Lettre Agro Japon-Corée du Sud — Mai 2026
[Japon] Commerce – Les exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers le Japon progressent de +4,5 % au 1er trimestre / Crise au Moyen-Orient – Le Ministre renforce le suivi des chaînes d’approvisionnement [...] [Corée du Sud] Commerce – Evolution contrastée des exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers la Corée du Sud au 1er trimestre (+2,9%) [...]
Lettre AGRO Japon – Corée du Sud
N° 93 - Mai 2026
L'image du mois :
Préparation des rizières dans la vallée d’Aso (Kyushu) (copyright pôle agro SER Tokyo
Sommaire
Japon
- Commerce – Les exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers le Japon progressent de +4,5 % au 1er trimestre
- Crise au Moyen-Orient – Le Ministre renforce le suivi des chaînes d’approvisionnement
- Riz – stocks records au Japon après la crise de 2025 et rachats publics
- Production agricole – Le réchauffement climatique impacte durablement les cultures
- Industrie laitière – Danone modernise et agrandit son usine japonaise
- Agrivoltaïsme – Lancement d’un projet pilote de culture du riz sous panneaux photovoltaïques
- Emploi - Le gouvernement suspend les nouvelles demandes de visa dans le secteur de la restauration
- Grippe aviaire – Le secteur privé remplace l’armée pour la première fois depuis 2004
Corée du Sud
- Commerce – Evolution contrastée des exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers la Corée du Sud au 1er trimestre (+2,9%)
- Réglementation – Tensions autour de la réforme de la loi sur les coopératives agricoles
- Foncier – Le gouvernement lance son plan de lutte contre la spéculation sur les terres agricoles
- Emploi agricole – Le gouvernement a dévoilé son plan pour améliorer les conditions de travail des saisonniers agricoles immigrés
- Energie – Loi sur l’agrivoltaisme et lancement d’une task force sur la transition énergétique agricole
- Machinisme agricole – Le groupe Daedong Corporation diversifie son modèle économique vers une offre pilotée par l’intelligence artificielle (IA)
Publications
- Emploi agricole – Analyse sur l’évolution de la main d’œuvre agricole au japon : déclin, saisonnalité et salarisation
Le chiffre à retenir : 35 %
C’est la part des salariés dans les actifs agricoles au Japon traduisant la progression du salariat et, par effet miroir, la diminution rapide du modèle familial ; un phénomène qui s’accompagne d’une nette réduction du recours au travail saisonnier (voir rubrique publications).
Japon
Commerce – Les exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers le Japon progressent de +4,5 % au 1er trimestre
Au 1er trimestre 2026, les exportations françaises vers le Japon ont progressé de +4,5 % par rapport à la même période en 2025 pour atteindre 304 M EUR, selon les données des douanes françaises, confirmant une dynamique positive malgré un environnement contraint marqué par la faiblesse persistante du yen et l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs japonais en raison de l’inflation. Cette bonne performance repose notamment sur la forte hausse des exportations de viande (+32 %), qui atteignent 25 M EUR sur les trois premiers mois de 2026. La viande porcine française bénéficie en particulier d’un effet de report lié à l’embargo espagnol consécutif à la Peste Porcine Africaine, avec une progression de +25 % pour atteindre 21,1 M EUR. Les produits laitiers contribuent également à cette croissance : le segment est porté par le beurre (+12 %) et les fromages (+5 %). Trade Data Monitor
Crise au Moyen-Orient – Le Ministre renforce le suivi des chaînes d’approvisionnement
Face aux tensions au Moyen-Orient, le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF), M. Norikazu Suzuki, a renforcé le suivi des chaînes d’approvisionnement. Dans ce cadre, le ministère a pour charge d’analyser l’impact de la crise en cours sur 57 catégories de produits et intrants stratégiques (engrais, plastiques agricoles, solvants, emballages...), couvrant l’ensemble de la chaîne agricole et agroalimentaire. À ce stade, le MAFF relève des tensions ponctuelles (hausse des prix, inquiétudes d’approvisionnement, difficultés localisées), mais aucune pénurie généralisée.
