Construction autoroute 700 km ; Accord de licence d’exploitation ferroviaire permanente ; Risque d'exploitation abusive dans le secteur des carburants ; Achat de 2 hélicoptères Airbus H135 ; 22 M de personnes à l'assurance maladie ; Système numérique de gestion des données de l'éducation ; 350 M GHS face aux inondations ; L’inflation à 5,3% en juin ; Feuille de route nationale pour la finance durable ; Achat de 30% de la production d’or des grandes mines ; Extension de la raffinerie Sentuo

LE CHIFFRE À RETENIR

1 Md USD

C’est la cible des exportations non traditionnelles vers les Etats-Unis visée d’ici fin 2026 par l'Autorité de promotion des exportations du Ghana (GEPA)

 

Nigeria

Lancement de la construction de l’autoroute Akwanga-Jos-Bauchi-Gombe-Biu-Maiduguri de 700 km

Le président Tinubu a approuvé le déblocage immédiat de 111 Md NGN pour le lancement de l’autoroute Akwanga-Jos-Bauchi-Gombe-Biu-Maiduguri, longue de 700 kilomètres. Il s’agit du quatrième « projet phare » s’inscrivant dans le cadre du programme « Renewed Hope Agenda » de son gouvernement. Ce projet devrait relier les communautés des zones géopolitiques du Centre-Nord et du Nord-Est, renforcer la sécurité, faciliter les transports et stimuler l’activité économique.

La cérémonie de pose de la première pierre du premier tronçon de la première phase du projet, s'est tenue le 1er juillet. Ce premier tronçon de 125 kilomètres travere les États de Nasarawa, Kaduna et du Plateau.

 

La Nigerian Railway Corporation accorde à LAMATA une licence d’exploitation ferroviaire permanente

La Nigerian Railway Corporation (NRC) a accordé à la Lagos Metropolitan Area Transport Authority (LAMATA) une licence d'exploitation permanente ainsi qu'un accord d'accès aux voies ferrées à long terme (Track Access Agreement). Cette autorisation réglementaire majeure devrait accélérer l'extension du réseau ferroviaire de Lagos et renforcer considérablement les services de transport de voyageurs, en particulier sur la ligne rouge (Red Line).

Cette approbation lève un obstacle réglementaire important pour la LAMATA, en lui conférant l'autorité juridique d'exploiter des services de transport de passagers et de fret sur le corridor de la ligne rouge entre Agbado et Oyingbo, tout en établissant un cadre stable pour les futurs développements du réseau ferroviaire.

Un élément central du dispositif est l'accord d'accès aux voies (Track Access Agreement), qui autorise la LAMATA à utiliser l'infrastructure ferroviaire de la NRC aussi longtemps qu'elle exploitera des services sur ce corridor. Parallèlement, la nouvelle licence d'exploitation ne se limite pas à la ligne rouge : elle couvre également la ligne bleue (Blue Line) ainsi que toutes les futures lignes ferroviaires qui seront développées par la LAMATA pendant toute la période de validité de la licence. Cette approbation simplifie également les futurs projets d'extension du réseau.

 

L'autorité de la concurrence parle d’une « exploitation abusive » dans le secteur des carburants

La Commission fédérale de la concurrence et de la protection des consommateurs (FCCPC) a fait part de ses inquiétudes quant à la lenteur avec laquelle les raffineurs, les distributeurs, les exploitants de dépôts et les détaillants réduisent les prix de l'essence, malgré une baisse significative des cours mondiaux du pétrole brut.

La Commission a averti que les entreprises se rendant coupable d’abus à l’égard des consommateurs par le biais de pratiques tarifaires déloyales s’exposaient à des sanctions réglementaires.

La FCCPC a indiqué que sa surveillance continue du secteur pétrolier en aval avait révélé que les récentes baisses des prix à la pompe et au détail n’étaient pas à la hauteur de l’ampleur de la chute des cours internationaux du pétrole brut.

 

Kasi Healthcare acquiert deux hélicoptères Airbus H135, destinés aux services médicaux d'urgence

Kasi Healthcare devient le premier client de l'hélicoptère Airbus H135 configuré pour les services médicaux d'urgence (HEMS) au Nigeria, introduisant ainsi une solution aérienne spécialement conçue pour soutenir les missions médicales critiques, les interventions d'urgence, les transferts de patients et les opérations aéromédicales vitales.

Le partenariat entre l’entreprise Kasi Healthcare et Airbus Helicopters constitue une avancée majeure pour positionner le Nigeria comme un leader régional dans le domaine des services médicaux aériens, en améliorant l'accès aux soins médicaux d'urgence et en soutenant les objectifs nationaux de transformation du système de santé.

