[Japon] IG – Enregistrement de 3 nouvelles Indications Géographiques dont le “thé japonais” / Statistiques - Le nombre d’agriculteurs passe sous le million, sous l’effet du vieillissement [...] [Corée du Sud] Politique agricole – Le Président ouvre la voie à une hausse des soutien publics à l’agriculture au nom du renforcement de la sécurité alimentaire [...]

Lettre AGRO Japon – Corée du Sud

  N° 95 - Juillet 2026

   drapeau Japon

L'image du mois :

plantX

Module de ferme pilote verticale en environnement totalement clos de l’entreprise PlantX inauguré le 9 juillet (voir infra) (copyright PlantX)

 

Sommaire

 

Japon
  • IG – Enregistrement de 3 nouvelles Indications Géographiques dont le “thé japonais”
  • Statistiques - Le nombre d’agriculteurs passe sous le million, sous l’effet du vieillissement
  • Investissement - Le gouvernement dévoile sa feuille de route d’investissements publics-privés dans la FoodTech
  • Innovation - Le ministère de l’Agriculture prévoit de sélectionner d’ici la fin de l’exercice 2026 dix technologies clés pour accélérer la transition écologique
  • Innovation- PlantX inaugure une ferme verticale en environnement totalement clos
  • GES – Une nouvelle méthodologie pour intégrer les émissions agricoles dans le suivi climatique des industries agroalimentaires
  • Déchets – Les résultats de l’année fiscale 2024/2025 confirment la trajectoire de réduction du gaspillage alimentaire
  • Génétique végétale – Projet de création d’un organisme en charge de la protection de semences végétales à forte valeur ajoutée
  • SPS- Le Japon retrouve son statut « indemne » de grippe aviaire
  • Beurre - Tensions inflationnistes et contraintes d’offre accélèrent la substitution

 Corée du Sud

  • Politique agricole – Le Président ouvre la voie à une hausse des soutien publics à l’agriculture au nom du renforcement de la sécurité alimentaire
  • Tarifs douaniers – Prolongation des quotas tarifaires sur les importations alimentaires pour contenir la hausse des prix
  • IA - Stratégie de données pour l’agriculture
  • Innovation – Le programme AX Sprint pour accélérer la commercialisation des produits et services utilisant l’IA va bénéficier au secteur agricole
  • Innovation – La Corée du Sud renforce sa gestion agricole et forestière grâce à un satellite dédié
  • Grippe aviaire – Le gouvernement renforce les importations d’œufs pour stabiliser les prix

Publications

  • Innovation – Publication de la stratégie japonaise d’innovation agricole pour 2026

Le chiffre à retenir : 986 600

Nombre d’agriculteurs professionnels principaux au Japon au 1er février 2026, qui passe pour la première fois sous le seuil du million (voir infra)

 

Japon

IG – Enregistrement de 3 nouvelles Indications Géographiques dont le “thé japonais”

Le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF) a annoncé le 10 juillet l’enregistrement du « thé japonais » au titre du système national des indications géographiques (IG). Cette reconnaissance intervient dans un contexte de forte croissance de la demande mondiale, notamment pour le matcha, ayant porté les exportations de thé vert à hauteur de 72,1 Mds JPY en 2025 (400 M EUR). Il s’agit du premier produit agricole relevant du MAFF dont l’aire de production couvre l’ensemble du territoire à bénéficier d’une IG. Tous secteurs confondus, le « thé japonais » devient le deuxième produit sans ancrage régional strict à être protégé, après le saké, enregistré sous l’autorité de la National Tax Agency. Cette reconnaissance vise à renforcer l’image de marque du thé japonais sur les marchés internationaux. Elle doit également permettre de mieux différencier les produits japonais des imitations étrangères. La lutte contre les contrefaçons constitue en effet un objectif central dans un contexte d’essor du marché mondial du matcha. Deux autres produits ont été enregistrés simultanément : l’anguille du lac Hamana et le lotus de Kaga. MAFF, the Japan Times

Statistiques - Le nombre d’agriculteurs passe sous le million, sous l’effet du vieillissement

