Le Nigeria et le Ghana parmi les 10 principaux bénéficiaires de l’IDA. La BAD a nommé le ministre nigérian de l'aviation champion africain pour la transformation de l'aviation ; MoU avec la Turquie dans le secteur des minerais solides. La dette publique du Ghana s'élève à 63 Md USD ; Groupe de travail chargé de la gestion des fonds non réclamés ; L'UE et Expertise France lancent « Sankofa II » ; La filière cacao finalise sa mise en conformité avec le règlement européen contre la déforestation.

LE CHIFFRE À RETENIR

 

3,89%

C’est la progression en termes réels du PIB nigérian en glissement annuel au T1 2026

 

Nigeria et Ghana

Le Nigeria et le Ghana figurent parmi les 10 principaux bénéficiaires de l’IDA, de la Banque mondiale

L’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque mondiale, a publié ses états financiers arrêtés à la fin du premier trimestre 2026. Le Nigeria demeure le troisième principal bénéficiaire de l’institution, malgré une légère diminution de son exposition (-200 M USD sur le trimestre). L’encours du pays s’établit à 18,5 Md USD à fin mars 2026, derrière le Bangladesh (23 Md USD) et le Pakistan (19 Md USD), et représente environ 8% du portefeuille total de prêts de l’IDA. Le Ghana figure au 9e rang mondial avec une exposition de 7,4 Md USD, ce qui en fait le 5e pays africain le plus exposé à l’institution. Selon les données publiées, les dix principaux pays bénéficiaires concentraient à eux seuls 60% de l’exposition totale de l’IDA à fin mars 2026.

Détenue par 175 États membres et membre du Groupe de la Banque mondiale, l’IDA fournit des prêts concessionnels, dons, garanties et assistance technique aux pays les plus pauvres et vulnérables afin de soutenir leurs besoins de développement et la réduction de la pauvreté.

 

Nigeria

La Banque africaine de développement (BAD) a nommé Festus Keyamo, ministre nigérian de l'aviation et du développement aérospatial, champion africain de son programme intégré de transformation de l'aviation pour l'Afrique (IATP) de 7 Md USD

Lors des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se sont tenues du 25 au 29 mai à Brazzaville, la Banque africaine de développement (BAD) a nommé Festus Keyamo, ministre nigérian de l'aviation et du développement aérospatial, à la tête de son programme intégré de transformation de l'aviation pour l'Afrique (IATP) de 7 Md USD. Cette nomination constitue une reconnaissance du rôle clé joué par le ministre et par le Nigeria dans les réformes du secteur aéronautique.

Le programme prévoit de moderniser le secteur aérien africain, d’étendre les flottes aériennes, d'améliorer les infrastructures et d'attirer d'importants investissements privés et institutionnels à travers le continent.

A la suite de sa nomination, le ministre Keyamo a signé lettre d'intention (LOI) entre le Nigeria, qui cherche notamment un soutien au développement de sa compagnie leasing d’aéronefs, et la BAD, les deux parties s’engageant à œuvrer à la mise en œuvre du programme IATP.

 

Le Nigeria a signé un MoU avec la Turquie pour renforcer la coopération bilatérale dans le secteur des minerais solides

Le 25 mai, le Nigeria et la Turquie ont signé un MoU visant à renforcer la collaboration dans les technologies minières, l'exploration, la numérisation, et visant à renforcer les capacités et les compétences. L’objectif du Nigeria est de bâtir un secteur minier, vecteur de diversification économique, qui soit transparent, sécurisé et attractif pour les investisseurs.

 

Ghana

La dette publique du Ghana s'élève à 63,1 Md USD en février 2026 selon la banque centrale

Les dernières données publiées par la Banque du Ghana (BoG) révèlent que la dette publique du Ghana s'élève à 63,1 Md USD en février 2026, soit 42,2% du PIB. Cela représente une diminution de 2,5 points de pourcentage par rapport à décembre 2025 mais une légère hausse de 0,7 point de pourcentage par rapport à janvier 2026. Un an plus tôt, en février 2025, la dette publique du Ghana atteignait 53,7% du PIB. La part externe de cette dette est restée confinée entre 28,5 Md USD et 29,6 Md USD sur cette période. La part domestique a quant à elle augmenté, passant de 21,2 Md USD en février 2025 à 33,0 Md USD en février 2026, ce qui a conduit à des rebonds ponctuels de la dette exprimée en pourcentage du PIB, bien que la tendance demeure à la baisse.

Évolution de la dette publique du Ghana sur un an

Évolution de la dette publique du Ghana sur un an

Source : Banque du Ghana

Clé de lecture : la dette publique totale du Ghana (courbe rouge, échelle de droite) a diminué de 53,7% du PIB en février 2025 à 42,2% en février 2026. En valeur nominale, elle a enregistré une augmentation de 49,6 Md USD en février 2025 à 63,1 Md USD en février 2026, causée par sa part domestique (histogramme bleu, échelle de gauche), tandis que sa part externe (histogramme gris, échelle de gauche) demeure tout du long de cet exercice proche des 30 Md USD.

 

Le Ghana met en place un groupe de travail chargé de la gestion des fonds non réclamés

Le ministère des Finances a mis en place un groupe de travail technique interinstitutionnel chargé d'élaborer un nouveau cadre de gestion des fonds dormants et non réclamés au Ghana. L’objectif est de mieux encadrer les avoirs financiers qui, dans les secteurs bancaire, des retraites, de l'assurance, des valeurs mobilières et de la monnaie électronique, deviennent avec le temps inaccessibles à leurs propriétaires légitimes, les premières estimations suggérant que les montants en jeu se chiffrent en milliards de cedis. Le groupe de travail sera chargé d'établir une base de données alimentant un système national unique de récupération des fonds non réclamés et, plus largement, d'autres catégories d'actifs, tels que les fonds accordés par les tribunaux, les biens successoraux, les arriérés de salaires du secteur public ou les biens immobiliers.

 

L'Union européenne et Expertise France lancent le programme culturel « Sankofa II »

Ce 24 mai a été lancé le projet culturel Sankofa II, une initiative financée par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre par Expertise France, filiale de l’Agence Française de Développement (AFD). Ce programme triennal, développé en partenariat avec le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts créatifs, est doté de 2,5 millions d’euros pour soutenir le secteur du patrimoine culturel ainsi que l’accès au financement et la création d’emplois dans les industries culturelles et créatives, avec un accent particulier sur la participation des jeunes et des femmes.

 

La filière cacao finalise sa mise en conformité avec le règlement européen contre la déforestation (EUDR)

Les acteurs du secteur du cacao se sont réunis à Accra à l’occasion de la 4ème réunion multipartite de Règlementation de l'Union européenne  sur la déforestation (UEDR) afin d’échanger sur les mesures de mise en conformité de la filière. La Commission a réaffirmé son engagement à faire entrer le règlement en application en décembre 2026, comme en témoigne la publication récente d’une réforme de simplification, qui constitue une étape importante et attendue vers son opérationnalité. De son côté, le régulateur public, l'Office du cacao du Ghana (COCOBOD), a présenté les progrès réalisés par la filière cacaoyère ghanéenne, le système de traçabilité ayant déjà été déployé en phase pilote pour la saison 2025/2026. Si les exportations de cacao traçable et issu de cultures sans déforestation ont d’ores et déjà commencé, certains aspects restent à finaliser, tels que l’harmonisation entre les normes de l’UEDR et la réglementation ghanéenne relative aux forêts protégées, le modèle de financement durable du dispositif de traçabilité, ainsi que le système de paiement digital qui lui est associé.