ACTUALITES ECONOMIQUESJAPON & COREESemaines des 19 et 26 mars 2018   SommaireJaponEvolutions macroéconomiquesRelations commerciales et multilatéralesEntreprisesCorée Evolutions macroéconomiquesRelations commerciales et multilatéralesEntrperisesJapon1. Evolutions macroéconomiquesLe Premier ministre Shinzo Abe pourrait se rendre aux Etats-Unis pour s’entretenir avec le Président américain Donald Trump du 17 au 19 avril prochain. L’enjeu de cette visite serait d’encadrer la récente amélioration du dialogue avec la Corée du Nord et de traiter des questions de politique commerciale. Shinzo Abe chercherait ainsi à se coordonner avec le président américain en amont du sommet inter-Corée prévu fin avril et du 1er sommet Etats-Unis-Corée du Nord envisagé fin mai. Sur le volet commercial, le Premier ministre japonais devrait rechercher l’exemption des produits à base d’acier et d’aluminium des hausses de droits de douanes récemment imposées par l’administration américaine. Sourc

 

ACTUALITES ECONOMIQUES

JAPON & COREE

Semaines des 19 et 26 mars 2018

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Sommaire

Japon
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entreprises
Corée
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entrperises

Japon

1. Evolutions macroéconomiques

Le Premier ministre Shinzo Abe pourrait se rendre aux Etats-Unis pour s’entretenir avec le Président américain Donald Trump du 17 au 19 avril prochain. L’enjeu de cette visite serait d’encadrer la récente amélioration du dialogue avec la Corée du Nord et de traiter des questions de politique commerciale. Shinzo Abe chercherait ainsi à se coordonner avec le président américain en amont du sommet inter-Corée prévu fin avril et du 1er sommet Etats-Unis-Corée du Nord envisagé fin mai. Sur le volet commercial, le Premier ministre japonais devrait rechercher l’exemption des produits à base d’acier et d’aluminium des hausses de droits de douanes récemment imposées par l’administration américaine. Source : The Mainichi

 

2. Relations commerciales et multilatérales

apdindeLe Japon a consenti au titre de l’APD à une aide record de 384,1 Mds JPY (~3,03 Mds €) au bénéfice de l’Inde pour l’année fiscale 2017 : il s’agit du plus gros montant annuel jamais prêté par le Japon à un pays étranger. Le dernier contrat de l’année fiscale a été signé fin mars 2018 à l’occasion de la 9ème édition du dialogue bilatéral stratégique à Tokyo. D’un montant total de près de 190 Mds JPY (~1,50 Md €), le prêt vise le financement de 5 projets distincts, dont principalement la construction d’une ligne de métro rapide à Mumbai (100 Mds JPY) et d’autres grands projets d’infrastructures (usine de désalinisation et utilisation de technologies pour réduire la congestion due au trafic automobile à Chennai, projet d’infrastructures routière, projet de management des écosystèmes forestiers).  Sources : JICA, The Japan Times

 

3. Entreprises

Takeda Pharmaceutical, le plus grand groupe pharmaceutique japonais par son chiffre d’affaires, étudie une offre de rachat du laboratoire irlandais Shire. Cette démarche s’inscrit dans la politique d’acquisitions du CEO du laboratoire japonais, le français Christophe Weber, dans le but de diversifier le groupe et d’acquérir une stature plus internationale. Le rachat de Shire étofferait le portefeuille du géant japonais en renforçant sa présence dans le traitement de maladies rares ainsi que dans l’oncologie, les soins gastro-intestinaux et les neurosciences. Cela lui permettrait également d’améliorer ses opérations aux Etats-Unis, le marché principal de Shire. Trois acquisitions d’un montant supérieur à 500 Mds JPY (~ 4 Mds €) ont déjà eu lieu (la plus récente étant celle de la société pharmaceutique Ariad pour 4.6 Mds € en 2017). Une offre sur Shire dépasserait de loin ces montants, la capitalisation boursière de la compagnie irlandaise s’élevant à 39,4 Mds USD (~ 35 Mds €). Takeda a jusqu’au 25 avril pour faire part de sa volonté de proposer une offre ferme d’acquisition, a annoncé Shire dans un communiqué. Source : Nikkei

