BREVES BIMENSUELLESJAPON COREE Semaines des 17 et 24 décembre 2018   Sommaire JaponEvolutions macroéconomiquesRelations commerciales et multilatéralesEntreprisesCoréeEvolutions macroéconomiquesEntreprisesJapon1. Evolutions macroéconomiquesLa Banque du Japon est confrontée aux effets secondaires de sa politique monétaire. Si la Banque du Japon a commencé son programme d’assouplissement monétaire il y a presque 20 ans pour contrer la spirale déflationniste, elle commence à en subir certains contrecoups. En effet, les taux bas durant une longue période ont rogné les marges d’intermédiation des banques régionales. 70% d’entre elles ont publié un résultat en baisse voire négatif sur la période d’avril à septembre  2018. Les effets indésirables d’une politique monétaire ultra-accommodante dans la durée ont été décrits pour la première fois dans le dernier rapport de stabilité financière de la Banque du Japon publié le 22 octobre 2018. Ce rapport a d’ailleurs suscité quelqu

 

BREVES BIMENSUELLES

JAPON COREE

Semaines des 17 et 24 décembre 2018

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Sommaire

 

Japon
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entreprises
Corée
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Entreprises

Japon

1. Evolutions macroéconomiques

La Banque du Japon est confrontée aux effets secondaires de sa politique monétaire. Si la Banque du Japon a commencé sonBOJ programme d’assouplissement monétaire il y a presque 20 ans pour contrer la spirale déflationniste, elle commence à en subir certains contrecoups. En effet, les taux bas durant une longue période ont rogné les marges d’intermédiation des banques régionales. 70% d’entre elles ont publié un résultat en baisse voire négatif sur la période d’avril à septembre  2018. Les effets indésirables d’une politique monétaire ultra-accommodante dans la durée ont été décrits pour la première fois dans le dernier rapport de stabilité financière de la Banque du Japon publié le 22 octobre 2018. Ce rapport a d’ailleurs suscité quelques critiques au sein de l’institut d’émission, certains considérant que seuls les aspects négatifs d’une politique de taux d’intérêt bas avaient été énoncés sans en mentionner les bienfaits.  Pourtant, certains officiels japonais affirment que cet environnement de taux bas est en partie responsable du scandale de la banque Suruga. Certains employés de cette banque ont falsifié les documents des clients pour améliorer leur solvabilité et doper les volumes de prêts. La banque Suruga a été suspendue d’activité de prêt en octobre 2018 pour 6 mois.

Source : Nikkei Asian Review

2. Relations commerciales et multilatérales

Le Japon a subi deux mois consécutifs de déficit commercial en octobre (-4Mds$) et en novembre 2018 (-7Mds$). Les principaux contributeurs à  la hausse des importations (+12,5% sur un an glissant) sont l’importation de pétrole (+44%) et l’importation de gaz naturel (+38%) tandis que les exportations ont ralenti en lien avec un ralentissement de la demande de smartphones en Asie. Le Japon conserve cependant un excédent avec les États-Unis, dont l’ampleur agace le président américain Donald Trump. Les négociations commerciales entre les deux pays devraient reprendre début 2019 (Trade Agreement on Goods).

Source : NHK ; Nikkei Asian Review

Le Japon perd sa place de second contributeur au budget de l’ONU. Le Japon détenait la seconde place en termes deONU contribution à l’ONU depuis les années 80 et perdra sa place, au bénéfice de la Chine, en 2019. La contribution de la Chine progressera de 7,92%  à 12,01% pour les années 2019-2021, à comparer à un taux de 8,56%  pour le Japon (versus 9,68% pour la période 2016-2018).  Le montant de la contribution est révisé tous les 3 ans en fonction de certains indicateurs dont le PIB. En termes de contribution, les États-Unis restent les premiers contributeurs, à hauteur de 22% du budget, soit le  maximum autorisé. À  noter que les finances de l’ONU sont de plus en plus sous pression :  d’une part l’administration Trump souhaite réduire la contribution américaine allouée au budget spécifique de maintien de la paix, d’autre part l’organisation pâtit d’un grand nombre de retards de paiement. (77% des 193 membres en août 2018).

