BREVES BIMENSUELLES

JAPON COREE

Semaines des 3 et 10 septembre 2018

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Sommaire

Japon
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entreprises
Corée
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Entreprises

Japon

1. Evolutions macroéconomiques

La croissance du PIB japonais a été révisée à la hausse au second trimestre 2018 à +0,7% par rapport au trimestre précédent, dopée par les investissements des entreprises. Ce chiffre confirme la tendance positive du pays malgré un accident de parcours au premier trimestre 2018 à -0,2%, après deux années de hausse ininterrompue. Source : Asia Nikkei

Le ministère de la santé, du travail et du bien-être (MHLW) a formulé une demande de budget record pour l’année fiscale 2019*, à 31 896 Mds de JPY (243,5 Mds €**) pour faire face à l’explosion des dépenses de soins et d’assistance liées au vieillissement rapide de la population. Ce budget anticipé est en augmentation de 2,5%, [soit d’environ 6 Mds €] par rapport au budget FY 2018 et comprend une augmentation mécanique de 2,5 Mds €  liés uniquement au financement de la sécurité socialet. Le reste de la hausse est justifié par (i) la mise en place de la réforme du Work style (~1,6 Md €), notamment le soutien des PME dans leur politique de réduction des heures supplémentaires, et (ii) le renforcement des dispositifs de garde d’enfant. Une enveloppe de 950 M€ serait ainsi dédiée au développement des centres de garde d’enfant pour augmenter leurs capacités d’accueil pour 65 000 enfants supplémentaires. Source : The Japan News

 

2. Relations commerciales et multilatérales

Le Premier Ministre Shinzo Abe prévoit deux déplacements internationaux importants à la rentrée : le 25 septembre aux Etats-Unis, pour s’entretenir avec le Président Donald Trump, et le 30 octobre en Chine, afin de rencontrer le Président Xi Jinping. La rencontre avec le président américain, constituera la 8ème depuis l’élection de Donald Trump. Les deux dirigeants échangeront essentiellement sur les thèmes de la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne et des japonais enlevés par le régime. tLe Président américain devrait également aborder le sujet du déficit commercial vis-à-vis du Japon, et chercher à obtenir d’éventuelles concessions dans les secteurs automobiles et agricoles. La rencontre avec le Président Xi Jinping constituera en revanche le premier déplacement  officiel d’un Premier Ministre japonais en Chine depuis 2011. L’objet principal sera la célébration du 40ème anniversaire du traité de paix bilatérale et d’amitié sino-japonais. Le renforcement des liens économiques entre les deux pays, notamment dans le secteur hi-tech, mais également dans le cadre de « One belt One road », devrait également être discuté. Sources : The Mainichi, Kyodo News

3. Entreprises

Trois grands constructeurs automobiles (Mazda, Yamaha Motor et Suzuki) japonais ont reconnu ne pas avoir respecté la règlementation japonaise lors de tests de consommation et de pollution. Mazda a déclaré que 72 véhicules étaient concernés, Yamaha évoque 7 motos et Suzuki plus de 6000 véhicules. Les constructeurs affirment toutefois ne pas avoir falsifié les données et précisent que ce problème ne concerne que les voitures construites et vendues au Japon. Par ailleurs, bien que son Directeur Général se soit officiellement excusé et qu’il s’agisse du second scandale auquel fait face l’entreprise en seulement 2 ans, Suzuki a annoncé ne pas vouloir rappeler les véhicules vendus. Elle estime en effet que la différence, entre les résultats des tests conduits et ceux des tests conformes à la réglementation, n’est pas significative. Chacune des entreprises s’est vue pénalisée sur les marchés financiers : le cours des actions de Suzuki a perdu 6%, celui de Yamaha, 4,6% et celui de Mazda, 1,3% Ce scandale, révélé le 9 août dernier, fait suite à la modification des procédures de test demandées par le ministère des transports japonais après des scandales similaires chez Nissan et Subaru. Sources : Financial Times ; Business France

Le Japon est l’un des 5 pays candidats pour mener les essais des taxis volants d’Uber Air. L’annonce a été faite lors du « Uber Elevate Asia Pacific Expo » qui se tenait à Tokyo à la fin du mois d’août. uCe projet serait l’occasion pour le Japon de moderniser ses infrastructures de transport, dans un contexte de déclin démographique, qui implique, notamment, un manque de conducteurs de taxis. Les autres pays candidats sont l’Inde, l’Australie, le Brésil et la France. Uber Air a déjà prévu de tester ses véhicules à Dallas et Los Angeles en 2023 mais voudrait également le faire dans un pays tiers. Les taxis volants d’Uber seraient des drones à taille humaine, capables d’accueillir 4 ou 5 passagers. Ce projet sera développé en parallèle d’autres (véhicules électriques autonomes). Des partenariats existent déjà avec des constructeurs japonais comme Toyota Motor, qui a récemment investi 500 millions de dollars dans le projet de véhicule autonome d’Uber. Sources : Nikkei Asian Review ; Financial Times