 

Le nombre d'inscriptions à l'assurance maladie atteint 22 M de personnes

D'après le ministère fédéral de la Santé et du Développement social du Nigeria, le nombre de bénéficiaires de l'assurance maladie a atteint 22 M de personnes au premier trimestre 2026, après 16 M au début de l'administration actuelle. Cette progression témoigne des efforts engagés pour étendre la couverture sanitaire universelle et améliorer l'accès aux soins, notamment grâce au Fonds de financement des soins de santé de base (BHCPF), qui couvre 2,45 M de bénéficiaires. Dans ce cadre, le gouvernement a également approuvé le décaissement de 32,8 Md NGN au titre du BHCPF pour le deuxième trimestre 2026 afin de financer les soins de santé primaires, l'assurance maladie, les services médicaux d'urgence ainsi que les activités de préparation et de réponse aux épidémies.

 

Lancement d'un système national numérique de gestion des données de l'éducation

Le gouvernement a lancé, en juillet 2026, le Système national numérique de gestion des données de l'éducation (DNEMIS), une plateforme destinée à centraliser les données relatives aux établissements scolaires, aux apprenants, aux enseignants et aux infrastructures éducatives. Cet outil vise à améliorer la planification, l'allocation des ressources, le suivi des politiques publiques ainsi que la transparence et la redevabilité dans le secteur de l'éducation. Le système permettra également de numériser le recensement annuel des établissements scolaires et de mettre à disposition une partie des données via un portail public.

 

Ghana

Le Ghana mobilise 350 M GHS après d’importantes inondations

Le 29 juin 2026, des pluies torrentielles ont provoqué des inondations dévastatrices dans les régions du Grand Accra, du Centre et de l'Ouest. De vastes zones résidentielles et commerciales ont été submergées, faisant au moins 12 victimes et paralysant complètement l’activité économique.

La capitale du pays, Accra, est devenue l'épicentre de la crise. L’inondation des principaux marchés de la ville a nécessité le déploiement de bateaux de sauvetage et a entraîné d’importantes pertes de stocks pour les commerçants de détail informels. Un incendie d’envergure s’est par ailleurs déclaré dans une usine de caoutchouc et 2 stations électriques d’Accra ont été fermées. L’ampleur des dégâts résulte, selon le président de l'Institution des ingénieurs du Ghana, de décennies de mauvaise planification de l'aménagement du territoire, les sols perméables ayant été remplacés par du béton, accélérant le ruissellement.

Le ministère des Finances a libéré 350 M GHS (27 M EUR) prélevés sur le Fonds de contingence national pour financer les secours et les réparations d'infrastructures critiques. Au-delà de la réponse immédiate à la crise, le Ghana reste confronté à la faible pénétration du secteur de l’assurance, qui ne couvre qu’un tiers des personnes. Pour remédier à cette situation en période de crise, le ministère des Finances, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et des partenaires internationaux du secteur de l'assurance ont mis au point un modèle paramétrique d'assurance contre les inondations pour la région métropolitaine du Grand Accra.

 

L’inflation en hausse à 5,3% en juin 2026

L’inflation en glissement annuel (g.a.) s’est établie à 5,3% en juin 2026, après 3,7% en mai, demeurant toujours nettement inférieure aux niveaux enregistrés en 2025 (13,7% en juin 2025). L’inflation non-alimentaire a été le principal moteur, contribuant à 68,5% de l’inflation totale. Les produits locaux ont quant à eux représenté 86,6% de l’inflation, tandis que l’inflation des produits importés est restée limitée à 2,3%, après 12,5% en juin 2025, suggérant une amélioration du taux de change. Par ailleurs, ce sont les services qui ont enregistré la plus forte inflation en g.a., à 9,4%, dépassant les biens, à 3,7%. La pression mensuelle est restée modérée, avec une inflation en glissement mensuel de 0,2% en juin 2026, après 1,1% en mai.

L’inflation au Ghana depuis juin 2024

L'inflation au Ghana depuis Juin 2024

Clé de lecture : l’inflation totale en g.a. (courbe bleu foncé) était en baisse depuis début 2025 avant d’entamer une hausse à partir d’avril 2026. L’inflation alimentaire (courbe bleu clair) a dominé l’inflation non-alimentaire (courbe bleue) sur 2025 avant d’être dépassée par cette dernière en mars 2026.