Dans une démarche proactive de sécurisation des approvisionnements, en particulier énergétiques et en intrants agricoles, le ministre de l’Agriculture s’est rendu en Malaisie afin d’échanger avec des entreprises locales fournissant au Japon des ressources critiques telles que l’urée (engrais), le naphta (intervenant notamment dans les films alimentaires) et le pétrole. Cette mission visait à consolider les relations bilatérales et à explorer des modalités de diversification et de stabilisation des sources d’approvisionnement, dans un contexte international incertain. A son retour le ministre a indiqué avoir obtenu, de la principale entreprise publique malaisienne productrice d’urée, l’assurance d’un approvisionnement stable pour le Japon. MAFF
Riz – stocks records au Japon après la crise de 2025 et rachats publics
Conséquence d’une récolte abondante en 2025 et du net repli de la consommation due à la hausse des prix l’an dernier, le Japon fait face à une accumulation record de riz invendu, avec 2,7 M t stockées fin mars 2026 par les grossistes privés, soit +54 % sur un an et près de 40 % de la demande annuelle. Alors qu’un sac de 5 kg coûtait environ 2 000 Yens en 2020-2021, celui-ci est facturé à plus de 4 000 Yens aujourd’hui. Par voie de conséquence, les ménages réduisent leurs achats tandis que les restaurateurs se tournent vers des importations, multipliées par plus de 100 en 2025. Le riz ayant été acheté au prix fort aux producteurs, les coopératives ne souhaitent pas baisser le prix pour le moment.
En parallèle, l’État prévoit de racheter jusqu’à 150 000 t de riz en 2026. Cette décision fait suite à une libération exceptionnelle d’environ 590 000 t en 2025, issue d’un stock stratégique d’environ 900 000 t. Ces ventes visaient à répondre à une pénurie nationale et à contenir une flambée des prix, provoquées par de mauvaises récoltes en 2023. Les stocks publics sont ainsi tombés à environ 320 000 t, bien en deçà du niveau cible d’environ 1 M t. Le gouvernement cherche désormais à reconstituer progressivement ses réserves publiques pour des raisons de sécurité alimentaire. The Mainichi, Japan Today
Production agricole – Le réchauffement climatique impacte durablement les cultures
Face au réchauffement climatique, l’agriculture japonaise adapte progressivement ses filières. À Matsuyama (préfecture d’Ehime), historiquement spécialisée dans les agrumes, les producteurs se tournent désormais vers l’avocat, mieux adapté à la hausse des températures. Cette transition a permis de multiplier la production locale par 12 en dix ans, atteignant 7,3 t en 2024. À l’échelle nationale, cette évolution devrait s’accélérer. Selon la National Agriculture and Food Research Organization (NARO), les zones propices à la culture de l’avocat pourraient être 2,5 fois plus nombreuses d’ici à 2050. Parallèlement, les cultures traditionnelles comme les mandarines, les pommes ou le riz se déplacent progressivement vers le nord du pays et vers des zones plus élevées. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance nationale soutenue par le ministère de l'Agriculture (MAFF), qui lancera dès l'année fiscale 2026 un programme de subventions pour accélérer l'adoption de cultures résistantes aux fortes chaleurs, à l'instar des pêches dans l'Aomori ou du raisin Shine Muscat dans l'Oita. En parallèle, l’intensification des épisodes de chaleur, parfois plus de 45 jours consécutifs au-dessus de 35°C en moyenne, dégrade les rendements (jusqu’à -40 %) et la qualité des productions. En 2024, un stress thermique a affecté 30 à 50 % des cultures de tomates et de mandarines. Japan Today, The Japan News
Industrie laitière – Danone investit pour moderniser et agrandir son usine japonaise
Danone Japon a annoncé un investissement de plus de 15 Mds JPY (81 M EUR) pour agrandir de 50 % son usine de Tatebayashi (Gunma), avec une mise en service prévue en 2028. Ce projet vise à répondre à la demande croissante de yaourts et à sécuriser l’approvisionnement depuis son unique site de production japonais, qui s’étend aujourd’hui sur plus de 7 000 m². L’extension permettra également le développement de nouveaux produits et la création de 50 à 100 emplois supplémentaires. L’usine intégrera des panneaux solaires et des systèmes de refroidissement à l’ammoniac, dans une logique de modernisation et de réduction de l’empreinte environnementale. L’entreprise est dans un cycle très positif au Japon avec une croissance continue de son chiffre d’affaires depuis cinq ans. Nikkei
