Flash conjoncture France - Que retenir de la baisse de l’investissement en construction au 2e trimestre ?
Au 2e trimestre, la baisse de l’investissement en construction s’est nettement atténuée (−0,2 % après −2,1 %) (cf. Graphique 1).
Cette baisse est tirée par les administrations publiques (−1,7 %, après −2,7 %). Le recul de l’investissement public en construction s’inscrit dans la dynamique attendue du cycle des élections municipales, avec un investissement des collectivités qui tend à accélérer en amont du scrutin puis à diminuer ensuite.
En parallèle, l’investissement en construction des entreprises rebondit (+0,4 %, après −2,0 %) et celui des ménages est presque stable (−0,1 %, après −2,2 %). Au total, l’acquis de croissance de l’investissement en construction pour 2026 à l’issue du 2e trimestre s’élève à −1,9 %, après −2,2 % en 2025.
Graphique 1 : Investissement en construction par secteur institutionnel, base 100 en 2014
Par type de construction, le repli de l'investissement reste surtout prononcé dans les travaux publics (−3,3 %, après −5,9 %). Les travaux publics désignent ici une catégorie d’ouvrages, comme la construction d’une route ou la pose d’un réseau de fibre optique, qui peuvent être commandés aussi bien par des administrations publiques que par des entreprises privées. La baisse des travaux publics au 2e trimestre est néanmoins largement tirée par les administrations publiques (−4,2 %, après −6,5 %).
Pour les ménages, les indicateurs disponibles suggèrent des évolutions différenciées entre le neuf et l’entretien-amélioration. La construction neuve de logements poursuit sa hausse au 2e trimestre. Elle devrait continuer de bénéficier de la hausse des mises en chantiers observée au cours des trimestres précédents, dont les effets sur l’investissement en comptabilité nationale se diffusent progressivement. Celles-ci avaient progressé pendant trois trimestres consécutifs avant de se replier légèrement au 2e trimestre 2026. Elles sont en hausse en juillet 2026 (+8,9 %, après +0,0 %), portant leur acquis à juillet à +25,0 % pour 2026, après −0,9 % en 2025 (cf. Graphique 2).
Graphique 2 : Permis de construire et mises en chantier dans le résidentiel
À l’inverse, l’activité en entretien-amélioration aurait continué de se replier au 2e trimestre, mais nettement moins qu’au trimestre précédent. Cette évolution peut être déduite du ralentissement marqué de la baisse de l’investissement en construction des ménages : alors que la construction neuve progresse et que l’entretien-amélioration représente la majeure partie de cet investissement, cette dernière composante a nécessairement reculé. Toutefois, ce repli aurait été moins prononcé qu’au 1er trimestre.