Lettre Agro Japon-Corée du Sud — Juin 2026
[Japon] Fiscalité - Le gouvernement envisage une réduction temporaire de la TVA sur les produits alimentaires à 1% / OMC – 16e examen des politiques commerciales du Japon [...] [Corée du Sud] Coopération – 5e réunion du Comité de coopération agricole France – Corée à Paris [...]
Lettre AGRO Japon – Corée du Sud
N° 94 - Juin 2026
L'image du mois :
5e réunion du Comité de coopération agricole France – Corée à Paris le 23 juin (copyright pôle agro SER Tokyo)
Sommaire
Japon
- Fiscalité - Le gouvernement envisage une réduction temporaire de la TVA sur les produits alimentaires à 1%
- OMC – 16e examen des politiques commerciales du Japon
- Commerce - Le Japon et le Mercosur lancent des négociations en vue d’un accord de partenariat économique (APE)
- Aide d’urgence - La Norinchukin Bank lance des prêts d'urgence face à la hausse du pétrole, du carburant et des engrais
- Crise Moyen-Orient - désaccord entre le gouvernement et les fabricants sur la pénurie de matériaux dérivés du naphta
- Maladie animale - Les porcs ne seront plus systématiquement abattus en cas de peste porcine classique
- Grippe aviaire – Le ministère japonais de l’Agriculture mise sur la biosécurité et l’IA pour sécuriser sa production d’œufs
- Médicament vétérinaire - Le laboratoire de santé animale français Ceva s’associe à une entreprise japonaise dans le secteur des médicaments vétérinaires
- Education alimentaire – La Première Ministre japonaise à la manœuvre pour une nouvelle loi sur l’éducation alimentaire
- Economie –Le groupe Itoham acquiert le néozélandais Greenlea
- Diplomatie – Le ministre allemand de l’agriculture et son homologue japonais signent un accord pour développer les échanges agricoles
Corée du Sud
- Coopération – 5e réunion du Comité de coopération agricole France – Corée à Paris
- Crise au Moyen-Orient– Le gouvernement relève le plafond des subventions aux carburants pour le secteur agricole
- Diplomatie – 11e sommet UE–Corée du Sud, avancées sur l’accès aux marchés agricoles
- Innovation – Trois ministères s’unissent pour promouvoir l’utilisation de l’IA dans l’industrie alimentaire sud-coréenne (K-Food)
- Développement agricole - Le projet K-Ricebelt dépasse ses objectifs de rendements et accélère la transition rizicole en Afrique
Publications
- Analyse – FranceAgriMer publie son rapport sur les performances à l’export des filières agricoles et agroalimentaires françaises, avec 15 fiches pays dont le Japon
Le chiffre à retenir : 1 %
Il correspond au taux de TVA réduit, à titre temporaire sur les produits alimentaires, que le gouvernement japonais prévoit de mettre en place à partir d’avril 2027 pour une durée de deux ans et pour un coût annuel de l’ordre de 25 Mds EUR (voir infra).
Japon
Fiscalité - Le gouvernement envisage une réduction temporaire de la TVA sur les produits alimentaires à 1%
Le gouvernement envisage de réduire le taux de TVA sur les produits alimentaires à 1% pendant deux ans à partir d’avril 2027, afin de répondre à la hausse du coût de la vie, aggravée par la crise au Moyen-Orient. Bien que le PLD, parti libéral démocrate auquel appartient la Première ministre, ait promis durant la campagne électorale de février une suppression totale de cette taxe pendant deux ans, le gouvernement privilégierait finalement une baisse à 1%, jugée plus rapide à mettre en œuvre car moins complexe pour les systèmes de caisse. Les fournisseurs estiment qu’une suppression totale nécessiterait environ un an d’adaptation, contre six mois pour un taux réduit.
