur les relations économiques bilatérales. Il se tient tous les ans, alternativement en France et en Chine, entre le ministre français de l’Economie et des Finances et un vice-Premier ministre chinois. A ce Dialogue de haut-niveau s’ajoute la Commission mixte pour le Commerce et Investissements, instance de discussions avec le ministère chinois du Commerce.

En 2017, la France et la Chine ont échangé pour 68 Mds EUR de biens, en augmentation de 9% par rapport à 2016. La Chine est à la fois le deuxième fournisseur de la France (49 Mds EUR d’importations de biens chinois en 2017) et son septième client (19 Mds EUR d’exportations françaises en Chine).  Selon les douanes chinoises, la France est le deuxième fournisseur européen de la Chine (1,5% de parts de marché), loin derrière l’Allemagne (5,4%).

En 2017, les exportations françaises vers la Chine ont crû de 18%, plus vite que la moyenne des exportations françaises totales (+4,5%), mais également plus rapidement que les importations françaises de biens chinois (+6%). La part des exportations françaises dirigées vers la Chine est en augmentation (de 3,5% en 2016 à 4% en 2017).  

Cependant, les échanges commerciaux France-Chine restent très déséquilibrés. Le déficit commercial franco-chinois, stable en 2017 à 30 Mds EUR, est, de loin, le premier déficit bilatéral de la France.

L’industrie aérospatiale est le premier poste d’exportation de la France à destination de la Chine (34% de nos exports). Les exportations françaises sont de plus en plus tirées par le dynamisme de la demande de la classe moyenne chinoise en biens de consommation de qualité (agroalimentaire, cosmétiques, santé). 

De leur côté, les importations françaises de produits chinois demeurent en grande partie composées de biens de consommation à faible valeur ajoutée locale : produits électroniques ; produits textile, d’habillement, cuir et chaussures ; équipements électriques et ménagers ; jeux, jouets et mobilier. Néanmoins, un début de montée en gamme des produits chinois importés par la France est perceptible (ordinateurs de marque chinoise, produits pharmaceutiques, etc.).

Les investissements croisés France-Chine ont, ces dernières années, connu une augmentation forte et dissymétrique. Le stock des IDE français en Chine (26 Mds EUR en 2017 selon la Banque de France) est supérieur au stock des IDE chinois en France (10 Mds EUR, en incluant Hong Kong), mais les flux d’investissements chinois sont les plus dynamiques.  

La présence française en Chine est ancienne. Aujourd’hui, plus de 1 100 entreprises françaises, essentiellement des grands groupes, sont présentes en Chine avec plus de 5 500 implantations dont dépendent près de 600 000 emplois. En France, Les 600 entreprises chinoises présentes emploient un effectif d’environ 31 000 personnes

Marginaux il y a encore dix ans, les investissements chinois à l’étranger ont connu ces dernières années une progression fulgurante. En 2017, cependant, suite aux mesures prises par les autorités chinoises pour lutter contre les sorties de capitaux, les flux d’IDE chinois dans le monde ont significativement ralenti (-29% par rapport à 2016 selon le Mofcom). Les investissements français en Chine semblent ralentir ces deux dernières années, sous l’effet de divers facteurs : perte de compétitivité de la Chine liée à la croissance des coûts notamment salariaux, saturation de certains marchés, lassitude face aux difficultés du climat des affaires. La même tendance s’observe pour les autres pays européens. 

Par ailleurs, les investisseurs français ne bénéficient pas du même niveau d’ouverture en Chine que leurs homologues chinois sur le marché français. La France soutient la conclusion rapide d’un Accord UE-Chine sur les Investissements équilibré et ambitieux, qui inclurait non seulement la protection des investissements mais aussi des dispositions en matière d’accès au marché.

 

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