Selon le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF), le nombre d’agriculteurs professionnels principaux est tombé à 986 600 au 1er février 2026 (-4,8 % sur un an), soit plus de moitié en moins depuis 2010. Ce recul s’explique par l’accélération des départs à la retraite dans un contexte de vieillissement marqué. Les 75 ans et plus représentent désormais 35,3 % des agriculteurs, contre seulement 12,6 % pour les moins de 50 ans ; l’âge moyen reste élevé à 67,7 ans. La capacité des grandes exploitations à absorber les terres libérées montre ses limites, posant un enjeu de maintien de la production nationale. Le nombre d’exploitations agricoles passe également sous 800 000 (799 700, -4,4 %). Les exploitations familiales reculent (-4,6 %), tandis que les structures sociétaires progressent (+1,2 %). La baisse touche l’ensemble du territoire, malgré une croissance des grandes exploitations. Enfin, le nombre d'exploitations cultivant du riz à des fins commerciales s'élève à 499 500, soit une baisse significative de 7,2 % (-38 800 exploitations). Ce recul est particulièrement marqué chez les petites structures de moins de 10 hectares. En contrepartie, les exploitations de 10 à 15 hectares ont progressé de 1 %, et celles de 15 hectares et plus ont augmenté de 4,3 %, confirmant la tendance à la concentration des terres entre les mains des plus grands producteurs. Japan Agricultural News

Investissement - Le gouvernement dévoile sa feuille de route d’investissements publics-privés dans la FoodTech

La Première ministre Sanae Takaichi a présenté, le 24 juin, la feuille de route du gouvernement japonais relative aux investissements publics-privés dans 17 secteurs stratégiques. Cette stratégie prévoit 2 000 Mds EUR d’investissements d’ici 2040, dont 53 Mds EUR consacrés à la FoodTech, répartis entre l’agriculture verticale (24 Mds EUR), l’aquaculture terrestre (15,7 Mds EUR), les machines alimentaires (6,5 Mds EUR) et les nouveaux aliments (5,4 Mds EUR). Ces financements seront distincts des budgets existants et attribués selon des critères techniques, de gestion et de potentiel à l’export. Le MAFF vise une part de 30% des marchés mondiaux pour l’agriculture verticale et l’aquaculture terrestre d’ici 2040. S’agissant des équipements agroalimentaires et des nouveaux aliments (protéines alternatives, aliments fonctionnels et nutritionnels), les objectifs de ventes sont fixés à 16,2 Mds EUR, avec une priorité donnée aux marchés européen et américain. Le gouvernement a également créé deux groupes de travail consacrés, d’une part, aux aliments issus de la fermentation (koji, mycélium) et, d’autre part, aux technologies de conservation de la fraîcheur, afin de favoriser leur déploiement et de réduire les pertes alimentaires à l’exportation. Foovo Bridge, Japan Agricultural News

Innovation - Le ministère de l’Agriculture prévoit de sélectionner d’ici la fin de l’exercice 2026 dix technologies clés pour accélérer la transition écologique

Le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF) prévoit de sélectionner d’ici fin 2026 une dizaine de technologies clés pour accélérer la transition verte (GX) dans les secteurs agricole et halieutique. L’objectif est de faciliter les investissements privés en précisant, pour chaque technologie, les perspectives de développement et la taille de marché à l’horizon 2030. Parmi les pistes figurent l’usage de l’IA et de la télédétection pour la gestion des sols, ainsi que la production de carburants à partir de biomasse. Le plan inclut aussi l’adaptation au changement climatique, la baisse des coûts des technologies vertes et le développement de cellules photovoltaïques de nouvelle génération (pérovskites). Cette initiative s’inscrit dans la stratégie « Midori » (2021), qui vise la neutralité carbone du secteur agricole d’ici 2050 et fixe un objectif de 25 % des surfaces agricoles en bio, contre environ 1 % aujourd’hui, impliquant un changement d’échelle majeur du secteur. Nikkei