Selon les estimations du Mitsubishi Research Institute, cette mesure pourrait entraîner une perte de revenus supérieure à 300 Mds JPY (1,6 Mds EUR) pour les petites et moyennes exploitations agricoles. L’impact concernerait principalement les quelque 700 000 exploitants bénéficiant actuellement du régime d’exonération de TVA. La baisse du taux applicable aux produits alimentaires devrait se traduire par une diminution des prix payés aux producteurs, alors que ces exploitants continueraient à supporter la TVA sur leurs achats professionnels sans pouvoir la récupérer. Cette situation entraînerait une baisse globale de revenus estimée à 400 000 JPY (2 140 EUR) par exploitation. Afin d’en atténuer les effets, le gouvernement envisage la mise en place d’un dispositif d’aide financière de compensation. Nikkei Asia, The Mainichi
OMC – 16e examen des politiques commerciales du Japon
À l’occasion du 16e examen des politiques commerciales du Japon à l’OMC, les membres ont salué la transparence et la qualité des échanges, marqués par une forte participation (plus de 800 questions écrites et plus de 60 délégations intervenantes). La présidence a souligné un fort consensus sur le rôle du Japon comme acteur central du système commercial multilatéral et partenaire fiable de l’économie mondiale. Elle a toutefois relevé des préoccupations persistantes, notamment s’agissant des politiques agricoles, en particulier les droits de douane, les mesures non tarifaires et le soutien interne, appelant à davantage de transparence et de progrès en matière d’ouverture de marché. L’Union européenne a insisté sur la nécessité d’un meilleur accès au marché agricole japonais, en ciblant à la fois les droits de douane élevés et les restrictions non tarifaires, notamment les mesures SPS. Elle a également soulevé la question de la traçabilité des produits, notamment des boissons alcoolisées, en appelant à l’usage de systèmes de numéros de lot conformes aux standards internationaux afin de renforcer la sécurité sanitaire et la transparence des échanges.
En réponse, le Japon a rappelé que ses niveaux de protection agricole s’inscrivaient dans un cadre conforme aux règles de l’OMC. Le gouvernement a souligné que ses accords de partenariat économique couvraient désormais près de 80 % de son commerce, et réaffirmé son attachement au système commercial multilatéral. OMC, Commission Européenne et MOFA
Commerce - Le Japon et le Mercosur lancent des négociations en vue d’un accord de partenariat économique (APE)
À la suite de la rencontre entre la Première ministre Sanae Takaichi et le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le Japon et le Mercosur ont décidé de lancer des négociations en vue d’un accord de partenariat économique (APE). Le Japon cherche à accroître ses exportations (automobiles, pièces détachées et produits agricoles, forestiers et halieutiques) vers ce marché de 300 millions d’habitants, tout en sécurisant ses approvisionnements en ressources stratégiques (minéraux critiques, pétrole, etc.). Les discussions s’inscrivent, pour le Japon, dans une stratégie de diversification des partenaires commerciaux et des sources d’approvisionnement. Les négociations s’annoncent néanmoins délicates. Au Japon, des responsables du PLD et des organisations agricoles craignent qu’une hausse des importations sud-américaines à bas prix, notamment de viande et de sucre, ne fragilise davantage l’agriculture nationale, en accentuant la concurrence et en mettant sous pression les standards de qualité ainsi que les revenus des exploitants. NHK World
Aide d’urgence - La Norinchukin Bank lance des prêts d'urgence face à la hausse du pétrole, du carburant et des engrais
