Le système énergétique sri-lankais reste fortement vulnérable du fait de sa dépendance aux combustibles fossiles importés. Le mix demeure fragile : l’hydroélectricité, importante mais sensible aux aléas climatiques, ne peut assurer seule l’équilibre du réseau, qui repose encore sur le thermique importé. S’y ajoutent des fragilités de gouvernance, un cadre tarifaire insuffisamment soutenable et une capacité limitée à attirer les financements internationaux.

Le Sri Lanka présente une dépendance énergétique externe importante, qui constitue un facteur central de vulnérabilité du système énergétique. Le pays importe une part importante de ses besoins en combustibles fossiles, lesquels représentaient environ 54 % du bouquet énergétique total en 2022 (et 39 % de la production électrique en 2025), l’exposant à la volatilité des prix internationaux ainsi qu’à des tensions récurrentes sur les devises nécessaires au financement des importations. Au-delà de cette dépendance externe, le mix énergétique présente des fragilités structurelles. L’hydroélectricité, bien qu’importante, est fortement dépendante des conditions climatiques, ce qui limite sa fiabilité comme source de base. Le recours aux combustibles fossiles importés reste en conséquence déterminant pour assurer l’équilibre du système électrique, renforçant mécaniquement la dépendance extérieure. Par ailleurs, les infrastructures énergétiques demeurent insuffisamment développées, notamment en matière de capacités de stockage, de raffinage et de transport. À cela s’ajoutent des fragilités de gouvernance, un cadre tarifaire qui ne permet pas pleinement d’assurer la soutenabilité financière du secteur électrique et une incapacité à attirer les financements internationaux, pourtant essentiels.