Actualités économiques et sectorielles d'Asie du Sud du 21 au 27 septembre
Inde
Actualité macroéconomique
Un plus haut depuis trois mois pour la croissance du secteur privé en Inde
Selon l’article de The Economic Times, la croissance de l’activité du secteur privé indien s’est accélérée en septembre, atteignant son niveau le plus élevé depuis trois mois. En effet, le HSBC Flash India Composite PMI est passé de 54,3 en août à 56,5 en septembre, et ce, grâce à une amélioration simultanée en septembre de l’activité manufacturière, passant de 52,8 en août à 55,7, et des services, de 54,1 à 55,8. La croissance des ventes des entreprises manufacturières a notamment atteint son niveau le plus élevé depuis sept mois, avec néanmoins un ralentissement de la croissance des exportations, un plus bas depuis trois ans. La confiance des entreprises concernant leur activité au cours des douze prochains mois a également progressé, atteignant son plus haut niveau depuis quatre mois. Le niveau global de l’indice PMI demeure toutefois inférieur à celui enregistré en septembre 2025, lorsque celui-ci atteignait 61,9. Par ailleurs, bien que le PMI composite de septembre à 56,5 donne une image très positive du mois, la moyenne du PMI composite sur le T3 ressort à 55,1, contre 58,2 au T2.
Dans le détail pour le mois de septembre, du côté des services, les entreprises indiquent de nouvelles commandes avec un renforcement de la demande pour les services immobiliers, les transports, les nouvelles réservations de voyages et les solutions logicielles et numériques. Concernant l’industrie manufacturière, les entreprises font état d'une demande plus forte pour les produits en aluminium, les produits électroniques, l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et les nouveaux modèles de produits. Les achats d’intrants ont augmenté à leur rythme le plus rapide depuis février, l’indice mesurant les stocks de produits finis a atteint son niveau le plus élevé depuis 11 ans et demi. Selon Mme. Pranjul Bhandari, économiste en cheffe HSBC, les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont incité les entreprises à constituer davantage de stocks afin de se prémunir contre les incertitudes et les éventuelles perturbations d’approvisionnement.
Révisions simultanées à la hausse des agences de notation et institutions financières concernant la croissance indiennes FY27
L’économie indienne semble susciter un regain d’optimisme simultanée auprès des agences de notations et des institutions financières internationales avec un rehaussement synchrone de leurs prévisions. A commencer par Fitch Ratings qui a relevé sa prévision de croissance de l’Inde pour l’exercice 2026-27 de 6,4 % à 6,9 %, quelques heures après que S&P Global Ratings a porté sa prévision de 6,6 % à 7 %. Moody’s avait déjà relevé la semaine précédente sa prévision de 6 % à 7 %. Pareillement, la Banque asiatique de développement (BAsD) a relevé sa prévision de croissance pour le géant du Sud à 7 % en 2026, portée par la solidité de la consommation, de l’investissement et des dépenses publiques. A noter que l’OCDE est l’institution ayant le plus fortement relevé sa prévision en anticipant désormais 7,1 % la croissance en FY27, contre 6,3 % prévus en juin.
Ces révisions à la hausse interviennent après l’annonce d’une croissance du PIB de 7,8 % au premier trimestre de l’exercice 2026-27, une performance contre toutes attentes au regard des tensions au Moyen-Orient, du prix du baril et des incertitudes commerciales mondiales. Le principal argumentaire derrière ces révisions repose notamment sur la vigueur de l’investissement, notamment privé largement soutenu par les dépenses d’investissement public, mais également sur la consommation, la croissance de l’industrie manufacturière et des services, ainsi que sur une forte progression du crédit (+19% en g.a. en juillet, crédit non-alimentaire). Pour rappel, au T1 FY27, la formation brute de capital fixe a progressé de 11,9 %, l’industrie manufacturière de 9,2 % et la consommation privée de 7,1 %. Les services financiers, immobiliers et professionnels ont progressé d’environ 12,1 %. Fitch prévoit une progression de l’investissement de plus de 10 % en FY27.
