En 2017, on a observé une nette reprise de la fréquentation touristique en Tunisie (7 M de touristes, en augmentation de 23% par rapport à 2016), et notamment du tourisme européen, porté par les marchés français, allemand et belge. La France est de nouveau le premier pourvoyeur de touristes européens, et le troisième au niveau mondial, derrière l’Algérie et la Libye. Cette reprise est permise par l’amélioration du climat sécuritaire renforcée par la dévaluation du dinar qui affecte positivement la compétitivité de la destination. Plusieurs opérateurs internationaux ont annoncé leur retour ou leur volonté de renforcer leurs activités dans le pays, ce qui constitue un signal extrêmement positif pour la saison 2018. Cependant, le secteur reste sinistré, avec un besoin urgent de réformes et de diversification. Le gouvernement tunisien doit donc approfondir sa politique de restructuration, afin de procéder à une montée en gamme et retrouver un niveau de recettes en devise similaire à ceux

En 2017, on a observé une nette reprise de la fréquentation touristique en Tunisie (7 M de touristes, en augmentation de 23% par rapport à 2016), et notamment du tourisme européen, porté par les marchés français, allemand et belge. La France est de nouveau le premier pourvoyeur de touristes européens, et le troisième au niveau mondial, derrière l’Algérie et la Libye. Cette reprise est permise par l’amélioration du climat sécuritaire renforcée par la dévaluation du dinar qui affecte positivement la compétitivité de la destination. Plusieurs opérateurs internationaux ont annoncé leur retour ou leur volonté de renforcer leurs activités dans le pays, ce qui constitue un signal extrêmement positif pour la saison 2018. Cependant, le secteur reste sinistré, avec un besoin urgent de réformes et de diversification. Le gouvernement tunisien doit donc approfondir sa politique de restructuration, afin de procéder à une montée en gamme et retrouver un niveau de recettes en devise similaire à ceux observés avant la crise.