Les entreprises françaises ont fortement investi depuis le creux conjoncturel de 2003, tandis que leur taux de marge restait stable. Ainsi, le taux d'investissement des sociétés non financières a atteint près de 21% en 2007, au même niveau que lors des pics atteints au début des années 1980 et 1990. En Allemagne, en revanche, le taux d'investissement des entreprises a relativement peu progressé depuis le point bas atteint en 2004, en dépit d'une forte augmentation de leur taux de marge.Le taux de marge constitue toutefois une mesure relativement restrictive de la profitabilité des entreprises ; l'indicateur de rentabilité représente une mesure plus complète de leurs performances. En effet, la rentabilité (économique et financière) prend aussi en compte la productivité du capital, ainsi que le coût de la dette et la structure financière des entreprises. Elle constitue d’ailleurs la variable clé qui guide les décisions de placements des investisseurs sur les marchés de capitaux.Le

Les entreprises françaises ont fortement investi depuis le creux conjoncturel de 2003, tandis que leur taux de marge restait stable. Ainsi, le taux d'investissement des sociétés non financières a atteint près de 21% en 2007, au même niveau que lors des pics atteints au début des années 1980 et 1990. En Allemagne, en revanche, le taux d'investissement des entreprises a relativement peu progressé depuis le point bas atteint en 2004, en dépit d'une forte augmentation de leur taux de marge.

Le taux de marge constitue toutefois une mesure relativement restrictive de la profitabilité des entreprises ; l'indicateur de rentabilité représente une mesure plus complète de leurs performances. En effet, la rentabilité (économique et financière) prend aussi en compte la productivité du capital, ainsi que le coût de la dette et la structure financière des entreprises. Elle constitue d’ailleurs la variable clé qui guide les décisions de placements des investisseurs sur les marchés de capitaux.

Le maintien à haut niveau de la rentabilité des entreprises françaises tout au long des années 1990 et 2000 pourrait justifier leur capacité à attirer les capitaux extérieurs et par là le dynamisme de leur investissement : à partir des comptes nationaux, on établit que la rentabilité économique de l'ensemble des entreprises françaises, hors effet des réévaluations, serait restée stable à haut niveau tout au long des années 1990 et 2000.

Ce résultat est d'autre part corroboré par les évolutions obtenues à partir des comptes d'entreprises du secteur manufacturier (base de données BACH - Bank for the Accounts of Companies Harmonised - de la Commission Européenne). Sur ce champ, il n'y aurait pas eu de décrochage de la rentabilité des entreprises françaises par rapport à leurs homologues allemandes.

Trésor-Éco n° 44