Innovation- PlantX inaugure une ferme verticale en environnement totalement clos

La start-up tokyoïte Plantx a inauguré le 9 juillet à Koto (Tokyo) une unité pilote de ferme verticale en environnement totalement clos, présentée comme une première mondiale. Le système repose sur des modules empilés et totalement fermés, permettant un contrôle fin des paramètres de culture (température de l’eau, humidité, lumière, air). Cette configuration permet d’optimiser la qualité nutritionnelle et la teneur en sucre des productions, visant des fruits et légumes à forte valeur ajoutée. Le dispositif doit aussi servir à tester l’automatisation afin de réduire les coûts de main-d’œuvre, ainsi que la consommation d’intrants (électricité, eau, engrais). Le ministre de l’Agriculture, Norikazu Suzuki, a salué une technologie appelée à se généraliser. Le projet s’inscrit dans les priorités FoodTech du gouvernement Takaichi, et bénéficie d’une subvention publique de 1,2 Md JPY (6,6 M EUR). Japan Times

GES – Une nouvelle méthodologie pour intégrer les émissions agricoles dans le suivi climatique des industries agroalimentaires

Le ministère de l’Agriculture (MAFF) a développé une méthodologie standardisée, via une feuille de calcul simplifiée, permettant aux producteurs agricoles de quantifier directement leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette approche a pour objectif d’améliorer la qualité des données utilisées par les entreprises pour le calcul de leur Scope 3 (émissions indirectes de la chaîne de valeur, notamment fournisseurs), en particulier la catégorie 1 (achats de matières premières agricoles). L’objectif est de faire de cet outil une référence commune à l’ensemble de la filière agricole et agroalimentaire. Dans ce cadre, la banque agricole Norinchukin, est chargée de l’animation d’un consortium de 32 membres, réunissant des entreprises agroalimentaires (Meiji, Suntory, Coca-Cola..), des distributeurs (Family Mart, Oisix ra daichi…), des acteurs du conseil (Dentsu, Deloitte,…) ainsi que des organisations agricoles (Zen-Noh, NARO). Ce consortium entend promouvoir l’insetting, c’est-à-dire la réduction des émissions de GES au sein de la chaîne de valeur agroalimentaire par des investissements dans des pratiques agricoles vertueuses. Cette initiative vise à mieux intégrer les producteurs agricoles dans les stratégies climat des entreprises agroalimentaires et pourrait contribuer à orienter les flux d’investissement vers des pratiques bas carbone. MAFF, Norinchukin Bank

Déchets – Les résultats de l’année fiscale 2024/2025 confirment la trajectoire de réduction du gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire a atteint son plus bas niveau historique au cours de l'année fiscale 2024, avec un volume total de 4,61 M t, soit 30 000 t de moins que l’année précédente. Ce volume est en baisse pour la troisième année consécutive. Cette diminution est principalement portée par les ménages, qui ont fait passer le gaspillage de 2,33 à 2,24 M t. Le volume de denrées jetées encore emballées est même passé sous la barre symbolique du million de tonnes. En parallèle, on observe une légère hausse des déchets alimentaires générés par les professionnels, liée quant à elle à la reprise post-COVID des activités de restauration. Face à la hausse de 60 000 t du gaspillage dans la restauration et chez les fabricants agroalimentaires (2,37 M t au total, contre 2,31 M t l’année d’avant), le gouvernement maintient son objectif de réduction de 60 % à l’horizon 2030 (par rapport à 2000), le niveau actuel de baisse atteignant déjà 57 %. Il espère faire passer les déchets des ménages à 2,16 M t et ceux des professionnels à 2,19 M t. Il mise notamment sur le nouveau système de certification des banques alimentaires par le ministère de l’agriculture et l’agence en charge de la consommation, lancé en avril. Ce nouveau système devrait encourager les dons de denrées en limite de péremption ainsi que le temaedori, à savoir la mise en avant des produits bientôt périmés dans les rayons. Le gouvernement espère que cela aidera à réduire les déchets des professionnels. MAFF, The Japan Times

Génétique végétale –Projet de création d’un organisme en charge de la protection de semences végétales à forte valeur ajoutée