Agrivoltaïsme – Lancement d’un projet pilote de culture du riz sous panneaux photovoltaïques
Une expérimentation a été lancée le 11 mai sur le campus de l’université de Chiba pour tester la culture du riz sous panneaux solaires. Le dispositif repose sur des cellules photovoltaïques en pérovskite, un semi-conducteur photovoltaïque léger et flexible, développé au Japon et dont la production bénéficie notamment des ressources locales en iode. Plus fines que les panneaux en silicium, elles sont plus faciles à installer et mieux adaptées aux contraintes agricoles. L’objectif est double : renforcer la rentabilité des exploitations grâce à un revenu énergétique complémentaire et contribuer aux objectifs climatiques. L’ombre générée par les panneaux pourrait également protéger les cultures contre les fortes chaleurs estivales. Sur une durée de trois ans, les chercheurs analyseront la production d’électricité, la durabilité des équipements et l’impact sur le rendement et la qualité du riz. Une parcelle équipée de panneaux classiques permettra de comparer les performances et d’évaluer la viabilité et la reproductibilité du modèle. Asahi
Emploi - Le gouvernement suspend les nouvelles demandes de visa dans le secteur de la restauration
Depuis le 13 avril, les demandes de visa « Travailleurs qualifiés spécifiés n°1 » (SSW1) pour le secteur de la restauration sont interrompues en raison de l’atteinte anticipée du plafond fixé à 50 000 visas pour l’année fiscale 2026/2027. Dans un contexte de vieillissement de la population active et de recours accru à une main d’œuvre étrangère, cette suspension affecte les nouveaux candidats et les étudiants étrangers déjà présents au Japon et en quête d’un emploi stable en restauration. Pour les recruteurs, qui investissent sur plusieurs années dans la formation et l’intégration de ces profils via des écoles de langue et des parcours de formation, ce gel impacte leurs projets de recrutement et de façon plus général pèse sur le développement de leur activité. Cette situation met en lumière un décalage entre le profil de travailleur immigré valorisé par le gouvernement japonais (hautement qualifié) et celui dont l’économie a concrètement besoin (main-d’œuvre peu ou moyennement qualifiée). Si l’automatisation de certaines tâches constitue un levier d’ajustement, son efficacité restera conditionnée au rôle central des employés, indispensables au maintien de la qualité du service et du rapport humain. NHK, James Hoadley
Grippe aviaire – Le secteur privé remplace l’armée pour la première fois depuis 2004
Pour la première fois depuis 2004, les Forces d'autodéfense japonaises n'ont pas été mobilisées pour lutter contre la grippe aviaire cette saison. Ce retrait fait suite à des directives gouvernementales strictes exigeant que les préfectures gèrent les crises sanitaires de façon autonome, sans recourir systématiquement à l'armée. En conséquence, les autorités locales se tournent massivement vers le secteur privé. Des entreprises de transport, de sécurité et de logistique prennent désormais en charge l'abattage et la désinfection des élevages touchés. Si cette transition vers le privé permet une certaine efficacité, elle soulève d’importants défis: la difficulté de recruter rapidement une main-d'œuvre qualifiée et les risques de propagation du virus par des travailleurs inexpérimentés. Des mesures de suivi psychologique sont ainsi aussi imposées aux prestataires. Nikkei
Corée du Sud
Commerce – Evolution contrastée des exportations agricoles et agro-alimentaires françaises vers la Corée du Sud au 1er trimestre (+2,9%)
Au 1er trimestre 2026, les exportations françaises vers la Corée du Sud ont crû de +2,9 % selon les données des douanes françaises pour atteindre 142 M EUR, dans un contexte marqué par la faiblesse du won et un pouvoir d’achat des ménages contraint. Cette évolution demeure toutefois contrastée : si les ventes de vins et boissons spiritueuses, premier poste à l’export, ont progressé de +3,6 %, les exportations de produits laitiers ont reculé de -4,2 % dans un environnement concurrentiel accru, notamment de la part de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande et d’autres pays de l’Union européenne (Italie, Allemagne et Pologne). Dans le détail, les exportations de beurre ont diminué de -1 % et celles de crème ont chuté de -23 %. Certaines catégories affichent une dynamique forte, comme les préparations alimentaires (+22 %) et les viandes (+15 %), notamment de viande porcine avec une hausse de +20 % pour atteindre 9 M€. Trade Data Monitor