Projet de bus à haut niveau de service à Tokyo en 2022. La métropole de Tokyo projette la mise en service en 2022 d’une ligne de bus à haut niveau de service (BRT, Bus Rapid Transit) entre le centre de Tokyo et la zone littorale, où est prévue l’inauguration de la voie périphérique n°2 et le quartier résidentiel qui succèdera au village olympique des JO 2020. Le projet sera annoncé officiellement dans un futur proche. Le Nikkei met en avant la capacité supérieure du BRT par rapport au bus classique, avec des véhicules de plus grand volume, articulés, roulant généralement sur des voies dédiées. La ligne de BRT de Tokyo ne disposera pas de voie dédiée, mais la rapidité sera assurée par l’absence de feux de signalisation sur la nouvelle route périphérique. La société Keisei Bus est chargée de créer en 2019 la compagnie qui sera dédiée à l’exploitation de cette ligne, dont la capacité annoncée est de 2000 passagers et 20 bus par heure en période de pointe. La vitesse sera adaptée afin d’être comparable à celle d’un service de tramway. Source : Nikkei, 27 août 2018.

Corée

1. Evolutions macroéconomiques et financières

Le gouvernement Moon a décidé de s’attaquer à la hausse des prix de l’immobilier. En dépit de mesures prises par le gouvernement Moon depuis un an, qui avaient permis une stabilisation des prix pendant quelques mois l’année dernière, les prix observés ont augmenté en moyenne de 12,4 % entre janvier et août. cPour endiguer le phénomène, le gouvernement Moon a décidé d’augmenter le taux maximal de l’impôt sur la fortune immobilière, un impôt qui touche les propriétaires des biens les plus chers et les multipropriétaires, de 2 à 3,2 %, une hausse bien supérieure à ce qui était attendu. Le gouvernement a également désigné 43 quartiers spéculatifs où s’appliqueront des règles dérogatoires : les propriétaires de plus d’un bien immobilier dans ces zones se verront ainsi interdire le recours aux crédits hypothécaires, les propriétaires d’un seul bien devant quant à eux justifier qu’ils projettent d’habiter le nouvel appartement.  Le recours au système de Jeonse (paiement d’une caution proche de la valeur du bien en échange d’une location sans loyer) sera lui aussi encadré. Source : Yonhap

Le chômage a atteint son plus haut niveau depuis 2010 au mois d’août, à 4 % de la population active (4,2 % si l’on en retire les variations saisonnières), soit 134 000 chômeurs en plus par rapport au mois d’août 2017. Les chiffres de la création d’emplois sont eux aussi décevants, avec seulement 3 000 emplois créés en août en glissement annuel contre un objectif de 180 000 pour l’année de la part du gouvernement. Selon l’opposition, l’augmentation du salaire minimum de 16,7 % en 2018 et 10,9 % en 2019, largement décorrélée de la croissance de la productivité, serait responsable de la faiblesse des créations d’emplois. La construction et la vente au détail, deux secteurs qui recrutent essentiellement au salaire minimum, affichent des destructions d’emploi nettes, de respectivement 105 000 et 123 000 emplois. Source : The Korea herald

2. Entreprises

Le gouvernement coréen a lancé un comité public-privé afin de dessiner un plan de développement pour la technologie hydrogène d’ici la fin de l’année. hLes perspectives économiques de l’hydrogène ont le vent en poupe depuis que le gouvernement coréen a élu l’hydrogène comme domaine d’investissement prioritaire aux côtés de la data et de la blockchain le mois dernier. Ainsi, un budget de 97 M USD sera dédié à l’hydrogène en 2019, avec pour objectif de développer les technologies pour faire fonctionner les véhicules du futur. Le comité sera présidé par le vice-ministre de l’énergie et sera constitué de représentants des ministères des transports, de l’environnement, de la pêche, des finances et des sciences. Des conglomérats tels que Hyundai Motor, Posco Energy, Doosan Fuel Cell et Hyosung y participeront également. Le gouvernement avait annoncé, plus tôt dans l’année, que le prochain plan quinquennal sur l’énergie préciserait le carcan légal, les institutions et les contours de l’écosystème nécessaires à l’accélération du déploiement des véhicules à hydrogène. Actuellement, 4 propositions de loi en lien avec l’hydrogène sont en cours d’étude par l’Assemblée Nationale. Source : The Korea Herald

 

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