Relations bilatérales

Nos liens économiques avec le Koweït s’améliorent en 2017 : le solde de la balance commerciale redevient excédentaire pour la France. Nos parts de marché se maintiennent autour des 2% mais des perspectives intéressantes s’offrent aux entreprises françaises à court/moyen terme.  

1/ Les relations commerciales se sont améliorées en 2017 au profit de la France.

1.1 Nos exportations repartent à la hausse.

En 2017, la France a exporté 432,9 MEUR de biens, contre 373,8 MEUR en 2016, soit une hausse de 15,8%. Le niveau des exportations reste cependant inférieur à celui de 2008 (539 MEUR). Les années 2013 et 2015 ont été exceptionnelles, Airbus ayant signé un contrat de 1,3 MdEUR en 2013 portant sur la livraison de 25 aéronefs à la compagnie nationale Kuwait Airways.

En 2017, les principaux biens exportés sont les équipements mécaniques et l’électronique pour 105 MEUR, les produits chimiques, parfums et cosmétiques pour 57,5 MEUR, les machines industrielles et agricoles pour 57,2 MEUR, les articles textiles pour 56,3 MEUR.

D’après le FMI, la France est le 11ème fournisseur mondial du Koweït en 2017 et sa part de marché de stabilise autour de 2%. Le Koweït est le 72ème client de la France.

                       Nos exportations repartent à la hausse.

                                                                              Sources: Douanes françaises

 

1.2 Nos importations suivent une tendance baissière depuis 2013.

La France a importé 334,6 MEUR de produits en 2017, contre 383,4 MEUR en 2016, soit une baisse de 13% sur un an. Le niveau des importations françaises, en valeur, a presque été divisé par trois depuis 2013, suivant la baisse du prix du baril de pétrole. Le récent rebond des cours des hydrocarbures n’a pas su enrailler cette baisse continue de nos importations alors que les hydrocarbures continuent de soutenir la quasi intégralité de nos importations du Koweït.

D’après le FMI, la France est le 19ème client du Koweït en 2017 mais ne représente que 0,7% des exportations koweïtiennes. Le Koweït se présente comme le 68ème fournisseur de la France.

                                          Nos importations suivent une tendance baissière depuis 2013.

 

1.3 Le solde de la balance commerciale redevient excédentaire en 2017.

Le volume global des échanges a atteint 767,5 MEUR en 2017. Le solde commercial est  ainsi passé d’un déficit de 9,6 MEUR en 2016 à un excédent pour la France de 98,3 MEUR en 2017. Depuis 2008, le solde commercial suit une trajectoire sinusoïdale, restant fortement tributaire de la volatilité des cours des hydrocarbures et des grands contrats signés.

                                         Le solde de la balance commerciale redevient excédentaire en 2017.

 

1.4 Pour 2018, les perspectives sont encourageantes.

 Au premier trimestre 2018, la France a exporté 163,12 MEUR de biens, contre 105,24 MEUR au premier trimestre 2017, soit une hausse de 55%. Les principaux biens exportés sont les aéronefs et engins spatiaux pour 54,50 MEUR, les parfums et produits de toilette pour 11,04 MEUR. La France a importé 54,73 MEUR de produits, principalement des hydrocarbures, contre 83,28 MEUR au premier trimestre 2017, soit une baisse de 34,3%.

Le solde de la balance commerciale est passé d’un excédent de 21,97 MEUR au premier trimestre 2017 à un excédent de 108,39 MEUR au premier trimestre 2018.  

 

2/ Sur le plan financier, la relation bilatérale demeure marginale.

2.1 Les investissements koweïtiens en France sont difficilement perceptibles.

Selon les données de la Banque de France, le stock d’investissements directs koweïtiens (IDE) en France est constamment négatif depuis 2012. En 2017, il était de – 151 MEUR. Cela signifie que les prêts des filiales des opérateurs koweïtiens en France sont supérieurs au capital octroyé par les opérateurs aux filiales, donc que celles-ci sont endettées.

Le flux d’investissements directs vers la France était positif en 2017 (+2 MEUR) après avoir reculé en 2016 (-97 MEUR).

                                        Les investissements koweïtiens en France

 

Il est probable que la réalité des investissements koweïtiens en France soit différente et que les montants investis soient supérieurs. La création d’un fonds bilatéral KIA-Caisse des dépôts et consignations, un temps envisagé, n’a finalement pas été réalisée. Pour autant, BPI France et KIA se sont rapprochées en 2013 pour créer CITA Investissement, une société d’investissement dans le non-coté, dotée de 100 millions d'euros.

2.2 Les investissements français au Koweït sont marginaux.

Peu de données sont accessibles pour mesurer les flux d’investissements français au Koweït. Selon la Banque de France, le stock d’IDE français au Koweït s’élevait à 102 MEUR en 2016. En flux, nos investissements directs au Koweït progressaient de 6 MEUR.

3/ La présence française au Koweït demeure modeste mais un renforcement semble accessible.

3.1 Une vingtaine d’entreprises françaises sont présentes au Koweït.

A ce jour, une vingtaine d’entreprises ou de filiales d’entreprises françaises sont installées au Koweït, dont Total, Engie, BNP Paribas, Carrefour, Thalès, Accor, Air France KLM, Air Liquide, Capago, Veolia OTV, Bureau Veritas, Schneider Electric. Plus de 80 franchises sont également présentes.

Ce tissu industriel, d’origine France, semble pouvoir se renforcer au vu du plan national de développement actuellement mis en œuvre.

3.2 Les perspectives pour les entreprises françaises sont intéressantes.

Le Koweït a dévoilé, le 30 janvier 2017, sa stratégie de long terme « Vision du Koweït en 2035 », destinée à planifier son développement socio-économique et à diversifier ses secteurs d’activité. Les grands projets d’infrastructures et notamment l’effort annoncé dans le nord du pays offrent des opportunités à nos entreprises pour répondre au mieux aux besoins du pays (transports, santé, BTP, énergie, tourisme, sécurité, protection de l’environnement).

La valorisation d’environ 25% du territoire national, décidée par les autorités koweïtiennes, devrait permettre à nos sociétés de monter en puissance via leurs partenaires locaux, grâce à l’exportation de biens d’équipement et à l’implantation de filiales opérant dans les secteurs porteurs.

 

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