Malgré les révisions à la hausse de Fitch, Moody’s et S&P, aucune de ces agences ne prévoit que le rythme trimestriel de 7,8 % se maintienne. Fitch anticipe un ralentissement au cours du reste de FY27, notamment en raison d’une mousson potentiellement moins favorable, de l’inflation et de signes de ralentissement dans l’industrie et les services. La BAsD, quant à elle, souligne le renforcement du phénomène El Niño, combiné à des prix de l’énergie toujours élevés, pourrait provoquer un nouveau choc inflationniste, et ainsi une politique monétaire restrictive, dans une économie où les prix alimentaires ont une influence particulièrement forte sur le budget des ménages.
Actualité sectorielle
Près de 40 % des centrales à charbon indiennes fonctionnent avec des stocks de charbon au plus bas
En Inde, près de 40 % des centrales thermiques à charbon (74 sur 186) présentent des stocks critiques au 19 septembre 2026, selon les données actualisées du Central Electricity Authority. Ces niveaux, inférieurs à 25 % des stocks requis et permettant moins de trois jours d’autonomie, marquent une dégradation significative par rapport à la semaine précédente (60 centrales concernées).
Cette situation résulte principalement d’une demande électrique soutenue, oscillant entre 230 et 250 GW ces derniers jours, avec un pic historique à 271 GW en mai 2026, lié à des températures élevées favorisées par le phénomène El Niño. Les perturbations logistiques induites par des moussons erratiques ont par ailleurs ralenti l’acheminement du charbon, malgré les mesures correctives annoncées début septembre par les ministères du Charbon et des Chemins de fer (hausse des approvisionnements).
Les analyses de l’organisme de recherche indien Crisil soulignent que cette tension reflète un déséquilibre temporaire d’acheminement plutôt qu’une contrainte structurelle. La production renouvelable, en hausse de 21 % entre avril et août 2026, reste insuffisante pour couvrir la demande continue, maintenant le charbon comme ressource indispensable.
Le ministère de l’aviation civile a annoncé le lancement de la nouvelle phase du programme de connectivité régionale UDAN
Le ministère de l’Aviation civile a acté le 22 septembre le déploiement de la nouvelle phase du programme UDAN, en signant 21 protocoles d’accord (MoU) avec divers États et Territoires de l'Union. Cette étape vise à accélérer le développement des infrastructures aéroportuaires et la desserte des régions isolées.
La principale innovation de cette nouvelle phase repose sur le lancement d'un nouveau portail numérique. Ce mécanisme permet aux gouvernements locaux de soumettre des projets de développement de pistes ou d’héliports en fonction de leurs priorités territoriales. Un cycle d'appels d'offres compétitif sera ensuite ouvert aux compagnies aériennes pour l'exploitation de ces liaisons.
Les objectifs pour la prochaine décennie sont ambitieux : desservir 120 nouvelles destinations et transporter 40 millions de passagers supplémentaires. Depuis sa création en 2016, le programme a déjà permis l'ouverture de 95 aérodromes et de 687 lignes régionales. Le gouvernement cite notamment le désenclavement réussi des aéroports de Tezu (Arunachal Pradesh) et de Purnea (Bihar), devenus de véritables moteurs économiques locaux. À plus long terme, cette dynamique de maillage territorial ambitionne de stimuler l'écosystème indien de l’aviation.
Pakistan
Actualité macroéconomique
Le Pakistan réforme sa haute fonction publique
A la suite des conclusions des deux comités institués par le Premier Ministre, le gouvernement aurait arrêté les grandes lignes de la réforme du Central Superior Services (CSS). Son coût est estimé à quelques 35 M EUR. Ce projet reprend la majorité des conclusions des comités (43/46), dont la création de 11 cadres techniques (dont TIC, RH, ingénierie, science, droit, énergie, climat, agriculture, éducation et santé).le concours unique du CSS serait maintenu mais le processus de recrutement serait raccourci à 6 mois au plus, le seuil d’admissibilité serait relevé de 33 à 40 %, l’insuffisante maîtrise de l’anglais resterait éliminatoire et un test de raisonnement analytique serait introduit. L’ensemble des institutions de formation seraient fusionnées en une unique National University of Public Administration.