La banque centrale des coopératives agricoles, forestières et halieutiques Norinchukin Bank, a mis en place un fonds d’urgence destiné à couvrir le fonds de roulement et les besoins de trésorerie des exploitations agricoles. Alors que les tensions au Moyen-Orient font grimper les coûts du carburant, des matériaux plastiques utilisés dans les serres et les coûts des engrais attendus à l’automne, cette initiative, disponible depuis le 13 mai 2026, se présente comme un dispositif de soutien à court terme. L’institution propose des prêts à taux fixe, sans plafond de montant, à condition que le remboursement intervienne dans un délai d’un an. Japan Agricultural News
Crise Moyen-Orient - désaccord entre le gouvernement et les fabricants sur la pénurie de matériaux dérivés du naphta
D’après de nombreux industriels la crise au Moyen-Orient s’accompagne d’une pénurie de naphta (matière première pétrochimique) qui frappe l’agriculture et le secteur de l’emballage plastique au Japon. Dépendant à 80 % de cette zone géographique pour son approvisionnement en naphta, le gouvernement japonais se veut pourtant rassurant en affirmant que les volumes nécessaires seraient sécurisés et que les problèmes logistiques demeureraient temporaires. Les principaux fabricants de films pour serres, de filets agricoles et de barquettes alimentaires ont toutefois dénoncé un décalage avec la réalité d’une pénurie bien ressentie. Plusieurs industriels ont été contraints d’augmenter leurs prix de plus de 20 %, tout en restreignant les livraisons, rationnalisant leurs stocks et développant des matériaux de substitution. Japan Agricultural News
Maladie animale - Les porcs ne seront plus systématiquement abattus en cas de peste porcine classique
La peste porcine classique, maladie mortelle chez les porcs et les sangliers et dévastatrice pour les élevages, faisait jusqu’ici au Japon l’objet d’une éradication par abattage total du cheptel lors d’un foyer, à l’instar de l’Union Européenne. Adoptée le 15 mai et entrée en vigueur le 19, la révision de la loi sur le contrôle des maladies infectieuses domestiques met fin à l'abattage systématique des animaux issus de foyers, épargnant désormais les porcs vaccinés sans symptômes et testés négatifs par PCR lorsque la maladie se déclare dans un élevage. En effet, ces porcs vaccinés et testés négatifs sont considérés comme non à risque de propager la maladie. Seuls les porcs non vaccinés ou testés positifs pour la peste porcine seront abattus. De son côté, la région d’Hokkaido, qui n’applique pas la vaccination des porcs, continuera de pratiquer l’abattage systématique de tout le cheptel touché en cas de foyer.
Cette mesure permet de cibler l'élimination sur les animaux non vaccinés ou malades, facilitant ainsi la reprise d'activité des élevages tout en maintenant la possibilité d'un abattage total si nécessaire. Les truies reproductrices et les porcs à l’engraissement, qui sont les leviers de la survie économique de l’élevage, seront ainsi plus facilement épargnés. En parallèle, le MAFF, le ministère de l’Agriculture japonais, a également revu ses mesures de prévention contre la peste porcine classique, renforçant la surveillance des symptômes au moment du repeuplement dans les porcheries ayant été touchées. Les mouvements d’animaux demeurent cependant autorisés dans les zones non indemnes. Malgré une baisse de l'indemnisation pour les porcs abattus de 100 à 80 % de leur valeur, l'impact financier est estimé comme atténué par la réduction du nombre d'animaux éliminés. Jiji.com, Japan Agricultural Newspaper
Grippe aviaire – Le ministère de l’Agriculture mise sur la biosécurité et l’IA pour sécuriser sa production d’œufs
Alors que le prix moyen d’une boîte de dix œufs a atteint 309 JPY (1,7 EUR) en juin 2026, son plus haut niveau depuis le début des relevés en 2003, conséquence des épisodes récurrents d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), le MAFF a présenté, le 16 juin, un plan d’action visant à renforcer la résilience de la filière avicole et à sécuriser l’approvisionnement national en œufs.