Réglementation – Tensions autour de la réforme de la loi sur les coopératives agricoles
NongHyup (National Agricultural Cooperative Federation), principale fédération de coopératives agricoles en Corée du Sud, qui regroupe des coopératives locales et joue un rôle central dans le financement, la distribution et le soutien économique du secteur agricole, notamment via des services bancaires, d’assurance et de commercialisation, fait actuellement l’objet d’un vaste projet de réforme. Celui-ci vise à renforcer la transparence et la gouvernance interne, notamment par la création d’un comité d’audit indépendant, dans l’objectif d’accroître la responsabilité de l’organisation. À ce stade, le projet de loi ne prévoit pas formellement l’élection directe du président, bien que cette option soit discutée dans le cadre plus large des réformes envisagées. Actuellement, le président est élu au suffrage indirect par un collège restreint. Les syndicats et représentants des coopératives agricoles s’opposent à cette réforme, dénonçant un risque de perte d’autonomie et une ingérence accrue de l’État. Des rassemblements ont été organisés devant l’Assemblée nationale pour exiger le retrait du projet de loi et défendre l’autonomie des coopératives. ChosunBiz
Foncier – Le gouvernement lance son plan de lutte contre la spéculation sur les terres agricoles
Le gouvernement a lancé un audit national pour lutter contre la spéculation foncière et garantir que les terres arables restent effectivement dédiées à l’agriculture. Désormais, les ordonnances de cession de terres pour les propriétaires non-agriculteurs, autrefois laissées à la discrétion des autorités locales, deviennent obligatoires. Pour renforcer l'efficacité de cette mesure, les amendes pour non-conformité ont été revues à la hausse et le gouvernement étudie la possibilité de procéder à des achats obligatoires si les terres ne sont pas vendues après un certain délai. Cette réforme, soutenue par un budget d'urgence de 58,8 Mds KRW (33 M EUR), vise à neutraliser les stratégies pour échapper aux sanctions, comme le transfert de propriété à des membres de la famille. Le Président Lee Jae-myung a réaffirmé le principe constitutionnel selon lequel la terre doit servir à la production alimentaire et non à l'enrichissement immobilier, marquant une volonté de refonte fondamentale du système agricole du pays. Seoul Economic Daily
Emploi agricole – Le gouvernement a dévoilé son plan pour améliorer les conditions de travail des saisonniers agricoles immigrés
Le ministère sud-coréen de l'Agriculture (MAFRA) a dévoilé son plan d'action 2026 visant à stabiliser le marché du travail agricole, confronté à une pénurie chronique de main d’œuvre. Le gouvernement a alloué un nombre record de 93 503 visas à des travailleurs saisonniers étrangers pour le 1er semestre 2026, un chiffre qui dépasse déjà le total de l'année 2025. L'objectif est de porter la part de la main-d'œuvre fournie via des programmes publics de 51,2 % en 2024 à 60 % d'ici 2030. Le programme public, opéré par les coopératives Nonghyup, s’est également développé et compte désormais 142 coopératives employant plus de 5 000 travailleurs. Cette stratégie s'accompagne de nouvelles protections sociales et de mesures de sécurité renforcées. Par ailleurs, des formations en réalité virtuelle et des guides multilingues (vietnamien, khmer, laotien, philippin) sont déployées afin de réduire les accidents du travail. En parallèle, le gouvernement travaille sur une exemption de primes d'assurance afin d’alléger les coûts des coopératives, ainsi que sur la création d’un nouveau visa pour travailleurs, dans le but de fidéliser une main-d'œuvre experte dans des cultures clés comme les pommes ou les fraises. The Korea Times
Energie – Loi sur l’agrivoltaisme et lancement d’une task force sur la transition énergétique agricole
La ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Song Mi-ryeong, a annoncé le 27 avril la création d’une task force dédiée à la transition énergétique agricole ou « agrivoltaïsme ». Cette structure, mise en place pour une durée d’environ trois mois, vise à répondre aux risques croissants liés aux tensions énergétiques internationales, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, et à leurs répercussions sur les coûts de production agricole. Les travaux porteront notamment sur le développement du biogaz, du solaire et la valorisation énergétique des déchets agricoles, dans une logique de renforcement de la résilience du secteur agricole.
