Flash conjoncture France - L’inflation poursuit sa hausse en avril
La forte hausse des prix des hydrocarbures suite au déclenchement du conflit au Moyen-Orient s’est répercutée sur l’inflation dès le mois de mars : L'IPC est passé de +0,9 % sur un an en février à +1,7 % en mars et +2,2 % en avril.
La forte hausse des prix des hydrocarbures suite au déclanchement du conflit au Moyen-Orient s’est répercutée sur l’inflation dès le mois de mars. D’après le chiffre définitif de l’Insee, l’inflation a atteint +1,7 % sur un an, après +0,9 % en février. Cette forte hausse s’explique essentiellement par le net rebond des prix de l’énergie sur un an, tiré par celui des prix des produits pétroliers (+17,1 % sur un mois) dans le sillage de l’envolée des cours du Brent, tandis qu’ils se repliaient un an plus tôt. En comparaison, la hausse des prix des produits pétroliers était de +16,9 % sur un mois en mars 2022. Dans une moindre mesure, les prix des services de transports aériens ont également contribué à la hausse de l’inflation : ils ont augmenté de +2,2 % sur un mois – entrainés par l’envolée des prix du kérosène, plus sensibles aux tensions au Moyen-Orient – tandis qu’ils baissaient de −6,4 % un an plus tôt.
En avril, l’inflation a poursuivi sa hausse, pour atteindre +2,2 % sur un an. Cette hausse s’explique en particulier par l’accélération des prix de l’énergie, tirée par la nouvelle hausse sur un mois des prix des produits pétroliers, tandis qu’ils se repliaient un an plus tôt. Inversement, les prix de l’alimentation ont ralenti, en raison d’un effet de base négatif : ils avaient fortement augmenté sur un mois en avril 2025 dans un contexte de flambée des denrées tropicales.
Depuis deux mois, la hausse rapide de l’inflation est quasiment exclusivement due au net rebond des prix des produits pétroliers, majoritairement composés des carburants. Le prix du gazole TTC est ainsi passé de 1,67 €/L en moyenne en février à 2,07 €/L en mars et 2,24 €/L en avril. Celui de l’essence (SP-95) est passé de 1,69 €/L en février à 1,89 €/L en mars et 1,98 €/L en avril. Ces hausses s’expliquent en premier lieu par celle des cours du Brent, passés de 69,4 $ (soit 58,7 €) en moyenne en février à 98,9 $ (85,6 €) en mars et 102,3 $ (87,4 €) en avril. Le prix physique de livraison du Brent, qui correspond au prix des cargaisons achetées et vendues au jour le jour en mer du Nord et donc qui reflète davantage le prix effectivement payé par les importateurs, a atteint 101,5 €/baril en moyenne en avril.