2019年10月3日㈭東京にて、プラスチック汚染対策に関する研究と公共政策をテーマとした日仏ラウンドテーブルが開催されます。フランスと日本の環境省間で開催される年次会合に合わせ企画されたこの公開イベントは、両国の研究者と行政の担当者を集めて行われます。

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Table ronde franco-japonaise sur la lutte contre la pollution plastique

 

1世紀も経たない間に、プラスチックは、私たちの生活に劇的な変化をもたらしました。食事の仕方や移動手段だけでなく、コミュニケーション方法、更には歯磨きに至るまで、日常の様々な行為を簡素化したのです。プラスチックは遍在し、現代生活のまさに中心にあります。2017年、世界中で83億トンのプラスチックが新たに生産されました。これは現在の地球の人口一人当たり1トン以上に相当します。

プラスチックが存在しない世界を想像することは容易ではありません。しかしながら、プラスチックは、私たちが知っている現在の世界や生活習慣にとって脅威です。何故ならばプラスチックは生分解性ではないため、その廃棄物は最終的に私たちから遠く離れたところに蓄積してしまいます。このまま何もしなければ、2025年には海洋に2.5億トンのプラスチックが溜まり、それは3トンの魚に対して1トンのプラスチックが存在する状態です。そして2050年までには、魚よりも多くのプラスチックが存在することになるのです。

800種以上の海洋や沿岸の生物が海洋ゴミの影響を受けています(摂取してしまったり、放棄されたネットに絡まってしまったり、浮遊したプラスチックの生息地への影響など)。海洋哺乳類の40%が影響を受け、2015年には海鳥の90%が既にプラスチックを摂取してしまいました。この数字は更に増加し続けています。海洋汚染問題はますますメディアで取り上げられるようになってきていますが、それは海洋プラスチックの80%は陸地からもたらされるものであり、生物多様性への脅威は陸上の生態系にとっても同様に深刻であるためです。

廃棄物が分解されることによって発生したマイクロプラスチックは食物連鎖に取り込まれ、私たちの健康にも影響を及ぼす可能性があります。既に、1人あたり平均1週間に5グラムのプラスチック、つまりクレジットカードに相当する量のプラスチックを摂取している可能性があるのです。

また、漁業や観光などの活動も脅威に晒されています:これらの活動もプラスチック廃棄物排出の責任の一端を担っていますが、同時にプラスチック汚染問題によってこれらの活動が被る費用は数百億ドルになると見込まれています。

一方、プラスチック汚染は単独の問題ではありません。石油の派生製品であるプラスチックは既に世界の石油消費の6%を占めています。地球の温暖化を2℃以下に留めるための私たちのライフスタイル、生産および消費に関する考察にも、プラスチックは関係しているのです。

SDGs Agenda 2030プラスチックによる汚染は環境だけでなく、経済的そして社会的にも緊急を要する課題です。この問題は、直接または間接的に、環境、気候、健康、そしてコミュニティーの強靭性などを扱う国連の持続可能な開発目標SDGsの大半に関与しています。

日本とフランスの政府はこのテーマについて積極的に取り組んでおり、最近もこの問題がメディアを賑わせました。フランスは2016年のレジ袋の廃止から始め、使い捨てプラスチック製品の使用禁止を進めています。この規制は、来年から使い捨て容器にまで拡大される予定です。循環経済ロードマップ生物多様性プランに記載された通り、フランスは2025年までに100%リサイクルプラスチックと海洋に放出されるプラスチックをゼロにすることを目標に定めています。また、フランス政府は、プラスチックを廃棄物にしないことを目指し、2019年はじめに、大企業13社及び3つのNGOと共に、プラスチックに関する国家憲章に署名しました。すべてのプラスチック包装は2025年までにエコデザインにならなければいけません。日本においても、政府は6月にプラスチック資源循環戦略を策定し、自ら議長を務めた今年のG20において海洋プラスチック汚染問題を主要テーマとしました。

しかしながら、公共政策は解決策の一部に過ぎません。科学も問題の上流において中心的な役割を担っています。革新的な材料と製品を開発し、クリエイティブな生産と消費の方法そして新たな習慣を検討することは、プラスチックのない社会と環境へ向けての必要不可欠なステップです。

このラウンドテーブルは、科学者や政策立案者は状況を変える為にどのように協力できるかを議論することを目的としています。

 

