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Espagne

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L’Espagne compte 46,5 millions d’habitants pour une superficie de 505 963 km2.

Le régime politique est une monarchie constitutionnelle dont le chef d’État est le roi Felipe VI depuis juin 2014.

L’Espagne comporte quatre niveaux d’administration : l’État central, les communautés autonomes (17 et 2 villes disposant du Statut d’autonomie), les provinces (50) et les municipalités (8 112). Les communautés autonomes disposent de compétences très importantes et d’une large autonomie qui font de l’Espagne un pays fortement décentralisé.

Les élections législatives du 20 décembre 2015 et du 26 juin 2016 ont mis en évidence la crise du bipartisme qui organisait la vie politique depuis la fin du franquisme. Le Parti Populaire, à droite, et le parti Socialiste, à gauche, ont rassemblé tous deux moins des deux tiers des votes des électeurs espagnols. La formation d’une coalition entre le parti de Mariano Rajoy, confirmé dans sa fonction de chef du gouvernement, et Ciudadanos (centre-droit), ainsi que l’abstention du parti socialiste ont finalement permis le déblocage de la situation politique à la fin du mois d’octobre 2016. Toutefois, le vote de nouvelles mesures de consolidation fait l’objet d’intenses négociations, de même que la mise en œuvre d’un vaste agenda de réformes, qui se fait toujours attendre (système de financement territorial et de la Sécurité sociale, réforme fiscale, politique de R&D, approfondissement de la réforme du marché du travail, etc.), M. Rajoy étant contraint de gouverner sans majorité parlementaire.

L’Espagne est la 14e puissance économique au monde et la 4e de la zone Euro en 2016. L’économie espagnole est dominée par les services qui représentent 75 % de la valeur ajoutée brute tandis que l’industrie (dont construction) et l’agriculture représentent respectivement 22 % et 3 % de la valeur ajoutée brute. L’économie espagnole, qui a connu une forte récession de 2008 à 2013 (excepté en 2011), a renoué avec la croissance en 2014 (+1,4 %). La reprise de l’activité économique s’est confirmée en 2015 (+3,2 %) puis maintenue à ce niveau élevé en 2016 (+3,2 %). La Commission européenne prévoit une croissance du PIB de +2,3 % en 2017.

Cette reprise se matérialise par une création nette d’emplois dynamique. La situation sociale reste cependant difficile avec un taux de chômage élevé (18,7 % au T4 2016, soit 3,8 millions de chômeurs) qui touche en particulier les jeunes (le chômage touche 44 % des moins de 25 ans) et les chômeurs de longue durée (56 % des chômeurs sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an).

Les pressions déflationnistes se confirment en 2016 (en moyenne annuelle : –0,2 % après –0,5 % en 2015) notamment en raison de la baisse du prix des matières premières. En revanche, l’inflation sous-jacente (hors biens alimentaires et énergétiques) reste en territoire positif à +0,8 % (après +0,6 % en 2015). Les prévisionnistes s’accordent sur le retour de pressions inflationnistes en 2017 (+1,6 % selon la Commission européenne).

En 2016, le commerce extérieur espagnol a bénéficié de la chute du cours du pétrole et de la dynamique exportatrice du secteur automobile. Le déficit commercial espagnol se réduit de 29,5 % g.a. sur les 11 premiers mois de l’année 2016 grâce à la baisse du prix des produits pétroliers et atteint 16,3 Md €. Mais la situation commerciale se dégrade hors énergie puisque l’Espagne enregistre un déficit commercial hors énergie de 1,6 Md € sur les 11 premiers mois 2016. Pour rappel, l’Espagne dégageait un excédent de 1,2 Md € sur la même période en 2015.

Les finances publiques restent dégradées. La dette publique a augmenté fortement, passant de 35,5 % du PIB en 2007 à 100 % du PIB au T3 2016, en raison d’un déficit budgétaire annuel très important sur la période et du coût du sauvetage des banques. Ainsi, l’excédent du solde public chiffré à 2 % du PIB en 2007 a cédé place à un déficit annuel de l’ordre de 10 % du PIB entre 2008 et 2012, sous l’effet conjoint d’un plan de relance en 2008-2009 (supérieur à 7 points de PIB), de la chute des ressources fiscales et de l’augmentation mécanique des dépenses liées à la crise (chômage, charges de la dette, etc.). Depuis, la tendance est à l’amélioration compte tenu de la politique de consolidation budgétaire entreprise par le gouvernement de Mariano Rajoy. L’Espagne devrait respecter la cible nominale de déficit établie en 2016 (4,6 % du PIB), conformément à la nouvelle trajectoire actée par le Conseil de l’UE en août dernier, et devrait ramener son déficit sous la barre des 3 % en 2018.

Actualisé en février 2017

Ressources

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