Dans ce cadre, la Corée du Sud a adopté début mai une loi spéciale encadrant les projets agrivoltaïques. Le texte crée un régime juridique autonome et prioritaire, avec un système d’autorisation distinct des licences électriques. L’accès est restreint aux agriculteurs ou entités qualifiées afin de garantir le maintien d’une activité agricole effective. L’approbation d’un projet vaut autorisation temporaire de changement d’usage des terres, limitée à certaines zones, tandis que l’administration pourra encadrer les installations (surface, capacité). L’ensemble vise à sécuriser le développement de l’agrivoltaïsme tout en préservant le foncier agricole. MAFRA, AJP
Machinisme agricole – Le groupe Daedong Corporation diversifie son modèle économique vers une offre pilotée par l’intelligence artificielle (IA)
Les sociétés du groupe Daedong ont annoncé un changement stratégique visant à passer de la vente de machines agricoles à la fourniture de services agricoles fondés sur l’IA reposant sur des abonnements récurrents. Le service IA permettra de collecter les données agricoles issues des tracteurs, moissonneuses-batteuses et autres robots autonomes pour mettre à jour en continu les fonctionnalités des équipements, tant en plein champ que sous serre ; l’idée étant de gagner en productivité. Le groupe souhaite également élargir son réseau mondial de concessionnaires en déployant 1 000 points de vente supplémentaires en Amérique du Nord et plus de 700 en Europe d’ici à 2030.
À l’échelle du groupe, Daedong Gear se tourne vers les véhicules électriques (réducteurs robotisés, actionneurs), tandis que Daedong Metal se diversifie dans des composants de haute précision pour la défense et les moteurs navals. L’ambition affichée derrière ce plan de restructuration est d’atteindre un chiffre d’affaires de 3 590 Mds KRW (environ 2 Mds EUR) et d’augmenter progressivement le ratio de distribution de dividendes à environ 20 % d’ici 2030. Seoul Economic Daily
Publications
Emploi agricole – Analyse sur l’évolution de la main d’œuvre agricole au japon : déclin, saisonnalité et salarisation
Le think tank japonais Norin Chukin Research Institute (NRI), détenu pour rappel par la banque coopérative The Norinchukin Bank, vient de publier une analyse sur la transformation profonde de la main-d'œuvre agricole au Japon, marquée par le déclin du modèle familial au profit du salariat. Le nombre d'exploitations a chuté de moitié en quinze ans, tandis que la part des employés a bondi pour atteindre près de 35 % des actifs en 2025. Cette évolution se traduit par une diminution du caractère saisonnier de l’emploi agricole, au profit de postes de plus en plus permanents sur l’ensemble de l’année. Elle s’appuie massivement sur les travailleurs étrangers, qui représentent désormais plus de 11 % des salariés du secteur. D’ici à 2040, le salariat devrait devenir majoritaire, soulevant la question cruciale du maintien des fonctions communautaires et des infrastructures rurales traditionnellement gérées par les familles. Norin Chukin Research
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