Le système d’évaluation serait refondu : contrat d’objectif avec les différents départements ministériels, pilotage par le secrétariat fédéral des primes, évaluation semestrielle des hauts fonctionnaires, earmarking de 5% de la masse salariale pour l’évaluation au mérite.
Le cabinet ajuste les normes IFRS aux spécificités des entreprises publiques.
Le comité du cabinet en charge du suivi des entreprises publiques a décidé, contre l’avis de la CMU du MoF de ne pas appliquer la IFRS9 concernant les créances non réglées à temps, ce qui évitera aux entreprises publiques de les provisionner.
Actualité sectorielle
Une étude de faisabilité pour la construction d’un nouveau terminal aéroportuaire à Gilgit devrait être remise à la Commission de la défense du Sénat
La construction d’un nouveau terminal permettrait de répondre à la demande touristique croissante qui va conduire en décembre prochain Airblue à positionner plus d’A320 sur la liaison ISL – Giilgit (Baltistan) et Airsial à ouvrir une liaison (probablement depuis son hub de Sialkot).
L’ouverture du marché de l’électricité se concrétise pour les grands comptes
L’opérateur Ismo (Independent System and Market Operator) a annoncé la publication de l’appel à projet (request for proposal) portant sur la moitié des 800 MW destinés à être adjugés sur une période de 5 ans. Cette procédure d’enchères permettra aux industriels pakistanais de diversifier le cas échéant leurs sources d’approvisionnement au-delà des opérateurs publics (en internalisant la fourniture d’électricité ou en faisant appel à des producteurs indépendants), dans la limite de 160 MW sur la période, toutes adjudications confondues.
Bangladesh
Actualité macroéconomique
Le taka s'apprécie faiblement face au dollar, une première en cinq ans et demi
Selon un rapport de la Bangladesh Bank publié le 22 septembre, le taka, après une dépréciation continue de cinq ans et demi face au dollar, a vu son taux légèrement remonter. Entre juin 2025 et juin 2026, la monnaie s'est appréciée de 0,06 % en glissement annuel, puis de 0,77 % entre le 30 août et le 17 septembre 2026, faisant reculer le taux de change de 123,95 à 123,00 Tk pour un dollar. Depuis 2021, le taux était passé de 85,80 à un pic de 123,95 Tk (–45 %). Une appréciation durable réduirait le coût des importations (carburants, matières premières) et le poids de la dette extérieure, mais son maintien dépendra des importations, exportations, transferts de fonds de la diaspora, des réserves de change et des conditions à venir sur les marchés internationaux.
La BAsD abaisse sa prévision de croissance à 4 % pour FY27 et relève l'inflation à 9 %
La Banque asiatique de développement (BAsD) a révisé le 23 septembre sa prévision de croissance du PIB bangladais pour l'exercice FY27 à 4 %, contre 4,5 % anticipés en juillet, invoquant les tensions persistantes du secteur bancaire (créances douteuses élevées, coût du crédit), les pénuries d'énergie et la faiblesse de l'investissement. La croissance industrielle est attendue à 3,3 %, tandis que les services resteraient plus résilients (4,7 %), soutenus par les transferts de fonds des migrants. Simultanément, la BAsD a relevé sa prévision d'inflation FY27 à 9 %, contre 8,8 % en juillet, plaçant le Bangladesh au 4e rang des 43 économies en développement les plus inflationnistes d'Asie, derrière la Turquie, Myanmar et le Kazakhstan. L'inflation en glissement annuel s'est établie à 8,26 % en août (contre 8,32 % en juillet), au-dessus de l'objectif gouvernemental de 7,5 % pour FY27. La Bangladesh Bank a maintenu son taux directeur à 9,5 % le 23 septembre, dans l'attente de mesurer l'impact de la récente hausse des prix des carburants et de la nouvelle échelle salariale de la fonction publique, deux facteurs identifiés par la BAsD comme sources de pressions inflationnistes supplémentaires.
