Après une fin d’année marquée par les bonnes performances du commerce extérieur, la contribution de ce dernier recule nettement au 1er trimestre (contribution de −0,7 pt, après +0,6 pt à chacun des deux derniers trimestres 2025). L’acquis de croissance de la contribution du commerce extérieur à la fin du 1er trimestre s’établit à −0,1 pt pour 2026. 

 

Graphique 1 : contribution du commerce extérieur et des stocks à la croissance trimestrielle 

contribution du commerce extérieur et des stocks à la croissance trimestrielle

Au 1er trimestre, les exportations se sont nettement repliées (−3,8 %, après +0,8 %), pénalisées par la chute des exportations de matériels de transport (−20,1 %, après +4,7 %), en particulier dans l’aéronautique, après deux trimestres dynamiques. Si les exportations de produits agroalimentaires ont accéléré (+1,7 %, après +0,3 %), les exportations de produits agricoles ont poursuivi leur recul (−2,3 %, après −1,7 %).

Les importations ont continué de se replier au 1er trimestre (−1,7 %, après −0,8 %). Les importations en énergie, eau et déchets ont fortement reculé (−6,5 %, après +0,2 %), notamment celles de produits pétroliers bruts et de gaz naturel. Les importations en produits manufacturés ont également reculé (−2,1 %, après −1,1 %), pénalisées par les importations aéronautiques et navales (−19,4 %, après −0,3 %) et celles d’autres produits manufacturés (−1,1 %, après −2,8 %). En ce qui concerne les services, les exportations comme les importations ont diminué (respectivement de −0,7 %, après −0,3 %, et de −1,1 %, après −0,4 %).

Néanmoins, cette contribution négative du commerce extérieur est à mettre au regard de celle des variations de stocks qui contribuent positivement à l’évolution du PIB au 1er trimestre (+0,8 pt, après −0,7 pt). La contribution positive des stocks est marquée dans l’aéronautique, après un fort déstockage les deux trimestres précédents. Les mouvements de stocks évoluent souvent en miroir des mouvements du solde extérieur. Ce phénomène apparaît clairement lors de grandes opérations commerciales (livraisons de paquebots ou de très gros porteurs dans l’aviation) qui se traduisent par un pic d’exportations et un déstockage simultané. Les retards de livraisons aéronautiques observés au 1er trimestre illustrent ce phénomène. En effet, si Airbus a annoncé l’objectif « d’environ 870 » livraisons d’avions pour l'ensemble de l'année 2026, soit 77 avions supplémentaires par rapport aux livraisons réalisées en 2025, l’entreprise fait toujours face à d’importants problèmes d’approvisionnement en moteurs qui pénalisent ses livraisons. Sur le trimestre Airbus a livré 114 appareils, le chiffre le plus bas sur un trimestre depuis au moins 2016 (hors 2020).

Graphique 2 : livraisons mondiales d’avions civils par AirbusGraphique 2 : livraisons mondiales d’avions civils par Airbus

Néanmoins, malgré la persistance de goulets d’étranglement sur la chaîne de production, Airbus a maintenu ses objectifs de livraisons sur l’année lors de la présentation de ses résultats annuels le 28 avril, laissant entrevoir une poursuite du soutien du secteur au commerce extérieur français sur l’ensemble de l’année.