 

peachvanillaANA fusionne ses compagnies aériennes low-cost Peach et Vanilla. La fusion des deux compagnies low-cost Peach et Vanilla a été confirmée par un communiqué du groupe ANA Holdings le 22 mars. Peach Aviation (détenue à 67%) et Vanilla Air (détenue pleinement par ANA) seront regroupées sous la marque Peach d'ici 2020. L'objectif d'ANA est de créer une entité plus robuste et compétitive sur un marché asiatique actuellement en expansion. Les emplois devraient être maintenus après la fusion. Peach et Vanilla sont actuellement les 2ème et 3ème plus gros transporteurs low-costs domestiques, avec des ventes combinées atteignant 76 Mds JPY pour l’année fiscale 2017, dominant celles du leader Jetstar Japan. Cette fusion devrait permettre au groupe de desservir des destinations à l’international plus nombreuses et plus éloignées, en particulier en Asie, depuis Tokyo et Osaka. Sources : The Japan News, Nikkei Asian Review, communiqué ANA Group

 

Corée

1. Evolutions macroéconomiques et financières

La Financial Services Commission (FSC) souhaite assouplir les régulations dans le secteur financier pour favoriser le développement de la FinTech. La FSC a annoncé le 20 mars un plan de soutien destiné à encourager l’innovation dans le secteur financier et incluant notamment la mise en place d’un « bac à sable réglementaire » (regulatory sandbox). Ce dispositif en cours d’étude permettrait aux entreprises du secteur de la FinTech d’être exemptée de certaines régulations en matière financière pour une durée de 2 ans si leur service est considéré comme innovant. La FSC garderait toutefois la possibilité de contraindre l’entreprise à cesser ses opérations si elle agit de façon contraire à l’intérêt des consommateurs. La FSC prévoit également de permettre aux consommateurs de régler directement les achats qu’ils réalisent en ligne, sans être contraints de passer par une application de paiement tierce ou une entreprise de carte de crédit, comme c’est le cas actuellement. Le régulateur financier souhaite par ailleurs partager les données en matière de crédit et d’assurance détenues par les institutions financières publiques avec les PME et les start-up du secteur financier pour faciliter leur développement et leur permettre de mieux évaluer les risques. Sources : Yonhap ; Joongang Daily ; Joongang Daily

 

2. Relations commerciales et multilatérales

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’koreausÉnergie (MOTIE) a annoncé le 25 mars la conclusion d’un accord de principe avec les États-Unis sur le sujet de la révision de l’accord de libre-échange KORUS et des exportations d’acier coréennes. La Corée sera exemptée des droits de douane américains sur les exportations d’acier, mais a accepté l’imposition d’un quota limitant les exportations d’acier coréennes vers les États-Unis à 2,68 millions de tonnes (70 % du volume d’exportation moyen des 3 dernières années). La Corée a par ailleurs fait plusieurs concessions en termes d’accès au marché, tout en préservant ses intérêts défensifs majeurs (secteur agricole) et en évitant l’imposition de barrières supplémentaires sur les exportations coréennes. L’essentiel des concessions faites par la Corée ont trait au secteur automobile, qui constituait une priorité américaine lors des négociations car il est la principale source de l’excédent commercial coréen avec les États-Unis. La Corée a notamment consenti à relever le quota de véhicules automobiles américains pouvant être exportés en Corée sans devoir se conformer aux normes coréennes spécifiques en matière de sécurité, passant de 25 000 à 50 000 véhicules par an et par fabricant. La Corée s’est également engagée à réformer avant la fin de l’année son système de prix de remboursement pour les médicaments américains innovants commercialisés en Corée – sans fournir à ce stade de détails concrets. Sources : Yonhap ; Bloomberg, Financial Times

 

3. Entreprises

samsungfranceSamsung va construire, à Paris, son 3ème centre de recherche et développement centré sur l’intelligence artificielle tandis que Naver se tourne vers Hong Kong. Samsung a choisi la France pour construire son 3ème hub de recherche et développement sur l’intelligence artificielle après la Corée et les Etats-Unis. Cette annonce, a eu lieu suite à une rencontre à Paris, entre Emmanuel Macron et M. Young Sohn, président et Chief Strategy Officer de Samsung Electronics. Ce projet donne un coup d’envoi au plan du gouvernement français pour développer l’expertise française en intelligence artificielle. Samsung Electronics souhaite former une équipe de 50 chercheurs dans son centre de recherche de Paris d’ici la fin de l’année, puis de100 personnes à terme. D’autres entreprises coréennes, conscientes de la concurrence croissante au niveau mondial en matière d’intelligence artificielle, développent des partenariats internationaux afin de rattraper leur retard. Ainsi, Naver, premier moteur de recherche en Corée, a annoncé l’ouverture d’un centre de recherche conjoint avec la Hong Kong University of Science & Technology dédié à l’intelligence artificielle. Naver avait par ailleurs acquis le Xerox Research Center Europe en France en 2017.  Sources : Pulse News ; Reuters

 

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