Source : Japan Times ; Nikkei Asian Review

3. Entreprises

Softbank Corp., la branche téléphonie mobile du groupe Softbank, peine à convaincre les investisseurs depuis son introductioSoftbankn en bourse le 19 décembre dernier. Bien qu’ayant bénéficié de la seconde plus grande levée de fonds de l’histoire du Japon, avec 23,5 milliards $, Softbank Corp. a vu le cours de son action baisser de 14,5% en une seule journée. Introduit à 1500 JPY, l’action est en effet tombée à 1282 JPY dès la fin de la journée. Plusieurs raisons permettent d’expliquer ce résultat. En premier lieu, le marché domestique des télécommunications étant saturé, les perspectives de croissance sont limitées. L’impulsion du gouvernement japonais pour réduire les prix devrait également peser sur la rentabilité des entreprises du secteur. En outre, la récente décision d’exclure les équipements de télécommunication chinois des marchés publics, a incité Softbank Corp. à délaisser Huawei et ZTE au profit de constructeurs plus onéreux. Enfin, le 6 décembre dernier, les clients mobiles de Softbank Corp. ont subi une panne généralisée du réseau pendant 4 heures ce qui a fortement entaché l’image de l’entreprise. Tout ceci intervient alors que Softbank Corp investit massivement dans le lancement de son futur réseau 5G et a donc besoin de la confiance de ses actionnaires.

Source : Mainichi ; Asahi Shimbun

 

Corée

1. Evolutions macroéconomiques et financières

Nouvelles annonces du gouvernement en faveur de la compétitivité des secteurs industriels. Le gouvernement coréen, par la voix du ministère du commerce, de l’industrie et de l’énergie (MOTIE), a fait plusieurs annonces concernant le soutien à la compétitivité de certains secteurs industriels clés. Ces annonces s’articulent autour de 2 axes principaux : augmenter le soutien Industrie Coréeà la R&D et réduire le poids des formalités administratives. Sur le premier point, le budget à destination de la recherche et développement augmente de 4,4 % à 18 Mds USD, avec notamment une hausse de 16,2% du budget pour la recherche fondamentale. Le gouvernement a également annoncé vouloir garder un avantage critique sur ses concurrents dans le secteur des semi-conducteurs et travaillera de concert avec Samsung Electronics et Sk Hynix, premier et troisième producteurs mondiaux en 2017, pour développer des synergies intergroupes sous la forme de clusters industriels. Du point de vue réglementaire, Séoul a annoncé un durcissement de la législation protégeant les secrets industriels, ainsi qu’une simplification de l’environnement réglementaire, via notamment la mise en place de « bacs à sable réglementaire », c’est-à-dire un allègement des normes s’appliquant aux entreprises innovantes dans le domaine des nouvelles technologies.

Sources : Pulse ; Yonhap

2. Relations commerciales et multilatérales

Excellente année pour le secteur naval coréen. L’industrie navale coréenne a réussi une année meilleure qu’annoncée en 20Naval18, avec une forte augmentation des commandes enregistrées. Les 3 principaux constructeurs navals coréens ont réalisé d’excellents chiffres: Hyundai Heavy Industries a enregistré sur les 11 premiers mois de l’année 13,4 Mds USD de commandes, soit plus que l’objectif de 13,2 Mds du groupe. Daewoo Shipbuilding enregistre de son côté  90% de son objectif annuel de 7,3 Mds USD de commandes et Samsung Heavy Industries 70% de son objectif de 8,2 Mds USD. Sur l’année, les constructeurs locaux ont remporté 42 % des nouvelles commandes mondiales, devançant leurs rivaux chinois qui enregistrent eux 34 % des commandes. Une des principales explications de ces bons chiffres tient à l’augmentation de la demande pour les méthaniers en 2018, domaine dans lequel les constructeurs coréens sont très présents : ils ont ainsi remporté 86 % des appels d’offres mondiaux depuis le début de l’année. Les entreprises coréennes confirment leurs bons résultats en décembre, avec notamment quatre nouveaux contrats portant sur des méthaniers remportés par Samsung Heavy Industries, portant son total annuel à 46 navires pour 5,7 Mds USD au total.

Source : Yonhap ; Pulse

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