Etude comparative internationale sur le temps partiel
En France, le temps partiel est moins répandu que dans le nord de l’Europe, mais plus souvent involontaire. Plus d’une personne à temps partiel sur cinq déclare ne pas avoir trouvé d’emploi à temps plein. Pour mieux comprendre, la DG Trésor a comparé la situation dans sept pays européens. Résultat : là où le temps partiel est le plus répandu, il est aussi le plus souvent choisi. Certains pays ont mis en place des dispositifs pour favoriser le passage à temps partiel.
L'étude répond à plusieurs questions :
- Quelle place occupe le temps partiel ? Plus d'un quart des personnes en emploi travaillent à temps partiel dans le nord de l'Europe et au Royaume-Uni, jusqu'à 42 % aux Pays-Bas, contre 13 à 17 % en Europe du Sud et en France. Dans les pays où il est répandu, le temps partiel est perçu comme un outil d’ajustement pour concilier vie personnelle et vie professionnelle, faciliter l’entrée sur le marché du travail des publics qui en sont le plus éloignés ou aménager les conditions de travail en fin de carrière.
- Qui travaille à temps partiel, et pourquoi ? Le temps partiel concerne davantage les femmes et les jeunes, souvent pour des raisons familiales. Le temps partiel lié aux études est plus fréquent en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas, et au Royaume-Uni qu’en France.
- Où le temps partiel est-il le plus souvent involontaire ? Environ la moitié des personnes à temps partiel en Italie et en Espagne déclarent ne pas avoi trouvé d’emploi à temps plein, soit davantage qu’en France, et bien plus que dans le nord de l'Europe.
- Comment faciliter le temps partiel choisi ? Aux Pays-Bas et en Allemagne, les salariés disposent, sous certaines conditions, d’un droit à réduire leur temps de travail. L’Allemagne et la Belgique proposent aussi des dispositifs temporaires permettant de retrouver ensuite leur durée de travail initiale.
- Comment faciliter l’accès au temps plein ? Plusieurs leviers sont mobilisés : priorité d'accès au temps plein, réformes des aides sociales pour rendre l’augmentation du temps de travail plus avantageuse, développement des modes de garde d'enfants.
Ce qu'il faut retenir
Les pays étudiés poursuivent un double objectif : faciliter le temps partiel pour ceux qui le souhaitent, tout en levant les obstacles au temps plein. Les politiques de garde d’enfants font partie des réponses, mais leur portée peut être limitée par d’autres facteurs, comme les contrats proposés ou la persistance de normes sociales sur le rôle des femmes.