Le gouvernement prévoit de créer un nouvel organisme pour protéger les droits de propriété intellectuelle de ses semences végétales de prestige, principalement des fruits. Il s’agit notamment de variétés premium comme le raisin de table Shine Muscat ou l’orange Beni Princess. Cette initiative vise à contrer l'exploitation illégale de ces variétés à l’étranger, notamment en Chine et en Corée du Sud. Le ministère de l’Agriculture estime à environ 20 Mds JPY (soit 111 M EUR) le manque à gagner annuel en redevances. Il souhaite s’inspirer du modèle européen de l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) et du modèle français de l’Instance nationale des obtentions végétales (INOV). La future entité aurait notamment pour mission de coordonner les actions contentieuses à l’étranger contre les contrefacteurs (en lien avec les autorités locales) et d’organiser la collecte des redevances auprès des producteurs étrangers. Une partie de ces recettes serait réinvestie dans le développement de nouvelles variétés. En parallèle, le Parlement a adopté une révision de la législation sur la protection des variétés végétales, permettant notamment d’agir contre les exportations non autorisées avant même l’enregistrement des droits d’obtenteur et prolongeant leur durée (jusqu’à 40 ans pour les arbres fruitiers). The Mainichi, The Japan Times

SPS- Le Japon retrouve son statut « indemne » de grippe aviaire

Le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF) a annoncé le 6 juillet que l'épidémie de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) pour la saison 2025 était terminée, et que le Japon était de nouveau reconnu comme pays « indemne ». La date officielle du retour au statut indemne a été fixée au 30 mai. Cette évolution permet aux préfectures touchées au cours de la saison de reprendre l'exportation de viande de volaille et d'œufs. Dans les élevages, 24 cas ont été recensés dans 16 préfectures entre octobre 2025 et avril 2026 au cours de la saison 2025. La saison a été marquée par une forte proportion de foyers dans des élevages de grande taille, comptant plus de 200 000 volailles : 21 cas sur 24 concernaient ces exploitations. Des réinfections dans des élevages déjà touchés par le passé ont également été observées. Japan Agricultural News

Beurre - Tensions inflationnistes et contraintes d’offre accélèrent la substitution

Les prix du beurre industriel (vrac) au Japon ont augmenté de 15 % en mai, à 1 857 JPY/kg (10,3 EUR/Kg). Cette hausse atypique s’explique par la répercussion des coûts logistiques et salariaux des transformateurs, et non par le prix du lait. Dans un contexte de recul de 1,7 % de la production nationale en 2026, la contrainte d’offre entretient la pression inflationniste. L’ajustement par les importations reste limité : malgré une baisse de 26 % des prix mondiaux (844 JPY/kg, soit 4,7 EUR/Kg), le MAFF maintient un contingent d’environ 8 000 t, ajustable jusqu’à 10 000 t, sans relèvement à ce stade. Cette rigidité maintient des prix domestiques élevés. Face à cette double contrainte, les industriels accélèrent le recours à des substituts (matières grasses végétales), moins coûteux. À moyen terme, cette substitution pourrait peser durablement sur la demande de beurre domestique et reconfigurer la filière. Nikkei

  

Corée du Sud

Politique agricole – Le Président ouvre la voie à une hausse des soutien publics à l’agriculture au nom du renforcement de la sécurité alimentaire

Le président Lee Jae-myung et la ministre de l’Agriculture Song Mi-ryeong ont exprimé leur volonté d’augmenter les subventions agricoles présentées au nom de la sécurité nationale. Les autorités ont souligné le retard structurel du soutien public : 5,19 M Won par exploitation en Corée (3 060 EUR environ), contre 9,67 M Won au Japon en 2024 (5 700 EUR environ) et 25,8 M KRW dans l’UE en 2023 (15 220 EUR). Les aides ne représentent que 30,7 % du revenu agricole, contre 62,7 % au Japon et 49,4 % dans l’UE. L’exécutif entend repositionner l’agriculture comme industrie stratégique, au-delà des seuls critères d’efficacité économique, afin de garantir la sécurité alimentaire, soutenir les revenus agricoles et enrayer le déclin des zones rurales. Le financement d’une telle hausse serait rendu possible par la progression des recettes de la taxe spéciale pour le développement rural, alimentée par le dynamisme des marchés boursiers. Cette taxe affectée, prélevée sur les transactions financières, finance le soutien à l’agriculture et au développement rural. L’augmentation des soutiens vise à compenser les effets négatifs de la libéralisation commerciale sur le secteur agricole. The Korea Times, Chosun Biz

