COLOMBIE
En 2025, le commerce bilatéral entre la France et la Colombie reprend des couleurs.
En 2025, les échanges bilatéraux entre la France et la Colombie s’élèvent à 1,4 Md€, dépassant leur moyenne de longue durée après une baisse marquée en 2024 (1,2 Md€). La Colombie est le 4e partenaire de la France en Amérique latine. Cette amélioration résulte à la fois d’une hausse des exportations françaises (+14 %), notamment dans le secteur aéronautique (+47 %), et d’une forte progression des importations françaises (+22 %), tirée par le secteur cafetier (tant en prix qu’en quantité). Bien que nos exportations aient moins progressé que nos importations, la France conserve un excédent bilatéral important (près de 300 M€) lié à l’attractivité de nos exportations aéronautiques, mais également chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques.
1. En 2025, les échanges commerciaux retrouvent leur dynamisme, permettant le maintien d’un excédent bilatéral pour la France.
En 2025, les échanges commerciaux entre la France et la Colombie augmentent de 17 % pour atteindre 1,4 Md€. Les échanges commerciaux reprennent, dépassant la moyenne de longue durée (1,2 Md€ entre 2017 et 2024, cf. Graphique 1 en annexe), après une baisse marquée en 2024 (‑28 % par rapport à 2023). Toutefois, les échanges restent en-deçà des niveaux records enregistrés en 2022 et 2023 (1,7 Md€). Les exportations françaises vers la Colombie reprennent (+14 %), bien que moins rapidement que les importations en provenance de Colombie (+22 %). La Colombie est le 4e partenaire de la France au niveau régional, derrière le Mexique, le Brésil et le Chili, mais devant l’Argentine.
La France enregistre un excédent commercial stable par rapport à 2024, à 292 M€. La France connaît un excédent bilatéral avec la Colombie depuis 2018 et affiche un taux de couverture[1] moyen élevé de 166 % entre 2018 et 2025 (152 % en 2025 après 163 % en 2024), témoignant de l’attractivité de ses exportations. La France présente des excédents dans cinq des huit secteurs d’analyse, ne présentant des déficits que dans l’agriculture, les hydrocarbures et les produits pétroliers raffinés et coke (cf. Graphique 2).
2. Les exportations connaissent une croissance dans presque tous les secteurs mais le poids de l’aéronautique demeure structurant dans les échanges bilatéraux avec la Colombie.
Les exportations françaises vers la Colombie ont atteint 854 M€, en hausse de +14 % par rapport à 2024, renversant la tendance baissière à l’œuvre depuis 2023. Les exportations dépassent désormais leur moyenne constatée entre 2017 et 2024 (743 M€, cf. Graphique 3) sans atteindre les niveaux atteints en 2022 (1,1 Md€) et 2023 (1 Md€), liés à la reprise postpandémie. Tous les postes d’exportation sont en hausse en 2025, hormis les produits agricoles (‑32 %).
Les exportations de la France sont principalement réparties entre (cf. Graphique 4) :
- Les produits industriels (39 % des exportations, +6 % vs 2024) : les principaux sous-postes (produits chimiques, parfums et cosmétiques, et produits pharmaceutiques) connaissent une hausse (+4 % et +2 % respectivement), soulignant l’attractivité de ces produits traditionnels d’exportations de la France. Les exportations des produits métallurgiques et métalliques croissent significativement (+25 % ; 3,6 % des exportations totales) ;
- Les matériels de transport (33 %, +35 %) : les avions civils occupent le premier poste d’exportations vers la Colombie (25 % des exportations totales et 75 % des exportations de matériel de transport) et connaissent une hausse significative de 47 % en 2025 par rapport à 2024, pour atteindre 212,5 M€ ;
- Les équipements mécaniques (12 % des exportations, en hausse de +9 %) ainsi que les produits des industries agroalimentaires (10 % ; +22 %) sont en hausse (cf. Graphique 5). Sur ce dernier poste, les pommes de terre congelées représentent le 3e produit le plus exporté par la France (40 M€), derrière les avions et les médicaments.
3. Les importations connaissent une reprise significative, portées par le dynamisme du secteur cafetier colombien.
Les importations en provenance de Colombie sont en hausse de +22 % sur l’année, après une chute de ‑22 % en 2024 (cf. Graphique 6). Elles dépassent leur moyenne (465 M€ entre 2017 et 2024), avec 562 M€.
Les importations agricoles, si elles constituaient déjà le premier poste d’importations ont significativement augmenté (+46 %) pour représenter 58 % des importations totales (cf. Graphique 7). En particulier, les importations de café deviennent le 2e poste d’importation (20 % des importations totales avec 114 M€, en hausse de 310 %), reflétant la dynamique du secteur cafetier colombien en 2025 (liée, en volume, à des conditions climatiques favorables et, en valeur, à une hausse des prix au niveau mondial). Les bananes restent le premier produit importé par la France (21 % des importations ; 120 M€). La Colombie est le 15e fournisseur de produits agricoles de la France.
Les autres composantes principales des importations sont en baisse (cf. Graphique 8). D’une part, les importations d’hydrocarbures naturels (14 % des exportations, 78 M€) reculent (‑16 %) du fait de la chute des importations de houille. D’autre part, les importations de produits industriels (14 % des exportations) connaissent également une baisse marquée (‑16 %), liée à la chute des importations de pierres précieuses (rubis, saphirs et émeraudes, ‑28 %), qui ne représentent désormais plus que 36 M€.
[1] Rapport entre exportations et importations. Un taux inférieur à 100 % traduit un déficit commercial, tandis qu’un taux supérieur à 100 % indique un excédent. L’écart par rapport à 100 % renseigne sur l’ampleur du déséquilibre commercial.