Au cours des cinquante dernières années, la part des dépenses publiques dans la richesse nationale a fortement augmenté en France : elles représentent plus de la moitié du PIB depuis les années 1990 contre 35 % au début des années 1960.Cette hausse n’a pas été régulière : elle a été particulièrement marquée lorsque les finances publiques ont été sollicitées pour soutenir la conjoncture (après les relances de 1974 et 1981). Sur le long-terme, elle est imputable principalement à la forte progression des dépenses sociales liée à des facteurs structurels, en particulier le vieillissement de la population : cette dernière tendance devrait se poursuivre à l’horizon 2050.Au sein de l'OCDE, le poids des dépenses publiques dans le PIB varie de 30 % du PIB pour la Corée du Sud à 55,5 % pour la Suède, soit un écart de plus de 20 points de PIB. La France se situe parmi les pays où ce ratio est le plus élevé. Ces écarts reflètent essentiellement les préférences collectives de la nation en ter

Au cours des cinquante dernières années, la part des dépenses publiques dans la richesse nationale a fortement augmenté en France : elles représentent plus de la moitié du PIB depuis les années 1990 contre 35 % au début des années 1960.

Cette hausse n’a pas été régulière : elle a été particulièrement marquée lorsque les finances publiques ont été sollicitées pour soutenir la conjoncture (après les relances de 1974 et 1981). Sur le long-terme, elle est imputable principalement à la forte progression des dépenses sociales liée à des facteurs structurels, en particulier le vieillissement de la population : cette dernière tendance devrait se poursuivre à l’horizon 2050.

Au sein de l'OCDE, le poids des dépenses publiques dans le PIB varie de 30 % du PIB pour la Corée du Sud à 55,5 % pour la Suède, soit un écart de plus de 20 points de PIB. La France se situe parmi les pays où ce ratio est le plus élevé. Ces écarts reflètent essentiellement les préférences collectives de la nation en termes de socialisation des besoins et de biens publics. Néanmoins, sur la période récente, l’évolution des dépenses publiques en France apparaît préoccupante au regard de celles de nos voisins : la tendance à la hausse du ratio dépenses/PIB s’est poursuivie alors qu’elle s’est inversée en Allemagne par exemple.

Selon les estimations de la DGTPE, la hausse est imputable pour plus de la moitié à la contribution des administrations de sécurité sociale, même si leur part dans la progression de l’ensemble des dépenses fléchit légèrement à partir de 2005 avant de reculer plus nettement en 2006, en lien avec la modération de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) et la baisse du chômage. Par ailleurs, on observe une montée de la contribution des administrations publiques locales, en partie en liaison avec le transfert de nouvelles compétences votées depuis 2002.

Pour faire face à la forte pression à moyen-terme des dépenses sociales liées principalement au vieillissement de la population et afin de ramener le ratio dépense/PIB dans la moyenne des pays européens, un effort de maîtrise de la dépense est nécessaire. C’est l’objet de l’action des pouvoirs publics visant à diviser par deux le taux de croissance des dépenses publiques sur l’ensemble de la législature.

Trésor-Éco n° 26