Avec une croissance de −6,2 % en glissement annuel au 4ème trimestre 2018, l’activité économique recule de 2,5 % sur l’année (contre +2,7 % en 2017). L’Argentine a été marquée par une crise de change à l’été 2018 (le peso a perdu 51 % de sa valeur face au dollar sur l’année 2018), qui s’est transmise à l’économie réelle et celle-ci est entrée en récession au 3ème trimestre. Sur l’année, l’ensemble des postes de la demande à l’exception des exportations se sont contractés : la consommation privée (−2,4 % contre +4 % en 2017), la consommation publique (−3,3 % contre +2,7 %), l’investissement (−5,8 % contre +12,2 %) et les importations (−5,1 % contre +15,4 %) se sont tous fortement repliés. Les exportations sont restées stables (+0,0 % après +1,7 % en 2017), profitant de l’amélioration de la compétitivité-prix à l’export induite par la dépréciation du peso ainsi que des meilleures récoltes agricoles enregistrées en fin d’année, pour compenser leur important recul aux 2ème et 3ème trimes

Avec une croissance de −6,2 % en glissement annuel au 4ème trimestre 2018, l’activité économique recule de 2,5 % sur l’année (contre +2,7 % en 2017). L’Argentine a été marquée par une crise de change à l’été 2018 (le peso a perdu 51 % de sa valeur face au dollar sur l’année 2018), qui s’est transmise à l’économie réelle et celle-ci est entrée en récession au 3ème trimestre. Sur l’année, l’ensemble des postes de la demande à l’exception des exportations se sont contractés : la consommation privée (−2,4 % contre +4 % en 2017), la consommation publique (−3,3 % contre +2,7 %), l’investissement (−5,8 % contre +12,2 %) et les importations (−5,1 % contre +15,4 %) se sont tous fortement repliés. Les exportations sont restées stables (+0,0 % après +1,7 % en 2017), profitant de l’amélioration de la compétitivité-prix à l’export induite par la dépréciation du peso ainsi que des meilleures récoltes agricoles enregistrées en fin d’année, pour compenser leur important recul aux 2ème et 3ème trimestres 2018. Du côté de la production, le secteur primaire a enregistré une forte contraction (−10 % contre +1,1 % en 2017), tout comme le secteur secondaire (−3,6 % contre +3,3 %) et dans une moindre mesure le secteur tertiaire (−0,7 % contre +2,3 %).

 

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