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パネリスト

 

オリヴィエ・ロビネ(フランス)

環境連帯移行省 欧州国際局 国際交流部長

獣医公共衛生検査官であるオリヴィエ・ロビネは、フランス海外領土の獣医関連の部署においてそのキャリアをスタートした後、オークランド大学で環境学の博士号を取得し環境を専門とするようになりました。パリで環境省に勤務した後、外務省で生物多様性に関する案件を担当。その後、ガーナの首都アクラにあるフランス大使館で文化活動・協力の責任者を務めました。2011年にパリに戻り、環境省の機関である環境研修所(IFORE)の所長となりました。2016年から持続可能な開発(環境、エネルギーと気候、海洋、都市と住宅、そして交通)を管轄する省でEU以外の国との二国間関係を担当する国際交流部長。

 

アルノー・パランティ(フランス)

リール大学健康工学部 講師

アルノー・パランティ博士は、プラスチックのリサイクルと循環経済の専門家。リール大学健康工学部助教授で廃棄物の管理及びリサイクル、循環経済、持続可能な開発を教えている。現在は、広義でのプラスチック循環経済の発展方法に焦点をあてて研究。前職は、廃棄物管理を地域の経済的・産業的発展のツールとすることを目指した産業団体2ACRにて科学イノベーション担当ディレクター。過去4年間、プラスチックリサイクルと循環経済に携わるフランスの研究者をまとめ、繋げることに尽力。現在、50を超える研究者(産業界、公的機関、拡大生産者責任(EPR)プログラムの代表者等)が所属するこのグループの取りまとめを行う。

 

堀田康彦(日本)

公益財団法人 地球環境戦略研究機関(IGES) 持続可能な消費と生産領域 ディレクター プリンシパルポリシーアナリスト

堀田康彦博士の主な研究テーマには、環境政策に対するグローバリゼーションの影響、3R(Reduce削減, Reuse再利用, Recycleリサイクル)、そして持続可能な消費とライフスタイルへの移行があります。現在、OECDの資源生産性・廃棄物作業部会のメンバーです。これまで、東アジア・ASEAN経済研究センター(ERIA)の3Rワーキンググループなど循環経済に関する数々の政策イニシアティブに携わってきました。現在は、アジア太平洋地域における持続可能な消費と生産(SCP)の政策デザインと評価に関するS-16研究プロジェクトのテーマ3のテーマリーダー。2019年に、アジア太平洋持続可能な消費と生産ラウンドテーブル(APRSCP)の評議員に任命されました。  

 

岸村小太郎(日本) (予定)

日本プラスチック工業連盟(JPIF) 専務理事

 

司会

ノイハウス萌菜(日本/ドイツ)

コミュニケーション・コンサルタント/「のーぷら No Plastic Japan」設立者

イギリス育ちのドイツ人と日本人のハーフ。イギリスの大学で心理学を学び、その後日本に。現在はコミュニケーションのコンサルタントをしている他、「のーぷら No Plastic Japan」の代表およびヨガのインストラクターとしても活動。
環境保護には子供の頃から関心が強かったが、日本に引っ越してから周囲の「使い捨て」の多さに敏感になり、一人一人ができるところから変えていくべきだと感じ、2018年に「のーぷら No Plastic Japan」を設立。ゴミ問題の現状やライフスタイルに関するコンテンツを日本語および英語で発信しながら、イベントの講演および企画なども手がけている。

 

開会の言葉

ローラン・ピック 駐日フランス大使(ビデオ出演)

 

閉会の言葉

パトゥイエ 由美子 Tara Océan 財団 日本事務局長

 

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Table ronde franco-japonaise : Sciences et politiques publiques ensemble contre la pollution plastique

Le 3 octobre 2019 se tiendra à Tokyo une table ronde franco-japonaise sur la recherche et les politiques publiques contre la pollution plastique en France et au Japon. Cet évènement public, organisé dans le cadre de la réunion annuelle de coopération entre les Ministères français et japonais de l'Environnement, réunira chercheurs et administrations des deux pays.

