En 2025, la contraction de l’investissement en construction s’est poursuivie, mais à un rythme atténué (−0,6 % après −1,7 %). Cette moyenne annuelle masque toutefois un redressement progressif au cours de l’année. L’investissement en construction s’est replié uniquement au 1er trimestre (−0,6 %), avant de repartir à la hausse dès le 2e trimestre (+0,4 %), mettant fin à deux années de recul ininterrompu. La reprise s’est ensuite confirmée au 3e trimestre (+0,6 %) puis au 4e trimestre (+0,4 %), portant l’acquis de croissance à +0,7 % pour 2026. 

En comptabilité nationale, l’investissement en construction recouvre le bâtiment (résidentiel et non résidentiel) ainsi que les ouvrages (incluant le génie civil). Son recul de ses dernières années est dû au recul de l’investissement en construction des ménages et des entreprises, tandis que celui des administrations publiques a poursuivi sa hausse (cf. Graphique 1). En 2025, l’investissement en construction avoisinait 290 Md€ (en valeur), soit près de 44 % de l’investissement total. 

Graphique 1 : Investissement en construction, par secteur institutionnel, base 100 en 2014  Investissement en construction, par secteur institutionnel, base 100 en 2014

 

Pour 2026, la reprise serait surtout tirée par le secteur privé, et plus spécifiquement par les ménages. En 2025, les mises en chantier dans le bâtiment résidentiel ont augmenté de +3,4 % et les permis de construire de +14,4 % (cf. Graphique 2). Pour le 1er trimestre 2026, l’acquis de croissance des mises en chantier à janvier demeure élevé, à +7,4 % (après +13,8 % au 4e trimestre 2025). Les évolutions des permis de construire précèdent généralement celles des mises en chantier avec un décalage de plusieurs mois. Ces mises en chantier se traduisent ensuite progressivement dans les comptes en investissement en construction, au rythme de l’avancement des travaux. 

 

Graphique 2 : Permis de construire et mises en chantier dans le bâtiment résidentiel Permis de construire et mises en chantier dans le bâtiment résidentiel

L’investissement en construction des entreprises devrait également continuer sa reprise, porté par la hausse des permis de construire et mises en chantier dans le bâtiment non-résidentiel en 2025. En revanche, l’investissement public en construction ralentirait, en lien avec le cycle électoral. Les premiers indicateurs conjoncturels vont dans ce sens : l’enquête de l’Insee dans les travaux publics de janvier 2026 fait en effet état d’une dégradation de l’opinion des entrepreneurs sur leur activité prévue (−27 après −13, contre une moyenne de −12), particulièrement prononcée pour la clientèle publique.