Le PIB ne peut pas constituer l'unique indicateur de la performance économique et du progrès social. Telle est la conclusion sous-jacente au travail de la Commission Stiglitz, qui s'appuie dans un effort sans précédent sur l'ensemble de la littérature théorique et empirique consacrée à la mesure de la performance économique, de la qualité de la vie et de la soutenabilité environnementale.Comme indicateur de la performance économique, le PIB est d'une part un outil dont la mesure doit être perfectionnée. Il s'agit notamment de prendre mieux en compte le volume des services publics fournis par l'État (éducation, santé, etc.). D'autre part, des dimensions essentielles de la performance économique ne sont pas intégrées dans le PIB : l’amortissement du capital, le niveau de vie des ménages, les inégalités. Ces dimensions doivent être appréhendées à l'aide d'indicateurs spécifiques. La mesure du niveau de vie en particulier, doit s'effectuer en se plaçant du point de vue du ménage : seul

Le PIB ne peut pas constituer l'unique indicateur de la performance économique et du progrès social. Telle est la conclusion sous-jacente au travail de la Commission Stiglitz, qui s'appuie dans un effort sans précédent sur l'ensemble de la littérature théorique et empirique consacrée à la mesure de la performance économique, de la qualité de la vie et de la soutenabilité environnementale.

Comme indicateur de la performance économique, le PIB est d'une part un outil dont la mesure doit être perfectionnée. Il s'agit notamment de prendre mieux en compte le volume des services publics fournis par l'État (éducation, santé, etc.). D'autre part, des dimensions essentielles de la performance économique ne sont pas intégrées dans le PIB : l’amortissement du capital, le niveau de vie des ménages, les inégalités. Ces dimensions doivent être appréhendées à l'aide d'indicateurs spécifiques. La mesure du niveau de vie en particulier, doit s'effectuer en se plaçant du point de vue du ménage : seule cette perspective est à même de combler l'écart entre les mesures objectives et leur perception par les populations.

Le progrès social ne doit pas être considéré sous un angle purement matériel. La qualité de la vie dépend aussi de facteurs non économiques : la santé, les liens sociaux, les conditions environnementales ainsi que la subjectivité de chacun… Des indicateurs doivent être développés pour améliorer notre vision dans ce domaine.

Enfin, la performance économique et le progrès social doivent être évalués sous l'angle de la soutenabilité, c'est-à-dire à l'aune du bien-être des générations futures. La dimension environnementale est essentielle. De nombreuses études s'attachent à mesurer la soutenabilité de nos économies, même si un important travail reste à faire pour en tirer une méthodologie cohérente.

La mise en œuvre de ces conclusions, formulées à travers les recommandations de la Commission, est une nécessité à présent. La réussite de ce projet implique une action concertée des organisations internationales et des appareils statistiques nationaux.

Trésor-Éco n° 67