Table ronde franco-japonaise sur la lutte contre la pollution plastique

En moins d’un siècle, les plastiques ont révolutionné nos trains de vie, simplifiant chaque geste du quotidien – de notre alimentation à nos déplacements, en passant par nos communications ou même la façon dont nous prenons soin de nos dents. Ils sont omniprésents et au cœur même de nos existences modernes. En 2017, le monde avait déjà produit au total 8,3 milliards de tonnes de plastiques vierges, soit plus d’une tonne par humain aujourd’hui vivant sur Terre.

S’il est difficile d’imaginer un monde sans plastiques, ils constituent pourtant une menace pour ce mode de vie même et le monde tel que nous le connaissons. Parce qu’ils ne sont pas biodégradables, les déchets plastiques ne font que s’accumuler et finissent dans les endroits les plus reculés de notre planète. Si rien ne change, les océans contiendront 250 millions de tonnes de plastiques en 2025, soit une tonne de plastique pour trois tonnes de poisson. D’ici 2050, on y trouvera même plus de plastiques que de poissons.

Plus de 800 espèces marines et côtières sont affectées par les débris marins (par ingestion, emmêlement dans des filets abandonnés ou « pêche fantôme »,  dispersion par radeau ou effets sur leur milieu de vie). 40 % des espèces de mammifères marins sont touchées et, en 2015, 90 % de tous les oiseaux marins vivants avaient déjà ingéré du plastique – un chiffre en constante augmentation. Si la pollution des océans est de plus en plus médiatisée, 80 % des plastiques en mer proviennent de la terre et la menace pour la biodiversité porte tout autant sur les écosystèmes terrestres.

Les micro-plastiques issus notamment de la décomposition de ces déchets s’introduisent par ailleurs dans la chaîne alimentaire avec, à terme, un potentiel impact sur notre santé même. En moyenne, une personne pourrait d’ores et déjà ingérer 5 grammes de plastique par semaine, ou l’équivalent d’une carte bancaire.

Les activités humaines, comme la pêche et le tourisme, sont également menacées : le coût pour ces activités pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards de dollars, alors même qu’elles sont également responsables des émissions de ces déchets plastiques.

Et le défi plastique n’est pas isolé ; dérivés pétroliers, les plastiques représentent déjà 6 % de la consommation mondiale de pétrole. Dans une dynamique de réflexion autour de nos modes de vie, production et consommation en vue de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des +2°C, le secteur joue donc un rôle à part entière.

ODD Agenda 2030La pollution plastique est une urgence autant environnementale qu’économique et sociale, elle est – directement ou non – intriquée dans la majorité des Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU, qu’ils traitent d’environnement, de climat, de santé, ou encore de résilience communautaire.

Le Japon et la France ont récemment fait les gros titres sur ce sujet, les deux gouvernements s’investissant de plus en plus sur cette thématique. La France s’est engagée dans un processus d’interdiction des plastiques à usage unique depuis 2016 en commençant par les sacs ; une interdiction qui sera élargie dès l’an prochain aux produits tels que la vaisselle jetable. Comme fixé par sa feuille de route pour l’économie circulaire et son plan biodiversité, la France s’est donné pour objectifs d’ici 2025 100 % de plastiques recyclés et zéro plastique déversé dans les océans. Début 2019, le gouvernement français a par ailleurs signé un pacte national sur le plastique avec 13 grandes entreprises et 3 ONG afin que le plastique ne devienne jamais un déchet ; tous les emballages plastiques devront ainsi être éco-conçus d’ici 2025. Pour ce qui est du Japon, le gouvernement a adopté en juin une stratégie de lutte contre les déchets plastiques et fait de la pollution marine aux plastiques un sujet focus des discussions du G20 qu’il préside cette année.

Mais les politiques publiques ne sont qu’une partie de l’équation ; la science a également un rôle central à jouer en amont. Développer des matériaux et produits innovants, réfléchir à de nouvelles pratiques et modes créatifs de production et consommation sont des étapes nécessaires vers un environnement et une société sans plastiques.

Cette table ronde a pour objet de discuter comment, parmi toutes les parties prenantes, les scientifiques et les décideurs publics peuvent travailler main dans la main pour faire bouger les choses.

