La France est le deuxième producteur d'automobiles en Europe. Néanmoins, le ralentissement de la production automobile en France depuis trois ans pèse sur la croissance du produit intérieur brut, sur le solde du commerce extérieur et sur l’emploi. Ce recul correspond principalement à une évolution de l’appareil productif des constructeurs français face à la mondialisation.Tandis que la demande stagne dans les pays développés, les constructeurs cherchent, pour soutenir leur activité, à répondre à la demande en forte croissance des pays émergents et considèrent qu’un rapprochement de la production de ces marchés favorise leur conquête. Les coûts de main d’oeuvre plus faibles sur ces nouveaux marchés incitent à la production des voitures de bas de gamme à l'étranger, tandis que les gammes supérieures sont toujours produites en France.Le renouvellement des gammes moyenne et haute stimule la production en France, comme ce fut le cas au second semestre 2007. Cette reprise, liée au succ

La France est le deuxième producteur d'automobiles en Europe. Néanmoins, le ralentissement de la production automobile en France depuis trois ans pèse sur la croissance du produit intérieur brut, sur le solde du commerce extérieur et sur l’emploi. Ce recul correspond principalement à une évolution de l’appareil productif des constructeurs français face à la mondialisation.

Tandis que la demande stagne dans les pays développés, les constructeurs cherchent, pour soutenir leur activité, à répondre à la demande en forte croissance des pays émergents et considèrent qu’un rapprochement de la production de ces marchés favorise leur conquête. Les coûts de main d’oeuvre plus faibles sur ces nouveaux marchés incitent à la production des voitures de bas de gamme à l'étranger, tandis que les gammes supérieures sont toujours produites en France.

Le renouvellement des gammes moyenne et haute stimule la production en France, comme ce fut le cas au second semestre 2007. Cette reprise, liée au succès commercial des innovations mises sur le marché, reste néanmoins fragile. L'éco-pastille instituée fin 2007, pour sa part, bénéficie aux constructeurs français, très présents dans les gammes de véhicules les plus sobres en émission de CO2 mais soutient de fait les ventes de voitures de la gamme inférieure, fabriquées majoritairement à l'étranger même quand elles sont de marque française.

Premier secteur en termes de volume de R&D en France, l'industrie automobile bénéficiera de l'augmentation sensible de l'aide apportée par la réforme du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) adoptée fin 2007 ; à niveau constant de R&D, le montant versé au secteur devrait plus que doubler, ce qui l’incitera à intensifier ses efforts dans ce domaine, à accroître l’attractivité du site France au bénéfice de l’emploi.

Grâce aux trois pôles de compétitivité dans lesquels il est fortement impliqué, le secteur automobile devrait tirer parti de meilleures synergies entre centres de recherche ou de formation, entreprises et pouvoirs publics, au service de l'innovation technologique.

Trésor-Éco n° 43