Le PIB de la France a marqué le pas au 1er trimestre (0,0 %), après avoir crû de +0,2 % au 4e trimestre 2025 (non révisé), d’après la première estimation par l’Insee des comptes trimestriels. L'acquis de croissance pour 2026 (i.e. la croissance qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours des prochains trimestres 2026, au niveau atteint au 1er trimestre) s’établit à +0,5 %.

Evolution trimestrielle du PIB et ses contributions

 

La contribution de la demande intérieure hors stocks marque le pas au 1er trimestre (contribution de +0,0 pt à la croissance, après +0,4 pt au 4e trimestre) :

  • La consommation des ménages se contracte légèrement (−0,1 %, après +0,4 %), pénalisée par le recul de la consommation en produits alimentaires et surtout en énergie. Les dépenses des ménages en produits fabriqués restent stables, tandis que celles en services sont en légère hausse.
  • L’investissement total fléchit (−0,4 %, après +0,3 %). Cette baisse s’observe particulièrement auprès des ménages et des administrations publiques, après un investissement dynamique au 4e trimestre. L’investissement des entreprises se contracte légèrement après un 4e trimestre stable.

La contribution du commerce extérieur chute au 1er trimestre (contribution de −0,7 pt, après +0,6 pt au 4e trimestre). Cela s’explique par un fort recul des exportations (−3,8 %, après +0,8 %), en lien avec des exportations de matériels de transport qui chutent. Les importations continuent de reculer (−1,7 %, après −0,8 %), avec des reculs marqués pour l’énergie, les matériels de transport et les autres produits manufacturés.

En miroir de la contribution du commerce extérieur, les variations de stocks contribuent fortement à l’évolution du PIB au 1er trimestre (+0,8 pt, après −0,7 pt), en particulier dans l’aéronautique, après un fort déstockage les deux trimestres précédents.

Côté offre, la production totale progresse modérément au 1er trimestre (+0,1 %, après +0,2 %). La production de services marchands ralentit légèrement (+0,2 %, après +0,3 %), tirée à la baisse par les services de transport (−0,6 %, après −0,2 %). La production dans l’industrie manufacturière rebondit (+0,7 %, après −0,3 %). À l’inverse, la production d’énergie, eau et déchets recule fortement (−1,8 %, après +0,7 %), en raison d’un hiver marqué par des températures plus clémentes qu’attendu. La production chute dans la construction (−1,3 % après +0,3 %), tant en bâtiment qu’en travaux publics.