Dans le cadre de la filière Finances de la présidence française du G7, la Direction générale du Trésor et la Banque de France ont réalisé conjointement des travaux afin de mieux identifier et prendre en compte les risques liés au développement de l’intermédiation financière non bancaire (désignée à travers le sigle NBFI en anglais : "Non Bank Financial Intermediation").

L'intermédiation financière non bancaire désigne l’ensemble des activités de collecte de fonds, de gestion d’actifs et d’octroi de financements menées en dehors du système bancaire. Il s’agit d’un secteur recouvrant une grande variété d’acteurs, dont les assureurs, les fonds de pension, et l’ensemble des catégories de fonds d’investissement (y compris les "hedge funds"), ayant connu une croissance importante au cours des dernières années.

Afin de mieux appréhender les risques liés à l’intermédiation financière non bancaire, en particulier ceux résultant des interconnexions avec le secteur bancaire, plusieurs juridictions ont développé des tests de résistance à l’échelle du système financier visant à évaluer la propagation des chocs financiers. La France s’est inscrite dans cette démarche en lançant, sous l’égide conjointe de la Banque de France, de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF), un exercice exploratoire couvrant les principaux établissements bancaires, assureurs et gestionnaires d’actifs français.

A l’issue de cet exercice, et dans le cadre de la présidence française du G7, la Banque de France et la Banque d’Angleterre ont présenté un rapport conjoint consacré aux méthodologies et aux enseignements tirés de la conduite de tels exercices.