Tarifs douaniers – Prolongation des quotas tarifaires sur les importations alimentaires pour contenir la hausse des prix

Face à la hausse des coûts des matières premières et à la faiblesse du won, le gouvernement coréen a décidé d’étendre au second semestre les quotas tarifaires sur les importations de certains produits alimentaires afin de limiter les hausses de prix. Le dispositif couvrira désormais 22 produits, dont 3 fruits, 17 ingrédients alimentaires et 2 intrants destinés à l’alimentation animale, avec l’ajout de 9 nouveaux produits tels que les jus et concentrés de fruits et l’extrait de malt. En 2025, les quotas tarifaires appliqués à 68 produits agricoles et d’élevage avaient permis 336 M EUR d’allègements tarifaires, tandis que l’extension aux matières premières de porc transformé avait généré des économies de 7 à 23 % pour certains transformateurs. Les autorités ciblent principalement des produits peu ou pas produits localement afin de limiter l’impact sur l’agriculture nationale. Les organisations agricoles restent toutefois sceptiques, estimant que les gains tarifaires sont rarement répercutés au bénéfice des consommateurs et que la multiplication des importations pourrait fragiliser les producteurs coréens, notamment dans les filières fruitières. The Herald Business

IA - Stratégie des données pour l’agriculture

Le ministère sud-coréen de l’Agriculture (MAFRA) a adopté, le 29 juin 2026, sa stratégie de données destinée à accompagner la transformation par l’intelligence artificielle de l’agriculture, en complément de sa stratégie IA publiée en mars. L’objectif est de renforcer la compétitivité du secteur grâce à une meilleure exploitation des données et de l’IA afin de répondre aux principaux défis agricoles (changement climatique, vieillissement des agriculteurs, hausse des coûts de production). Le diagnostic souligne la faible qualité des données agricoles actuellement disponibles, en raison notamment de leur fragmentation et du manque de standardisation, limitant leur utilisation pour le développement de solutions d’IA. La stratégie repose sur quatre axes : (1) accroître la collecte et l’interconnexion des données, (2) améliorer leur qualité et leur standardisation, (3) faciliter leur accès via des services dédiés, et (4) mettre en place un cadre institutionnel favorisant un cycle vertueux de la donnée.

Parmi les principales mesures figurent le renforcement des capacités des agriculteurs à produire et exploiter des données, la création d’un marché de la donnée agricole et le développement d’un « data pipeline » reliant les bases de données publiques et privées. Un recensement des données agricoles sera réalisé et des standards de gestion seront mis en place. Le MAFRA prévoit également la création d’un hub de données agricoles intégrant services d’accès, outils d’analyse, infrastructures (cloud, GPU) et une place de marché sécurisée. Ce dispositif doit faciliter l’utilisation des données par les acteurs publics et privés tout en garantissant une meilleure valorisation des données produites par les agriculteurs. MAFRA

Innovation – Le programme AX Sprint pour accélérer la commercialisation des produits et services utilisant l’IA va bénéficier au secteur agricole

Le gouvernement sud-coréen a retenu 229 projets dans le cadre du programme AX Sprint, doté de 426 millions EUR, afin d’accélérer la commercialisation des produits et services utilisant l’IA dans les deux prochaines années. Dans les secteurs agricole et agroalimentaire, les projets sélectionnés incluent notamment des robots autonomes de récolte de concombres et de fraises, des robots automatisant les opérations d’abattage d’animaux, un système intelligent d’alimentation pour la pisciculture, ainsi qu’une solution d’IA visant à optimiser le goût des sauces et produits fermentés. Les PME représentent 82 % des lauréats et 25 % des entreprises sélectionnées sont des start-ups de moins de sept ans. Le gouvernement apportera également un accompagnement réglementaire et facilitera l'accès des projets aux marchés publics, privés et internationaux. Chosun Biz

