D’après le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire a progressé de 17 places pour se hisser au 122ème rang sur 190 pays évalués pour la facilité des affaires (139ème  dans le classement DB 2018) et 17ème pays africain sur 54 (20ème dans le classement DB 2018). Avec un score de 58/100, il s’agit du 4ème pays du continent à avoir enregistré la plus forte progression dans le classement mondial[1], ce qui le place parmi les 10 pays les plus réformateurs au monde.Le pays se donne pour objectif d’être parmi les 50 premières économies du classement à l’horizon 2020. Les autorités ivoiriennes se sont félicitées pour les réformes engagées, notamment en matière de numérisation des services publics aux entreprises, à l’instar du lancement le 18 octobre dernier du portail unique des services à l’investisseur, une plateforme appelée 225invest, visant à regrouper l’ensemble des informations pratiques et formalités administratives (notamment pour les transaction

D’après le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire a progressé de 17 places pour se hisser au 122ème rang sur 190 pays évalués pour la facilité des affaires (139ème  dans le classement DB 2018) et 17ème pays africain sur 54 (20ème dans le classement DB 2018). Avec un score de 58/100, il s’agit du 4ème pays du continent à avoir enregistré la plus forte progression dans le classement mondial[1], ce qui le place parmi les 10 pays les plus réformateurs au monde.

Le pays se donne pour objectif d’être parmi les 50 premières économies du classement à l’horizon 2020.

Les autorités ivoiriennes se sont félicitées pour les réformes engagées, notamment en matière de numérisation des services publics aux entreprises, à l’instar du lancement le 18 octobre dernier du portail unique des services à l’investisseur, une plateforme appelée 225invest, visant à regrouper l’ensemble des informations pratiques et formalités administratives (notamment pour les transactions) ; ce portail permet en outre l’attribution d’un Numéro d’identifiant unique pour les sociétés enregistrées, devant faciliter les formalités auprès des Douanes et des administrations fiscales, entre autres.

Parmi les faits saillants de ce classement, si la Côte d’Ivoire apparait particulièrement performante dans ce qui relève de la création d’entreprise (score de 93,7/100, 26ème rang mondial), le pays rencontre des difficultés majeures pour le paiement des impôts et taxes (score de 40/100 faisant du pays le 175ème sur 190)[2]. La progression générale est principalement due aux améliorations en termes de création d’entreprise mais surtout d’obtention de prêts. En revanche, le pays a fortement reculé dans le classement s’agissant du raccordement à l’électricité, du commerce transfrontalier[3] ou encore du règlement de l’insolvabilité.

 

DB CI 2019

 

Autre classement, le pays a fait un bond dans le classement Mo Ibrahim de la gouvernance africaine, également paru cette semaine : depuis 2008, la Côte d’Ivoire est le pays ayant enregistré la plus forte progression. Entre 2008 et 2017, le pays est passé de la 41ème place à la 22ème, enregistrant un score de 54,5/100.  Pour rappel, cet indice est calculé à partir d’une centaine d’indicateurs répartis en 4 catégories : sécurité et état de droit, participation et droits humains, développement économique durable et enfin, développement humain.

 
 
 


[1] Djibouti : +55 rangs, 99ème/190 pays, score de 62,02/100 ; Kenya : +19 rangs, 61ème/190 pays, score de 70,31/100; Togo +19 rangs, 137ème/190 pays, score de 55,2/100.

[2] A titre indicatif : 6 jours nécessaires pour la création d’une entreprise (plus de 23 jours en moyenne en Afrique subsaharienne) ; 54,2 semaines pour obtenir un remboursement de TVA (en Afrique subsaharienne, seul la Tanzanie et la Gambie font moins bien).

[3] A titre indicatif : contrôle de conformité pour les exportations de 239 heures (contre une moyenne de 97,3 heures en Afrique subsaharienne) ; en revanche, pour les autres facteurs, en moyenne meilleurs scores de la Côte d’Ivoire par rapport au reste de l’Afrique subsaharienne. A noter pour les importations en direction de la Côte d’Ivoire, la Banque mondiale a étudié les échanges avec la France alors que pour les exportations, le partenaire étudié est les Pays-Bas.