Relations économiques bilatérales

Les échanges commerciaux franco-émiriens ont enregistré un rebond en 2019 (+ 8% en g.a.) et restent nettement excédentaires en faveur de la France. Les entreprises françaises sont durablement implantées dans l’ensemble des secteurs stratégiques de l’économie émirienne. Les flux d’investissement des EAU sont peu orientés vers la France, mais se renforcent.

1. Les échanges commerciaux franco-émiriens ont enregistré un rebond en 2019 (+ 8% en g.a.) et restent nettement excédentaires en faveur de la France.

Les EAU sont le 2ème partenaire commercial de la France au Proche et Moyen-Orient.

Les EAU sont le 2ème client de la France parmi les pays du Proche et Moyen-Orient (22% des exportations françaises dans la région en 2019) et son 3ème fournisseur (13% des importations françaises). Les échanges commerciaux bilatéraux (exportations et importations) s’établissaient à 4,8 Mds EUR en 2019 (+8% en g.a.). Le solde de notre balance commerciale bilatérale est structurellement excédentaire, les EAU constituent le 7ème excédent commercial de la France dans le monde (1,74 Md EUR en 2019). La France importe relativement peu de produits émiriens, les EAU ne contribuant que marginalement à l’approvisionnement énergétique de la France. Ces flux progressent toutefois rapidement (+20% en 2019 en g.a.) et réduisent mécaniquement le niveau de notre excédent commercial.

Les échanges commerciaux franco-émiriens ont progressé en 2019, après cinq années de baisse tendancielle.

Les exportations françaises aux EAU ont enregistré une légère augmentation en 2019 (+3% en g.a. à 3,3 Md EUR) mais restent nettement inférieures au pic atteint en 2014. Nos ventes d’aéronefs, qui représentaient un quart du total en 2014, ont depuis été divisées par 4 environ.

La structure de nos exportations est diversifiée et relativement stable (hors aéronautique). Nos ventes sont notamment composées d’équipements mécaniques et électroniques (800 M EUR ; 25% de nos exportations) suivis des produits chimiques, parfums et cosmétiques (710 M EUR ; 22%). Les filières du luxe restent dynamiques et enregistrent une progression de 7% en glissement annuel pour atteindre 980 M EUR en 2019 (soit environ 30% de nos exportations totales). 

Dominées par les hydrocarbures, nos importations ont atteint leur plus haut niveau en 2019 à 1,5 Md EUR. Les produits pétroliers raffinés représentaient près de 80% de nos achats.

Les parts de marché de la France aux EAU s’érodent depuis le début des années 2000.

Elles sont passées de 7% en 2000 à 2,2% en 2019. La France était le 11ème fournisseur des EAU en 2019, soit un rang de moins par rapport à l’année précédente. La Chine, l’Inde et les Etats-Unis sont les premiers fournisseurs des EAU avec des parts de marché respectives de 16%, de 9% et 8%.
 
2. Les entreprises françaises sont durablement implantées dans l’ensemble des secteurs stratégiques de l’économie émirienne.

La France dispose d'une présence économique forte et diversifiée aux EAU.

Les EAU accueillent le plus grand nombre d’implantations françaises au Moyen-Orient avec environ 600 filiales employant plus de 30 000 collaborateurs (parmi lesquels plus de 220 VIE). Plusieurs grands groupes comme des PME/ETI ont choisi d’implanter leurs sièges régionaux à Dubaï, notamment dans des zones franches. Les entreprises françaises sont actives dans l’ensemble des secteurs majeurs de l’économie régionale (aéronautique et spatial, civil et militaire, produits de luxe, énergie, développement durable, transports urbains, banques et assurances, hôtellerie, grande distribution, industrie). 

La France est l’un des principaux investisseurs étrangers aux EAU.

Le stock d’IDE français aux EAU s’établissait à 1,25 Md EUR à la fin de l’année 2018. La France serait le 4ème investisseur étranger aux EAU avec 4% du stock en 2016, derrière le Royaume-Uni (16,2%), l’Inde (5,4%) et les Etats-Unis (4,2%). La France est le 3ème investisseur étranger dans l’Emirat d’Abu Dhabi en 2016 (avec 7,7% du stock d’IDE) et le 5ème investisseur dans l’Emirat de Dubaï en 2018. Les entreprises françaises sont les principaux acteurs du marché émirien dans plusieurs secteurs (énergie, eau, hôtellerie notamment).  

 

3. Les flux d’investissement des EAU sont peu orientés vers la France, mais se renforcent.

Les EAU sont le 2ème investisseur du Golfe en France.

Les EAU sont le 2ème investisseur des pays du Golfe, après le Qatar, avec un stock d’IDE de 1,46 Md EUR en 2018 (soit 25% des investissements en provenance de cette région). Néanmoins, ce chiffre semble être sous-estimé, il est en effet très difficile de tracer l’ensemble des opérations impliquant des entités ou des individus émiriens en France. Environ 50 entreprises sont détenues partiellement ou majoritairement par des capitaux émiriens en France.

Le portefeuille d’actifs des EAU en France est dominé par l’immobilier.

Les investissements émiriens restent très orientés vers les valeurs mobilières et l’immobilier, soit directement, soit via des fonds de placement. Faible par rapport aux capacités d’investissement des EAU, l’investissement dans l’industrie connaît toutefois une progression depuis 2013. Les territoires privilégiés sont l’Île-de-France, la région Rhône-Alpes et la région PACA.

 

 
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