Innovation – La Corée du Sud renforce sa gestion agricole et forestière grâce à un satellite dédié

Lancé avec succès le 7 juillet 2026 à bord d'une fusée SpaceX, le premier satellite sud-coréen entièrement dédié à l’agriculture et à la foresterie devrait entrer pleinement en service au premier semestre 2027. Développé conjointement par l'Agence spatiale coréenne (KASA), l'Administration du développement rural (RDA) et le Service forestier coréen (KFS), il permettra de réduire la dépendance du pays aux données satellitaires étrangères en observant l’ensemble de la péninsule coréenne tous les trois jours. Ses images serviront à suivre les cultures, les forêts et les terres agricoles, tout en améliorant le contrôle des aides agricoles, les prévisions de récoltes, la gestion des infrastructures et des ressources en eau, ainsi que la prévention des catastrophes naturelles (incendies, glissements de terrain et inondations). Les données collectées soutiendront également l’aménagement des espaces ruraux et seront progressivement ouvertes aux entreprises et au public afin de favoriser l’innovation et le développement de l’IA agricole. MAFRA

Grippe aviaire – Le gouvernement renforce les importations d’œufs pour stabiliser les prix

L’abattage massif de poules pondeuses destiné à enrayer la propagation de la grippe aviaire a entraîné une baisse de la production nationale et une tension sur les prix. Afin de contenir cette hausse, la Corée du Sud a déjà importé 10,11 millions d’œufs depuis le début de l’année 2026, principalement depuis les États-Unis (6,74 millions) et la Thaïlande (3,37 millions). Le gouvernement prévoit de porter ces volumes à 21,12 millions d’œufs d’ici juillet (soit environ 4,5 millions par semaine), via la Korea Agro-Fisheries & Food Trade Corporation. Il envisage également d’étendre les périodes d’application des contingents tarifaires de juin à décembre et de doubler les volumes concernés pour les produits transformés à base d’œufs. Les grandes enseignes de distribution seront servies en priorité, avant les petits commerçants.

Malgré une baisse de 3,3 % de la production en juin sur un an, désormais estimée à 47 millions d’œufs, les perspectives s’améliorent pour juillet. Le cheptel de poules pondeuses progresse de 0,4 % par rapport à juin 2025, atteignant environ 79 millions de têtes, ce qui permettrait de remonter à près de 49 millions d’œufs produits quotidiennement. Chosunbiz

 

Publications

Innovation – Publication de la stratégie japonaise d’innovation agricole pour 2026

Le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF) a publié le 15 juillet sa stratégie d’innovation en recherche agricole, forestière et halieutique pour l’année 2026, qui fixe les priorités de recherche et développement dans un contexte de renforcement de la sécurité alimentaire et de transition écologique. Parmi les axes majeurs figurent : (i) l’accélération de l’agriculture intelligente (réduction des coûts, automatisation) ; (ii) l’innovation variétale face au changement climatique (tolérance à la chaleur, amélioration des rendements) ; et (iii) le développement des foodtech et des biotechnologies, incluant les usines végétales (plant factories), l’agriculture cellulaire et les nouvelles techniques de sélection (dont l’édition génomique), afin de générer des produits à plus forte valeur ajoutée et d’ouvrir de nouveaux marchés. La stratégie confirme une approche intégrée « science–industrialisation », reposant sur les organismes publics de recherche, un soutien accru aux start-up (financement des phases critiques) et le développement d’une open innovation davantage orientée par les politiques publiques. Cette stratégie est illustrée par 11 cartographies synthétisant les innovations pour chacun des grands secteurs (grandes cultures, forêt, élevage, aquaculture,..). Enfin, Fukushima est positionnée comme un hub d’innovation agricole durable, autour du Fukushima Institute for Research, Education and Innovation (F-REI). MAFF (en japonais uniquement)

 

 

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