La suspension inopinée au début janvier 2018 du facteur d’ajustement contra-cyclique (FCC), semble signaler le retour à la confiance de la banque centrale chinoise (ou People bank of Chine, PBoC) en ce qui concerne les perspectives de stabilisation du RMB au cours des prochains mois, ainsi qu’un probable renforcement des facteurs de marché dans la détermination du taux de change. En effet, consécutivement à l’introduction de ce facteur en mai dernier par la PBoC pour faire face au risque de pressions baissières sur le RMB dans un contexte où Moody’s venait de dégrader la dette souveraine de la Chine, le RMB a enregistré une nette tendance à l’appréciation face au dollar tout au long de 2017. Cette tendance a conduit la PBoC à lever au cours de 2017 plusieurs des restrictions introduites face à la dépréciation du change et aux sorties massives de capitaux, notamment le renchérissement des prises de position spéculatives contre le RMB.Le FCC a été le point d’orgue des différentes éta

La suspension inopinée au début janvier 2018 du facteur d’ajustement contra-cyclique (FCC), semble signaler le retour à la confiance de la banque centrale chinoise (ou People bank of Chine, PBoC) en ce qui concerne les perspectives de stabilisation du RMB au cours des prochains mois, ainsi qu’un probable renforcement des facteurs de marché dans la détermination du taux de change. En effet, consécutivement à l’introduction de ce facteur en mai dernier par la PBoC pour faire face au risque de pressions baissières sur le RMB dans un contexte où Moody’s venait de dégrader la dette souveraine de la Chine, le RMB a enregistré une nette tendance à l’appréciation face au dollar tout au long de 2017. Cette tendance a conduit la PBoC à lever au cours de 2017 plusieurs des restrictions introduites face à la dépréciation du change et aux sorties massives de capitaux, notamment le renchérissement des prises de position spéculatives contre le RMB.

Le FCC a été le point d’orgue des différentes étapes de gestion contrôlée du taux de change du RMB depuis 2015. Dans quelle mesure sa suspension prélude-t-elle d’un accroissement de l’incidence des forces de marché dans les évolutions du taux de change ?