The Daily Star ; The Daily Star
Approbation de la hausse des salaires publics, à l’encontre des recommandations du FMI
Le gouvernement bangladais a approuvé le fin août 2026 la « National Pay Scale 2026 », un plan de révision et de hausse des salaires de base des fonctionnaires qui devrait s’étendre en 4 phases, de juillet 2026 à janvier 2028. Cette réforme devrait notamment porter le salaire de base minimum de 8 250 à 20 000 Tk (~58 à 140 €/mois, +142 %), et le maximum de 78 000 à 156 000 Tk (~545 à 1 090 €/mois, +100 %). Le Ministère des finances a annoncé que le coût des deux premières phases s’élèverait à 373,7 Md Tk (~2,6 Md €) : 233,1 Md Tk (~1,6 Md €) pour les personnels civils et militaires, 140,6 Md Tk (~1 Md €) pour les pensions, un montant dans les clous de l'enveloppe de 440 Md Tk (~3,1 Md €) provisionnée dans le budget FY2026-27. Une fois pleinement appliquée, la réforme devrait porter le surcoût annuel à 1 055,8 Md Tk (~7,4 Md €). Rétroactive au 1er juillet 2026, la mesure concerne 2,4 millions d'agents et 925 000 pensionnés. Le FMI avait pourtant recommandé de reporter la réforme d'au moins deux ans, invoquant la faiblesse des recettes fiscales et le déficit budgétaire en hausse. La Banque asiatique de développement cite désormais la nouvelle grille salariale comme l'un des facteurs de pression inflationniste pour l'exercice FY27.
The Daily Star ; The Daily Star
Actualité sectorielle
La hausse des prix des carburants se répercute sur la chaîne logistique portuaire
Le gouvernement a relevé de 20 Tk/litre les prix des quatre principaux carburants à compter du 21 septembre, portant le diesel à 135 Tk, l'octane à 165 Tk, l'essence à 160 Tk et le kérosène à 155 Tk, en raison de la hausse des coûts d'importation liée au conflit au Moyen-Orient. En réaction immédiate, les 21 dépôts intérieurs de conteneurs (ICD, Inland Container Depot) desservant le port de Chattogram (premier port du pays) ont relevé de 9,85 % six de leurs tarifs de manutention, invoquant une hausse de 17,4 % du prix du diesel (principal carburant des engins de manutention, les facilités en consommant plus de 70 000 litres par jour). Les opérateurs de quai et transporteurs routiers ont également engagé des démarches pour réviser leurs tarifs. Les industriels, dont la Bangladesh Knitwear Manufacturers and Exporters Association, alertent sur un renchérissement des coûts de production et un nouveau recul de la compétitivité des exportations bangladaises, déjà affectées par la crise énergétique en cours.
Sri Lanka
Actualité macroéconomique
Fitch relève la note souveraine du pays
Fitch Ratings vient de relever la note souveraine du Sri Lanka de CCC+ à B-, en l’assortissant d’une perspective stable. L’agence relève les progrès de la stabilisation macroéconomique et des réformes structurelles, qui ont réduit les risques de financement extérieur (net redressement des comptes publics et extérieurs, reconstitution progressive des réserves de change et amélioration des recettes publiques). Les fragilités restent importantes : niveau de la dette et de la charge des intérêts, hausse des remboursements de dette extérieure au cours des cinq prochaines années, particulièrement après 2028 et hausse des prix de l’énergie.