Ce plan repose sur un renforcement des protocoles d'hygiène et de biosécurité en élevage, une sectorisation de la gestion des unités de production dans les grandes exploitations, le recours accru aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle pour améliorer la prévention sanitaire, ainsi que la promotion de l’utilisation des ovoproduits (notamment les œufs liquides) dans la restauration et l’industrie agroalimentaire. La sectorisation des grands élevages pourrait notamment permettre de limiter les abattages massifs en cas de foyer. Le plan prévoit également le développement de l’élevage connecté afin d’automatiser la détection précoce des maladies et d’améliorer la productivité. Un groupe de travail public-privé va être créé afin de coordonner cette modernisation du secteur. MAFF
Médicament vétérinaire - Le laboratoire de santé animale français Ceva s’associe à une entreprise japonaise dans le secteur des médicaments vétérinaires
Le 8 mai dernier, le groupe français Ceva Santé Animale, 5e plus grosse entreprise mondiale sur le marché des médicaments vétérinaires, a échangé 40 % de ses parts à Bussan Animal Health, filiale du groupe Mitsui & Co. (qui avait déjà investi dans Ceva en 2020), récupérant en échange 60 % de ses actions. Ce rapprochement donnera naissance au groupe Ceva Bussan Animal Health, qui bénéficiera de l’exclusivité de la distribution des médicaments de Ceva au Japon.
Le laboratoire de Ceva, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,9 Md EUR en 2025, s’est montré particulièrement performant dans la conception de vaccins pour le porc et la volaille. En mutualisant ainsi leur réseau, la coentreprise peut espérer accroître sa vente de médicaments, étant donné la croissance notable du marché japonais des animaux de compagnie. La coentreprise sera pour l’instant pilotée par Ceva, actionnaire majoritaire. MITSUI & CO., LTD., Ceva, Nikkei
Education alimentaire – Adoption d’une nouvelle loi sur l’éducation alimentaire
La loi révisée sur l’éducation alimentaire (Shokuiku) est entrée en vigueur au Japon le 27 mai. Elle actualise le texte de 2005 afin de répondre aux effets de l’urbanisation des vingt dernières années. Le dispositif vise à rapprocher les citoyens des lieux de production via des expériences à la ferme et à renforcer l’éducation alimentaire des adultes, notamment pour mieux comprendre le coût réel de l’alimentation. La Première ministre Sanae Takaichi est particulièrement mise en avant, étant la première cheffe de gouvernement à avoir elle-même dirigé ce portefeuille ministériel lors de son entrée au gouvernement en 2006, sous le premier cabinet de Shinzo Abe. Engagée de longue date, elle avait déjà publié en 2007 dans le journal Nihon Nogyo Shimbun une réflexion sur l’éducation alimentaire, soulignant le rôle de la famille et des repas scolaires (kyushoku) comme espaces clés d’apprentissage. Cette orientation s’inscrit dans la continuité de son action et de celle de son époux, Taku Yamamoto, ancien vice-ministre de l’Agriculture. Japan Agricultural Newspaper
Economie –Le groupe Itoham acquiert le néozélandais Greenlea
Le groupe japonais Itoham Yonekyu Holdings, spécialisé dans la transformation de viande bovine, devrait racheter l’entreprise néozélandaise Greenlea pour environ 407 M EUR, via sa filiale locale ANZCO Foods. L’opération lui permettra de contrôler près d’un quart de la production bovine néo-zélandaise (600 000 têtes abattues par an). Cette acquisition vise à soutenir les exportations de produits transformés vers les États-Unis et l’Europe, tout en renforçant la présence internationale du groupe. Itoham entend aussi tirer parti des technologies d’automatisation de Greenlea. L’investissement s’inscrit dans la stratégie de développement en Océanie d’Itoham, soutenue par les atouts structurels de la Nouvelle-Zélande (élevage majoritairement au pâturage, absence de maladies majeures). Il s’intègre plus largement dans un plan d’investissements à horizon 2035 doté de 100 Mds JPY (environ 555 M€). Nikkei
Diplomatie – Le ministre allemand de l’agriculture et son homologue japonais signent un accord pour développer les échanges agricoles
