Actualités économiques Nigeria-Ghana semaine du 7 septembre 2026
Le Nigeria acquiert 2 nouveaux satellites ; Le Nigeria signe un MoU avec APM Terminals pour développer le port de Badagry ; Une chercheuse nigériane remporte le Prix nigérian pour la science et l’innovation 2026 pour une innovation en IA appliquée à l’IRM ; L'économie du Ghana a progressé de 6,0% au T2 2026 ; Le Conseil budgétaire indépendant entre en fonction pour renforcer la soutenabilité des finances publiques ; Le crédit bancaire bondit de 39%, tandis que les créances douteuses reculent.
Nigeria
Le Nigeria approuve l’acquisition et le déploiement de deux nouveaux satellites de télécommunication
Au Nigeria, le Conseil exécutif fédéral a approuvé l’acquisition et le déploiement, par NigComSat, de deux satellites de télécommunications de nouvelle génération, dénommés NIGCOMSAT-2A et NIGCOMSAT-2B. Le projet doit accroître les capacités nationales en matière de haut débit, de radiodiffusion, de connectivité des entreprises et de communications gouvernementales. Le premier satellite doit être construit par Israel Aerospace Industries et le second par Thales Alenia Space. La signature avec Thales Alenia Space, pour NigComSat 2A a eu lieu mardi 8 septembre à la résidence de l’Ambassadeur de France au Nigeria.
Le Nigeria signe un MoU avec APM Terminals pour développer le port en eau profonde de Badagry
Le Conseil exécutif fédéral avait approuvé en 2022 la concession du port en eau profonde de Badagry selon un modèle de PPP de type « construire, posséder, exploiter et transférer ». Le MoU signé à Copenhague marque une étape importante dans le développement du projet de port entièrement nouveau, qui devrait offrir une capacité supplémentaire en eaux profondes, accueillir des porte-conteneurs de plus grande taille et créer de nouvelles opportunités de transbordement pour le Nigeria et l'ensemble du marché ouest-africain.
Une chercheuse nigériane remporte le Prix nigérian pour la science et l’innovation 2026 pour une innovation en IA appliquée à l’IRM
La scientifique nigériane et chercheuse en IA Mary Brenda Akoda a remporté le Nigeria Prize for Science and Innovation (NPSI) 2026, décerné par NLNG, pour GenScan AI, une technologie fondée sur l’IA visant à réduire significativement le temps nécessaire à la réalisation d’examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Elle devient ainsi la plus jeune lauréate de l’histoire du prix, doté de 100 000 USD. Cette innovation présente un fort potentiel pour les systèmes de santé à ressources limitées tels que celui du Nigeria en permettant d’optimiser l’utilisation des équipements d’IRM, de réduire les délais d’attente des patients et, in fine, d’élargir l’accès aux services d’imagerie médicale.
Ghana
Croissance économique de 6,0% au deuxième trimestre 2026
Du côté de la demande, la dépense réelle des ménages a reculé de 1,3% au T2-2026 en g.a., tandis que la formation brute de capital a progressé de 53,0%.
Du côté de l’offre, la composition de la croissance s’est déplacée en faveur des hydrocarbures. Après six trimestres durant lesquels l’activité hors pétrole et gaz progressait plus rapidement que le PIB total, l’écart s’est inversé depuis le début de l’année 2026. Au T1-2026, la croissance du PIB atteignait ainsi 6,4%, soit 0,1 point de plus que celle du PIB hors hydrocarbures ; au T2, elle s’élevait à 6,0%, soit 0,6 point de plus. Le secteur des hydrocarbures contribue donc davantage à la croissance, après avoir été relativement moins dynamiques au cours des trimestres précédents. Dans le même temps, la valeur ajoutée du pétrole et du gaz a rebondi de 22,4% en g.a., en partie grâce à un effet de base favorable, la comparaison s’effectuant avec une période de forte contraction de la production en 2025. Le redressement du champ Jubilee a également été soutenu par la mise en production du puits J74 en janvier, qui a ajouté environ 13 000 barils par jour (b/j). La production du champ a atteint 76 032 b/j en juin, après 68 909 b/j en mai.
Ce rebond pétrolier ne constitue toutefois qu’une partie de l’expansion : le pétrole et le gaz représentent environ 4% du PIB réel et ont apporté 0,8 pt aux 6,0% de croissance. Les services restent de loin le principal moteur, avec une progression de 8,0% et une contribution de 57,6 % à la croissance totale, portée notamment par l’information et la communication (+30,9%) et le transport et stockage (+14,9%). L’industrie a progressé de 4,3%, dont +6,6% pour l’industrie manufacturière, tandis que l’agriculture, qui représente 21,0 % de la valeur ajoutée, n’a crû que de 3,9% et que la pêche s’est contractée de 24,7%.
Le Conseil budgétaire indépendant entre en fonction pour renforcer la soutenabilité des finances publiques
Le Président Mahama a installé, le 8 septembre, le Conseil budgétaire indépendant du Ghana, chargé de contrôler le respect des règles encadrant les finances publiques. Composé de cinq membres nommés pour quatre ans, il devra examiner les décisions budgétaires du gouvernement, évaluer leur conformité avec le cadre en vigueur et formuler des recommandations indépendantes.
Prévue par la réforme de la loi sur la gestion des finances publiques adoptée en 2025, sa création s’inscrit dans le renforcement du cadre de responsabilité budgétaire, qui prévoit notamment de ramener la dette publique à 45% du PIB d’ici 2034. Le Conseil est présidé par l’ancien président du conseil d’administration de Standard Chartered Bank Ghana, Emmanuel Oteng Kumah, et compte parmi ses membres l’ancien gouverneur de la Banque du Ghana, Henry Akpenamawu Kofi Wampah. Son efficacité dépendra désormais de sa capacité à exercer pleinement et régulièrement son mandat de surveillance budgétaire.
Le crédit bancaire bondit de 39%, tandis que les créances douteuses reculent
Le secteur bancaire ghanéen a fortement accru son activité de crédit tout en améliorant la qualité de son portefeuille au premier semestre 2026. À la fin juin 2026, les prêts et avances atteignaient 124,3 Md GHS (9,6 Md EUR), en hausse de 39% en g.a., après 5,5% en juin 2025. Dans le même temps, le stock de créances douteuses a diminué de 20,7 Md GHS (1,6 Md EUR) à 19,9 Md GHS (1,5 Md EUR), faisant reculer leur poids dans l’encours total de 23,1% à 16,1%. Hors prêts déjà intégralement provisionnés, ce ratio tombe à 4,6%, après 8,5% un an plus tôt. Selon la Banque du Ghana, cette amélioration reflète un meilleur recouvrement des prêts et un renforcement de la gestion du risque de crédit.
L’expansion est avant tout portée par le secteur privé, dont les crédits ont progressé de 39,6% et représentent désormais 96,2% des encours bancaires (9,2 Md EUR). Les services concentrent 36,6% des crédits, devant le commerce et la finance (24,1%) et la construction (10,7%). Seule exception notable à l’amélioration du risque de crédit, le ratio de créances douteuses dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche s’est détérioré de 59,1% à 65,1%.