Relations bilatérales

Le Nigéria est le premier partenaire commercial de la France et son 3ème client en Afrique subsaharienne (derrière l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire) avec un volume d’échanges de 3,55 Mds EUR en 2017 (contre 3,3 Mds EUR en 2015) d’après les Douanes françaises. 18,6% des échanges de la France avec l’Afrique subsaharienne procèdent du commerce avec le Nigéria. En 2017, nos échanges ont été marqués par : (i) une augmentation de 16% de nos importations à 2,48 Mds EUR, toujours principalement composées de produits pétroliers, le Nigéria restant le premier fournisseur de la France en Afrique subsaharienne ; (ii) un recul de nos exportations de 7,8%, composées à 42,2% de produits pharmaceutiques (en progression de près de 20%), qui maintient ainsi son rang de premier poste de ventes acquis en 2016 au détriment des produits pétroliers raffinés. Le déficit commercial structurel de la France s’est détérioré passant de 979,93 M EUR à 1,41 Md EUR, devenant ainsi notre 18ème déficit dans le monde. D’après les statistiques nigérianes, en 2017, la France est le 6ème partenaire commercial du Nigéria avec une part de marché de 5,3%, loin derrière l’Inde, premier partenaire avec une part de 12,5% en raison notamment des achats d’hydrocarbures. La Chine conserve son rang de premier fournisseur du Nigéria (avec près de 20% des importations nigérianes).

Avec un stock d’IDE de 6,5 Mds EUR en 2016, la France est l’un des principaux investisseurs au Nigéria, 1er récipiendaire de nos investissements en Afrique subsaharienne. Ces investissements sont nombreux dans le domaine pétrolier mais ne sont pas limités à ce secteur (BTP, électricité, etc.). Si l’environnement des affaires reste difficile (le pays se classe au 145ème rang du classement Doing Business 2018 après avoir enregistré un bond de 24 rangs), marqué par une corruption endémique (148ème  pays sur 180 pour l’indice de perception de la corruption du Transparency International, en recul de 12 rangs), et un fort déficit d’infrastructures de transport et énergétiques, les débouchés pour les entreprises françaises sont très nombreux : importantes réserves de gaz et de pétrole, autres ressources minérales, développement du secteur agricole, réactivation d’une industrie manufacturière locale, construction et réhabilitation des infrastructures du pays (électricité, transport, assainissement, etc.), croissance de la demande de services (financiers, télécommunications, etc.) et de biens finis.

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