En visite à Tokyo le 15 juin, le ministre allemand de l’Agriculture, Alois Rainer, et son homologue japonais, Norikazu Suzuki, ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération agricole bilatérale. Outre la signature d’un accord visant à accroître les exportations de vin allemand vers le Japon ainsi que celles de saké et de riz japonais vers l’Allemagne, les deux pays ont convenu d’intensifier leurs échanges scientifiques. Ceux-ci porteront notamment sur la lutte contre la peste porcine africaine et sur les conditions d’accès du porc allemand au marché japonais. Cette coopération pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives dans l’exploitation de la biomasse aquatique, en vue de développer la production de denrées alimentaires, de fourrages, de matières premières biosourcées et d’énergies renouvelables. MAFF, BMLEH
Corée du Sud
Coopération – 5e réunion du Comité de coopération agricole France – Corée à Paris
La 5e réunion du Comité de coopération agricole entre les ministères de l’Agriculture français et coréen s’est tenue à Paris les 22 et 23 juin 2026, coprésidée par M. Michel Leveque, chef du service des relations internationales et M. Ha Jongsoo, directeur de la coopération internationale. Les échanges ont porté sur la coopération bilatérale et les grands enjeux agricoles pour la relation France-Corée. Face aux impacts de la crise au Moyen-Orient sur les marchés agricoles, notamment le prix et la disponibilité des intrants, les engrais et l’énergie, les deux parties ont souligné la nécessité d’adopter des mesures d’urgence mais aussi de mettre en œuvre des solutions structurelles afin de renforcer la résilience des systèmes agricoles.
En matière de transition énergétique, les deux pays ont présenté leurs politiques (biogaz, photovoltaïque, planification rurale), soulignant leur contribution à la transition écologique. Ils ont également passé en revue la coopération en matière de recherche, notamment entre l’INRAE et la Rural Development Agency (RDA) sur les thématiques de santé des végétaux, agroécologie, technologies agricoles et échangé sur la formation agricole des jeunes agriculteurs. Sur le plan commercial, la Corée a présenté sa stratégie d’exportation « K-Food », tandis que la France a soulevé plusieurs enjeux relatifs aux vins et spiritueux (vente en ligne, étiquetage, fiscalité). En matière sanitaire, la France a plaidé pour la levée de l’embargo sur la volaille lié à l’influenza aviaire et pour un assouplissement des restrictions sur la viande bovine. La réunion a été complétée par des visites de terrain le lendemain, notamment la station expérimentale d’Arvalis, l’institut technique agricole de la filière grandes cultures à Boigneville et une unité de méthanisation agricole (Gâtigaz). La prochaine édition se tiendra à Séoul en 2028.
Crise au Moyen-Orient– Relèvement du plafond des subventions aux carburants pour le secteur agricole
Le 29 mai, le gouvernement coréen a décidé d’accroître le soutien accordé au diesel exonéré d’impôt utilisé dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche en réponse à la crise au Moyen-Orient et à la hausse des coûts des intrants. Cette mesure vise à amortir l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les exploitations agricoles. Après un premier relèvement du plafond de soutien dans le cadre du budget supplémentaire de mars 2026 en réponse à la crise au Moyen-Orient, l’aide pour le diesel destiné aux machines agricoles (tracteurs, motoculteurs, et moissonneuse batteuses) a été relevé de 138,4 à 176,2 KRW par litre (10 cts EUR). Pour les équipements de chauffage des installations horticoles utilisant du kérosène, du pétrole lourd ou du gaz naturel liquéfié (GNL), le plafond de la subvention a également été rehaussé de 27 % par rapport au niveau précédent. Le gouvernement prévoit par ailleurs de mobiliser des fonds de réserve si les crédits du budget supplémentaire s’avèrent insuffisants pour couvrir la hausse des besoins. Chosun Biz
Diplomatie – 11e sommet UE–Corée du Sud, avancées sur l’accès aux marchés agricoles
