Suite à l’amélioration de la plupart des indicateurs macroéconomiques du Ghana en 2017, le FMI a salué les efforts conduits par l’Etat dans le cadre de l’extension du programme d’aide qui lui a été accordé jusqu’en avril 2019. La volonté du gouvernement de réduire le déficit public à 4,5% en 2018 et de dégager un excédent primaire équivalant à 2% du PIB a aussi été accueillie favorablement. Afin d’atteindre cet objectif, l’institution de Bretton-Woods exhorte cependant les autorités à privilégier l’élargissement de la base fiscale plutôt que les diminutions de dépenses publics d’investissement. En matière d’endettement, il conseille de limiter le recours aux financements extérieurs en devise. Ceux-ci devraient servir à accroitre la maturité moyenne de la dette publique et à financer les projets d’investissement jugés prioritaires par le gouvernement. Il soutient ainsi l’émission d’Eurobonds en 2018 jusqu’à hauteur de 1 Md USD. Enfin, en matière de stabilité financière, le FMI invite

Suite à l’amélioration de la plupart des indicateurs macroéconomiques du Ghana en 2017, le FMI a salué les efforts conduits par l’Etat dans le cadre de l’extension du programme d’aide qui lui a été accordé jusqu’en avril 2019. La volonté du gouvernement de réduire le déficit public à 4,5% en 2018 et de dégager un excédent primaire équivalant à 2% du PIB a aussi été accueillie favorablement. Afin d’atteindre cet objectif, l’institution de Bretton-Woods exhorte cependant les autorités à privilégier l’élargissement de la base fiscale plutôt que les diminutions de dépenses publics d’investissement. En matière d’endettement, il conseille de limiter le recours aux financements extérieurs en devise. Ceux-ci devraient servir à accroitre la maturité moyenne de la dette publique et à financer les projets d’investissement jugés prioritaires par le gouvernement. Il soutient ainsi l’émission d’Eurobonds en 2018 jusqu’à hauteur de 1 Md USD. Enfin, en matière de stabilité financière, le FMI invite la Banque centrale du Ghana à poursuivre son objectif de réduction de l’inflation (aujourd’hui à 10,3%) et à continuer d’agir en faveur de la diminution des créances douteuses au sein des bilans bancaires, après leur forte augmentation en 2017 (+43%, soit un taux de créances douteuses supérieur à 23%).