Le Service Economique de Tananarive a organisé un évènement à la Résidence de France à l’occasion de la relance de la French Tech Tananarive.

 

Une communauté French Tech Tananarive avait été labellisée au mois de juillet 2019. Cette initiative n’avait toutefois pas pu prospérer en raison de la crise sanitaire et de la fermeture du pays pendant de nombreux mois.

Des ateliers de travail organisés par le Service Economique ont permis de regrouper un ensemble d’acteurs privés et institutionnels dans le secteur du numérique pour étudier les conditions de faisabilité et l’opportunité d’une relance. Ces ateliers ont permis de dresser les conclusions suivantes :

  • Le secteur du numérique est aujourd’hui un pilier de croissance pour l’économie malgache avec des entreprises françaises qui occupent aujourd’hui une position importante, appelées à se renforcer d’ici les prochaines années.
  • Madagascar dispose d’avantages comparatifs pour le développement du secteur numérique : bonne connectivité, capital humain de qualité avec un coût du travail attractif. 
  • La France au travers de l’AFD, du SCAC, de la CCI France-Madagascar et des entreprises du service du numérique (Orange, Webhelp, Vivetic) est présente et engagée dans le secteur.
  • D’un point de vue des start-ups françaises et francophonies, différentes structures d’accompagnement existent mais ne permettent pas d’avoir une visibilité sur l’ensemble de l’écosystème ; écosystème qui se caractérise par son éclatement.
  • Des acteurs financiers (acteurs bancaires et fonds d’investissement sont présents à Madagascar et disposés à s’engager pour le développement économique du pays en soutenant l’écosystème entrepreneuriale.

Ces conclusions ont mis en avant l’intérêt de relancer l’initiative French Tech Tananarive autour d’un board renouvelé et représentant une diversité de profils. Le nouveau board se compose d’une dizaine de membres avec des expériences complémentaires (centre de formation, école de codage, e-commerce, e-paiement, développement web, e-logistique, entreprises de business process outsourcing). Le Service Economique a également souhaité se positionner dans le board afin de sécuriser dans un premier temps le ré-amorcage de l’initiative.

Dans le cadre de cette stratégie de relance, le Service Economique a organisé un évènement à la Résidence de France le mercredi 25 mai ayant rassemblé plus de cent cinquante invités représentant l’ensemble de l’écosystème : start-ups, entreprises du service numérique, secteur bancaire, fonds d’investissement, Communauté urbaine de Tananarive, Ministère du développement numérique, Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Sous l’impulsion du Service Economique, la French Tech a signé trois protocoles d’entente pour envisager des partenariats avec Orange Madagascar, la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Madagascar et la Société Générale Madagascar.

French Tech Tananarive

 

Madagascar se distingue depuis plusieurs années dans le secteur de l’économie numérique en raison notamment d’investissements dans des câbles sous-marins qui ont permis au pays de bénéficier d’une connexion de très bonne qualité. Le positionnement de Madagascar sur un créneau horaire proche du créneau français, la maîtrise d’un français sans accent ainsi qu’un coût de la main d’œuvre attractif ont permis un essor des centres d’appels et des entreprises dans le secteur du BPO (Business Process Outsourcing) où les entreprises françaises sont très présentes : Téléperformance, Webhelp, Vivetic, Adm Value, Comdata.

De façon plus récente, une montée en gamme est observée avec des entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle qui font le choix de Madagascar comme Infoscribe ou Numen pour développer des activités de deeplearning ou de machinelearnning. Le groupe Parera est également présent à Madagascar est développe des activités de modélisations cartographiques dans le cadre du Building Information Management. D’autres entreprises comme Jouve, Linkeo sont également présentes et œuvrent dans le traitement de données et le contenu web.

L’ensemble du secteur TIC représente aujourd’hui plus de 25 000 emplois formels sur un total de 680 000. Ce secteur a connu un renforcement dans le contexte de la crise sanitaire ayant poussé les entreprises à accentuer et à renforcer le recours à l’externalisation des prestations. Il est appelé à se développer encore fortement d’ici les prochaines années.