À l’occasion du 11e sommet UE–Corée du Sud le 10 juin dernier à Bruxelles, les deux partenaires ont réaffirmé leur volonté de renforcer leurs échanges agroalimentaires. Dans leur déclaration commune, ils s’engagent à poursuivre les efforts visant à réduire les barrières non tarifaires et à améliorer l’accès réciproque aux marchés pour plusieurs productions agricoles stratégiques : viande bovine, porcine et avicole, produits laitiers, œufs et miel. Cette orientation s’inscrit dans le cadre plus large de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud. Les deux parties ont également annoncé le lancement d’un nouveau « partenariat pour la compétitivité » et d’un dialogue économique de haut niveau destiné à approfondir la coopération en matière de commerce, d’investissement et de sécurité économique. L’agriculture figure parmi les secteurs prioritaires de coopération identifiés par les deux partenaires, aux côtés du numérique, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et des transports. Les engagements pris en matière de biodiversité, de lutte contre la déforestation et contre la désertification ont également été réaffirmés. Commission Européenne
Innovation – Trois ministères s’unissent pour promouvoir l’utilisation de l’IA dans l’industrie alimentaire sud-coréenne (K-Food)
Le 10 juin dernier, à l’occasion du AI+ Smart Factory Show, la Corée du Sud a lancé une alliance public-privé réunissant administrations, institutions spécialisées et entreprises des secteurs alimentaire et technologique. Soutenue par le ministère des PME et des Startups (MSS), le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (MAFRA) et le ministère de la Sécurité alimentaire et des Médicaments (MFDS), cette initiative vise à créer un écosystème de production du secteur alimentaire coréen (K-Food) piloté par l’IA, alliant automatisation et optimisation des processus. Couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur agro-alimentaire, des matières premières à la restauration et la consommation, en passant par le contrôle de la qualité et de l’hygiène (HACCP), elle doit permettre aux fabricants de transformer leurs données en actifs stratégiques et l’IA en avantage concurrentiel. Cette transition numérique, destinée notamment à renforcer la compétitivité de la « K-Food » à l’export, s’étendra progressivement aux secteurs de la beauté et de la mode. Ministry of SMEs and Startups
Développement agricole - Le projet K-Ricebelt dépasse ses objectifs de rendements et accélère la transition rizicole en Afrique
Alors que la consommation de riz ne cesse de croître en Afrique, soutenue par la rapide croissance démographique et l’urbanisation, les rendements y restent faibles (2,4 t/ha en moyenne), entraînant une forte dépendance aux importations. Face à ce défi, la Corée du Sud a lancé le projet K-Ricebelt destiné à renforcer la sécurité alimentaire grâce au développement de variétés plus productives et résistantes. Menée entre 2016 et 2025, la 1ère phase du programme AfricaRice, a permis de créer 71 variétés de riz dans 15 pays africains et de former 44 sélectionneurs locaux. Le 21 mai dernier, le ministère sud-coréen de l’Agriculture (MAFRA) a annoncé qu’en 2025, le programme avait généré la production de 6 365 t de semences de riz à haut rendement dans sept pays africains, soit 34 % de plus que l’objectif initial. Au-delà des semences, le programme soutient aussi la construction d’infrastructures d’irrigation et de drainage, le déploiement de machines agricoles adaptées et l’aménagement de nouvelles zones de culture. La 2ème phase, lancée en 2026, vise désormais à développer des variétés résistantes à la sécheresse, au froid et à la salinisation des sols. MAFRA
Publications
Analyse – FranceAgriMer publie son rapport sur les performances à l’export des filières agricoles et agroalimentaires françaises, avec 15 fiches pays dont le Japon
FranceAgriMer a publié son rapport sur les performances à l’exportation des filières agricoles et agroalimentaires. Cette année, l’étude est enrichie de 15 fiches pays dédiées, dont le Japon, présenté comme marché d’opportunités commerciales. Ces fiches fournissent des éléments d’analyse sur la structure des importations, la place de la France parmi les fournisseurs, ainsi que les principaux enjeux géo-économiques et tendances de consommation. FranceAgriMer
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