Flash conjoncture France - L’activité française a rebondi au 2e trimestre
Le PIB a rebondi de +0,2 % au 2e trimestre 2026, après s’être replié de −0,1 % au 1er trimestre (inchangé à l'arrondi), d’après la première estimation des comptes trimestriels de l'Insee. L'acquis de croissance pour 2026 (i.e. la croissance annuelle qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours du 2nd semestre 2026, au niveau atteint au 2e trimestre) s’établit à +0,5 %.
La contribution de la demande intérieure hors stocks est redevenue positive (contribution de +0,1 pt à la croissance, après −0,2 pt au 1er trimestre) :
- La consommation des ménages a rebondi (+0,2 %, après −0,3 %). La consommation en services a accéléré (+0,2 %, après +0,1 %), tandis que la consommation en biens s'est stabilisée (−0,1 %, après −0,7 %), la hausse de la consommation en matériels de transport (+2,4 %, après +0,9 %), tout particulièrement les achats de voitures, contrebalançant la poursuite de la baisse de la consommation en énergie eau et déchets (−0,5 %, après −2,4 %).
- L’investissement total a poursuivi son repli (−0,3 %, après −0,8 %), sous l’effet d’une nouvelle baisse de l’investissement en construction, pénalisé par le génie civil. L’investissement public s'est contracté (−1,0 %, après −1,4 %), mais dans une moindre ampleur qu’au 1er trimestre, tout comme celui des ménages (−0,6 %, après −1,7 %). L’investissement des entreprises s'est stabilisé, malgré l'incertitude engendrée par le conflit au Proche et Moyen-Orient, porté par la livraison d’un voilier de croisière à un armateur résident (+0,1 %, après −0,5 %).
- La consommation des administrations publiques a continué de progresser (+0,4 %, après +0,3 %).
Le commerce extérieur a également contribué positivement à la croissance du PIB au 2e trimestre (+0,6 pt, après −0,8 pt). Les exportations se sont nettement redressées (+2,6 %, après −3,1 %), en lien avec le redécollage des exportations de matériels de transport. Les importations ont également rebondi, mais moins fortement (+0,8 %, après −0,7 %). En miroir de la contribution du commerce extérieur, les variations de stocks ont contribué négativement à l’évolution du PIB (−0,6 pt, après +0,9 pt). Ce mouvement concerne principalement l’aéronautique, où l’accumulation de produits non livrés en début d’année s’est en partie résorbée.
Côté offre, le rebond (+0,3 %, après +0,0 %) a avant tout été porté par les services marchands (+0,6 %, après +0,1 %), tandis que la production a ralenti dans l’industrie manufacturière (+0,1 %, après +0,5 %). La production en énergie, eau, déchets s'est stabilisée (−0,1 %, après −1,8 %), tandis que la production agricole a diminué pour le deuxième trimestre consécutif (−0,9 %, après −1,0 %). La production est restée mal orientée dans la construction (−0,5 %, après −1,7 %), pénalisée par les travaux publics.