 

La Banque du Ghana lance une feuille de route nationale pour la finance durable

La Banque du Ghana (BoG) a lancé une feuille de route nationale pour la finance durable, visant à coordonner la réglementation du secteur financier et à attirer des capitaux internationaux en lien avec les risques climatiques. Cette feuille de route ne prévoit pas d’enveloppe financière dédiée. Elle établit pour la première fois un cadre commun englobant les secteurs bancaire, de l'assurance, des retraites et des marchés de capitaux. Elle repose sur trois piliers : l'intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la prise de décision financière (prêts, souscription d'assurance, investissements et allocation des fonds de pension), le renforcement de la gestion des risques financiers liés au climat et l'élargissement du financement du développement durable.

Cette annonce s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées par la BoG en matière de finance durable : en 2015 a été créé le Comité de pilotage des Principes de la banque durable, qui a abouti en 2019 aux Notes d'orientation sectorielles relatives, approuvées par les directeurs généraux de 23 banques commerciales ghanéennes. En 2021, avec le soutien de la Société financière internationale et du Secrétariat suisse à l’économie, un cadre de mesure de la conformité a été mis en place, laquelle a été évaluée en moyenne à 73% en septembre 2025. Enfin, en 2024, la BoG a publié un plan stratégique quadriennal (2024-2028) sur la durabilité et les risques liés au climat.

 

Le Ghana sécurise l’achat de 30% de la production d’or des grandes mines

Le gouvernement du Ghana, par l'intermédiaire du Conseil de l’or du Ghana (GoldBod), a conclu un accord avec la Chambre des mines pour acheter 30% de la production des grandes sociétés minières à compter du 1er juillet 2026. Il s’inscrit dans la stratégie d’accumulation des réserves de devises étrangères du pays et de renforcement des capacités locales de raffinage. Le GoldBod achète déjà la totalité de la production des mineurs d'or artisanaux du Ghana.

L'accord introduit des modifications importantes par rapport au dispositif précédent établi en 2022 entre la Banque du Ghana et la Chambre des mines. Comparativement au cadre de 2022 du Programme d’achat d’or domestique (DGPP), qui imposait la cession de 20% de la production sous forme d'or préalablement raffiné, la nouvelle réglementation élève ce quota à 30% et exige une livraison sous forme d'or brut. Par ailleurs, le règlement s'effectue désormais intégralement en GHS sur la base du taux de référence de la Banque du Ghana (avec une décote de 0,55%). L’accord s’inscrit dans l’objectif du gouvernement d’obtenir l'accréditation LBMA (l’autorité internationale des métaux précieux) pour au moins une raffinerie d'or locale d'ici 2030. Dans cette optique, l'or brut acheté subira d'abord un premier raffinage local afin de capter une partie de la valeur ajoutée au Ghana, puis sera exporté vers une raffinerie accréditée LBMA pour la fonte finale et l'estampillage, garantissant sa pleine liquidité internationale avant son dépôt à la Banque du Ghana (BoG).

Cette mesure fait suite à deux réformes annoncées en juin : un nouveau régime de fixation des prix d'achat de l'or, indexé sur les cours de référence de la LBMA, et un mécanisme de prix plafond qui limite strictement les primes et commissions que les acheteurs agréés peuvent ajouter au prix de référence. Cet accord s’inscrit également dans le cadre du Programme d’accumulation accélérée des réserves nationales du Ghana (GANRAP), qui remplace en 2026 le DGPP et vise à constituer des réserves de change couvrant 15 mois d’importations d’ici la fin de l’année 2028 (lesquelles s’établissent à 5,5 mois en avril 2026).

 

Le gouvernement lance la 2ème phase d'extension de la raffinerie de pétrole Sentuo

Le président Mahama a lancé la phase 2 de l’extension de la raffinerie de pétrole du groupe chinois Sentuo à Tema et a formalisé l’objectif de porter la capacité de traitement du site de 40 000 à 100 000 barils par jour. Cette annonce fait suite à la première livraison de pétrole brut issu du champ de Jubilee à Sentuo, destinée à y être raffiné localement. Le coût de la phase II et son calendrier de mise en service n'ont, à ce stade, pas été officiellement communiqués.

Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de reconstitution des capacités nationales de raffinage. La raffinerie publique de Tema (TOR) a repris ses opérations début 2026 après une période de quasi-inactivité depuis 2021 et l’achèvement d’importants travaux de réhabilitation et de modernisation. En janvier 2026, l’Autorité nationale du pétrole (NPA) avait indiqué que les deux raffineries du pays (TOR et Sentuo) pourraient couvrir à terme 40% à 45% de la demande nationale de carburants. Le raffinage local n’a couvert que 11,6% de la consommation domestique en 2025 (9,0% en 2024), le solde étant importé principalement du Nigeria (14,5%), des Émirats arabes unis (12,6%) et des Pays-Bas (12,2%).