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Panélistes

Olivier Robinet (France)

Sous-directeur des échanges internationaux, Direction des affaires européennes et internationales, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

Inspecteur général en santé publique vétérinaire, Olivier Robinet a fait la première partie de sa carrière en outre-mer au sein des services vétérinaires avant de se spécialiser en environnement après avoir réalisé un PhD d’écologie à l’Université d’Auckland. Il a travaillé ensuite en administration centrale au sein du ministère français de l’environnement, puis des affaires étrangères sur des dossiers liés à la protection de la biodiversité. Il a été ensuite chef du service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Accra (Ghana), avant de prendre la direction du parc national de la Réunion. De retour à Paris en 2011, il a dirigé l’Institut de formation de l'environnement (IFORE), un service à compétence nationale rattaché au ministère de l’environnement. Depuis 2016, il est à la tête de la sous-direction des échanges internationaux qui est responsable, pour le compte des Ministères en charge du développement durable (environnement, énergie et climat, mer, urbanisme et habitat et transports) des relations bilatérales avec les pays hors Union Européenne.

Arnaud Parenty (France)

Maître de conférences associé à l’Université de Lille, ancien Directeur Scientifique de l’Association Alliance Chimie Recyclage

Le Dr. Arnaud Parenty est un expert dans le domaine du recyclage des plastiques et de l'économie circulaire. Il est maître de conférence à l'université de Lille où il enseigne la gestion des déchets et le recyclage, l'économie circulaire et le développement durable. Ses recherches portent sur le développement au sens large de l'économie circulaire des plastiques. Il est par ailleurs l'ancien directeur scientifique et de l'innovation de 2ACR, une association industrielle ayant pour objectif de faire de la gestion des déchets un outils de développement économique et industriel des territoires. Pendant les 4 dernières années, Arnaud a travaillé à regrouper et mettre en réseau les chercheurs français travaillant sur le recyclage des plastiques et l'économie circulaire. Il anime maintenant ce groupe de plus de 50 chercheurs, incluant des industriels, des organismes publiques et des représentants des programmes REP "responsabilité élargie du producteur".

Yasuhiko Hotta (Japon)

Directeur, Principal Policy Analyst, Sustainable Consumption and Production Area, Institute for Global Environmental Strategies (IGES)

Les principaux travaux de recherche du Dr. Yasuhiko Hotta incluent l'impact de la mondialisation sur les politiques environnementales, les 3R ("reduce, recycle, reuse") et la transition vers des modes de vie et de consommation durables. Il est membre du groupe de travail de l'OCDE sur la productivité des ressources et les déchets. Par le passé, il a contribué à diverses initiatives liées à l'économie circulaire, telles que le groupe de travail 3R de l’Institut de recherche économique sur l’ANASE et l’Asie de l’Est (ERIA). Il pilote actuellement le thème n°3 du projet de recherche S-16 sur la conception et l'évaluation des politiques de consommation et production responsables en Asie et dans le Pacifique. Il a récemment été nommé membre du Conseil d'Administration de table ronde Asie-Pacifique sur la consommation et la production responsables (APRSCP).

(à confirmer) Kotaro Kishimura (Japon)

Directeur exécutif, Japan Plastics Industry Federation (JPIF)

Modératrice

Mona Neuhauss (Japon / Allemagne)

Consultante en communication / Fondatrice de No Plastic Japan

Née de parents allemand et japonais, Mona Neuhauss a grandi et vécu en Angleterre, avant de s'envoler pour Tokyo en 2016 après l'obtention de son diplôme universitaire en psychologie. Mona travaille actuellement comme consultante en communications et affaires publiques, et dirige No Plastic Japan dont elle est fondatrice et directrice. L'intérêt de Mona pour les questions environnementales remonte à son enfance, mais son installation au Japon a renforcé ses inquiétudes et sa conviction que nos modes de vie, très confortables, sont rarement compatibles avec les exigences d'un développement durable de nos sociétés. No Plastic Japan a été fondé en 2018 pour contribuer à la prise de conscience des quantités de déchets générés par nos habitudes de consommation. Mona crée du contenu bilingue et anime des évènements sur ces sujets, et collabore avec des acteurs de tous types afin de construire une communauté solide autour des thèmes qui lui sont chers.

Ouverture

Laurent Pic, Ambassadeur de France au Japon

Clôture

Yumiko Patouillet, Secrétaire Générale, Fondation Tara Japon

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Cet évènement public est organisé en marge de la réunion annuelle de coopération entre le Ministère de l'Environnement japonais et le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire français.

Yumiko Patouillet, Secretaire Generale, Fondation Tara Océan, Japon.