Au 1er semestre 2006, la croissance économique mondiale a été géographiquement plus équilibrée qu'auparavant : la croissance dans les pays émergents d'Asie est restée très dynamique, la zone euro a connu une forte reprise nourrie par la demande intérieure, tandis que les économies des États-Unis et du Japon ont décéléré au 2ème trimestre.La croissance mondiale ralentirait néanmoins à l'horizon 2007. Les politiques monétaires moins accommodantes du fait de tensions inflationnistes renchérissent en effet le coût de l'endettement, celui des ménages notamment. Or le crédit avait jusqu'à maintenant contribué à contrecarrer les effets négatifs de la hausse du prix du pétrole (qui a doublé depuis 2003) sur la demande intérieure. Sous l'hypothèse conventionnelle de stabilité des cours du pétrole, le niveau élevé atteint par les prix de l'énergie continuerait de peser sur la croissance à l'horizon 2007.À ces phénomènes globaux s'ajouterait pour l'économie américaine le ralentissement immo

Au 1er semestre 2006, la croissance économique mondiale a été géographiquement plus équilibrée qu'auparavant : la croissance dans les pays émergents d'Asie est restée très dynamique, la zone euro a connu une forte reprise nourrie par la demande intérieure, tandis que les économies des États-Unis et du Japon ont décéléré au 2ème trimestre.

La croissance mondiale ralentirait néanmoins à l'horizon 2007. Les politiques monétaires moins accommodantes du fait de tensions inflationnistes renchérissent en effet le coût de l'endettement, celui des ménages notamment. Or le crédit avait jusqu'à maintenant contribué à contrecarrer les effets négatifs de la hausse du prix du pétrole (qui a doublé depuis 2003) sur la demande intérieure. Sous l'hypothèse conventionnelle de stabilité des cours du pétrole, le niveau élevé atteint par les prix de l'énergie continuerait de peser sur la croissance à l'horizon 2007.

À ces phénomènes globaux s'ajouterait pour l'économie américaine le ralentissement immobilier qui pèserait sur l'investissement résidentiel et sur la consommation (via l'effet richesse et le tarissement des refinancements hypothécaires). Dans la zone euro, l’Allemagne et l’Italie devront procéder à des efforts budgétaires importants pour réduire leurs déficits publics. La bonne santé financière des entreprises contribuerait cependant à soutenir l'investissement et à limiter le ralentissement de la zone euro. La croissance s'établirait en deçà de son potentiel en 2007 aux États-Unis et très légèrement en deçà en zone euro. La sortie de déflation permettrait au Japon de connaître une dynamique propre et une croissance un peu supérieure à son potentiel.

Les déséquilibres mondiaux (déficit courant américain, excédents asiatiques et des pays exportateurs de pétrole) ne s'aggraveraient plus mais resteraient importants. Le risque d'un ajustement brutal des changes et des primes de risque ne peut être écarté.

Trésor-Éco n° 1