Fin de la mission FMI sans accord au niveau des services
La 7e et avant-dernière revue du programme EFF qui s’est achevée le 23 septembre n’a pour l’instant pas abouti à un accord au niveau des services. Le FMI souligne l’absence de désaccords fondamentaux et indique que davantage de temps est nécessaire pour poursuivre les discussions, notamment sur les orientations budgétaires pour 2027, la stratégie de recettes à moyen terme, la tarification de l’énergie, l’exécution des dépenses en capital et certains aspects de la législation anticorruption. La mission relève la bonne tenue des principaux indicateurs macroéconomiques, avec une croissance de 4,2% au deuxième trimestre et un système bancaire qui demeure bien capitalisé et rentable. Elle insiste néanmoins sur la persistance de risques extérieurs et sur la nécessité d’accélérer les réformes structurelles afin d’améliorer l’environnement des affaires, l’attractivité, l’ouverture commerciale, l’accès au financement et la numérisation.
Le projet de budget 2027 prévoit des dépenses en hausse de 13%
Le gouvernement sri-lankais a publié le 21 septembre l’Appropriation Bill (projet de loi de finance) pour l’exercice 2027, première étape formelle de la procédure budgétaire. Le texte prévoit 4 992,8 Mds LKR de dépenses, contre 4 434,4 Mds LKR dans l’Appropriation Act 2026, et maintient à Rs 3 800 Mds le plafond d’emprunt autorisé pour l’exercice. Ces montants ne constituent toutefois pas encore le budget définitif : l’Appropriation Bill fixe principalement les plafonds de crédits par ministère et l’autorisation d’emprunt. Les hypothèses macroéconomiques, prévisions de recettes, solde budgétaire et nouvelles mesures fiscales seront précisées lors de la présentation du budget au Parlement.
Actualité sectorielle
Mise en service d’une centrale solaire flottante et d’un premier système de stockage par batteries
Une centrale solaire flottante de 5 MW a été raccordée au réseau national sur le réservoir d’Ibbankatuwa, à Dambulla. Elle devrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter environ 7 500 ménages et permettre une économie annuelle d’environ 3 MUSD de devises, grâce notamment à une réduction de la consommation de diesel estimée à 2,5 millions de litres. Par ailleurs, une première installation de stockage par batteries de 10 MW/40 MWh a été mise en service à Anuradhapura, avec un investissement d’environ 1,73 Md LKR (5,2 MUSD). Elle permettra de stocker l’excédent d’électricité solaire produit en journée et de le restituer lors des pointes de consommation du soir, tout en contribuant à la stabilité du réseau. Le projet s’inscrit dans un programme prévoyant 16 installations commerciales de stockage par batteries.
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Maldives
Actualité macroéconomique
Les Maldives ont achevé le remboursement des bons du Trésor souscrits en 2019 par la State Bank of India
Ce financement, destiné au soutien budgétaire, avait été apporté en trois tranches de 50 MUSD et était comptabilisé par les autorités maldiviennes dans la dette intérieure, bien que libellé en USD et détenu par une banque indienne. Plusieurs fois reconduits à leur échéance, ces bons ont finalement été remboursés en trois étapes : 50 MUSD en janvier 2024, 50 MUSD en mai 2026 et les derniers 50 MUSD le 16 septembre 2026.
Afghanistan
Actualité sectorielle
« La fin est proche » pour les réserves d’eau de Kaboul
Une mission de 2 semaines de l’International Rescue Committee (IRC) a conclu que Kaboul pourrait devenir la première ville moderne à connaitre une pénurie d’eau d’ici 2029. Les alertes quant au manque d’eau pour la capitale afghane se sont multipliées ces dernières années. L’ONG Mercy Corps avait déjà alerté sur la baisse de près de 30 mètres des niveaux des nappes phréatiques en 2025 tandis qu’il existerait une surexploitation de près de 44 mètres-cube chaque année des ressources des nappes. Cette annonce intervient alors que les tensions avec le Pakistan et la crise en Iran ont fait revenir une bonne partie de la diaspora afghane dans la région. Ils seraient plus de 2 M en provenance d’Iran depuis 2 ans et 127 000 depuis le Pakistan sur les seuls mois de juillet et d’août 2026. Ces arrivées massives en partie concentrée sur Kaboul mettent une pression urbaine supplémentaire sur un réseau déjà au bord de la rupture.