Commerce extérieur

À près de 564 Md€ en 2019, le volume des échanges commerciaux de la Belgique - selon le concept national (1) - a très légèrement augmenté sur l’année (+0,52%), mais se solde toujours par un déficit de près de 5,6 Md€. La part des échanges intra-UE est de 70% environ, les Pays-Bas, l’Allemagne et la France restant les trois premiers fournisseurs et les trois premiers clients du pays. Le secteur chimique et pharmaceutique est largement dominant, à l’image de son dynamisme dans l’économie belge. Environ 80% des échanges belges en 2019 sont réalisés par la Région flamande, en déficit de 12,9 Md€ cependant, tandis que la Wallonie dégage un excédent de 12,8 Md€.

1. Malgré des échanges intra-UE dynamiques, l’exercice 2019 se solde par un déficit de 5,6 Md€.

  • À près de 564 Md€ en 2019, le volume des échanges commerciaux de la Belgique a très légèrement augmenté, tandis que la part des échanges intra-UE demeure prédominante.

Cette hausse est de 0,54% sur l’année. Les exportations passent de 274 Md€ à 279 Md€ (+2%), tandis que les importations ont diminué de 0,9%, passant de 287 Md€ à 285 Md€. L’exercice 2019 se solde par un déficit de 5,6 Md€, bien inférieur à celui de l’année précédente (-13,5 Md€ en 2018) avec un taux de couverture de 98,0%.

La part des échanges intra-UE est de 70% environ. Les trois premiers fournisseurs de la Belgique sont dans l’ordre les Pays-Bas (58,4 Md€ d’importations et 20,5% de part du marché belge), l’Allemagne (40 Md€ et 14,0% du marché) et la France (31,8 Md€ et 11,2% du marché). Les mêmes pays constituent le trio de tête des clients du Royaume, l’Allemagne étant cependant la première destination à l’export (49,4 Md€ d’exportations, 17,7%), suivie par la France (38,2 Md€, 13,7%) puis par les Pays-Bas (32,2 Md€, 11,4%). À eux trois, ces pays représentent 45,7% des importations de la Belgique en 2019 et 42,9% de ses exportations.

  • Hors UE, les Etats-Unis sont le premier partenaire de la Belgique, la position des autres partenaires de la Belgique ayant légèrement évolué.

Premier partenaire de la Belgique hors UE avec 36,9 Md€ d’échanges en 2019, les Etats-Unis sont le 4e fournisseur du Royaume (16 Md€ d’importations) et son 4e client  (21 Md€ d’exportations). Ils représentent 22% de la totalité des échanges belges extra-UE (18,9% en 2018). De son côté, la position commerciale du Royaume-Uni, deuxième partenaire de la Belgique hors-UE, se dégrade. Le pays passe de 6e à 7e fournisseur de la Belgique en 2019 avec 11,7 Md€ d’importations belges et de 4e à 5e client en 2019 avec 16,8 Md€ d’exportations. Ce recul pourrait notamment être dû aux incertitudes liées au Brexit auquel la Belgique se trouve particulièrement exposée.

Pointant 9e au palmarès des fournisseurs et 11e à celui des clients, la Chine, en léger recul sur l’année 2019, est le troisième partenaire de la Belgique hors UE, avec 13,3 Md€ d’échanges en 2019 (5,2 Md€ à l’export ; 8,1 Md€ à l’import). Avec 12 Md€ d’échanges le Japon est le quatrième partenaire hors UE (3,1 Md€ à l’export ; 8,9 Md€ à l’import) suivi par l’Inde avec 9,1 Md€ d’échanges.

  • Au niveau des régions, la part prise à ces échanges par la Flandre est importante et augmente régulièrement.

Environ 80% des échanges belges en 2019 sont réalisés par la Région flamande, la Wallonie représentant 16% de l’ensemble contre 14,4% en 2018 et la Région Bruxelles-Capitale 3,7%. Mais si elle contribue relativement peu au commerce extérieur du pays, la Wallonie lui permet en revanche de limiter son déficit puisqu’elle dégage en 2019 un excédent de plus de 12,8 Md€, offrant un taux de couverture de 133%, quand la Flandre affiche un déficit de 12,9 Md€ et un taux de couverture de 94,5%.

2. La performance du secteur chimique et pharmaceutique en Belgique se reflète dans le dynamisme de son commerce extérieur.

  • Tant au niveau des importations que des exportations, les produits chimiques ou des industries connexes occupent une place prépondérante.

Du côté des importations, les produits chimiques ou des industries connexes sont dominantes (62,9 Md€ et 22,1% des importations totales), suivis des machines et appareils (40,8 Md€), produits minéraux (36,8 Md€) et matériels de transport (36,8 Md€). À un niveau fin, les produits pharmaceutiques pour le premier agrégat, les réacteurs nucléaires, machines, appareils et engins mécaniques pour le second, les combustibles pour le troisième, et les automobiles pour le quatrième, incarnent principalement ces importations.

Du côté des exportations, les mêmes produits chimiques ou des industries connexes sont en tête, à près de 73 Md€ et 26% du total. Suivent les matériels de transport (35,4 Md€), les machines et appareils (29,5 Md€) et les métaux communs (23 Md€). À un niveau fin, les produits pharmaceutiques et les produits chimiques organiques pour le premier agrégat, les automobiles pour le second les réacteurs nucléaires, machines, appareils et engins mécaniques pour le troisième et la fonte, le fer et l’acier pour le quatrième sont les grandes catégories portant ces exportations.

  • Les produits chimiques et plastiques affichent les meilleurs soldes de l’exercice.

Ils sont excédentaires respectivement à 9,7 et 6,8 Md€. Ce dynamisme se reflète dans la performance du secteur pharmaceutique, les exportations réalisées par ce secteur représentent plus de 10 % du volume total des exportations belges. Les produits des industries alimentaires complètent le podium à 5,5 Md€ d’excédent. Les déficits les plus marqués sont ceux des produits minéraux (-15,2 Md€), des machines et appareils électriques (-11,3 Md€) et des produits du règne végétal (-2,5 Md€).

Dans les régions, le secteur de la chimie et de la pharmacie est également celui qui domine les échanges, tant en Flandre (97,5 Md€ soit 21,5% de la totalité) qu’en Wallonie (presque 34,8 Md€ soit 38,6%). Les matériels de transport et les machines et appareils électriques du côté flamand, ainsi que les métaux et les machines et appareils électriques côté wallon s’illustrent à la suite au classement des performances régionales. De son côté, la Région Bruxelles-Capitale est déficitaire sur la quasi-totalité des postes, le plus important déficit étant représenté par les machines et appareils électriques (-2,8 Md€).

 

(1) Concept national / Note BNB : les données sont établies selon le concept communautaire pour la Belgique seule, et selon le concept national pour la Belgique et les régions. Le concept communautaire concerne toutes les opérations d'importation et d'exportation de marchandises y compris les achats (importations) et ventes (réexportations) en Belgique entre entreprises non-résidentes. En revanche, le concept national reprend uniquement les opérations d'importations et d'exportations dans lesquelles une entreprise résidente est contrepartie.

 

 

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