Toute l'actualité économique et financière hebdomadaire de l'Arabie Saoudite, du Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Koweït, d'Oman, du Qatar et du Yémen.

Dr Fioul amer - ou : comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à contourner Ormuz

« War is God’s way of teaching Americans geography ». Cette maxime intemporelle de Mark Twain ne vaut pas que pour les Américains et leurs dirigeants. La géographie de la péninsule arabique est redevenue une considération essentielle pour l’exportation pétrolière, alors que tous les acteurs de l’énergie s’efforcent de mobiliser ou de rouvrir des voies d’acheminement alternatives au détroit d’Ormuz. Une préoccupation qui renoue avec les premiers temps de l’exploitation pétrolière au Moyen-Orient.

Les premiers oléoducs reliant les gisements des pays golfiques à la Méditerranée ont été construits dès l’entre-deux-guerres (sous les mandats britanniques et français) et ont été suivis par plusieurs autres dans l’immédiat après-guerre. Victimes des guerres au Levant, tous ces conduits sont aujourd’hui fermés, sauf une désormais : l’oléoduc Irak-Turquie, reliant Kirkuk (nord de l’Irak) au port turc de Ceyhan, dont la réouverture a été annoncée ce mercredi 18 mars. Si cette réouverture a été bien accueillie par les marchés, elle ne représentera toutefois qu’un mince palliatif : les volumes annoncés dans l’immédiat (250 000 b/j) ne sont qu’une fraction des exportations irakiennes d’avant-guerre. Malgré une proposition turque de le prolonger jusqu’à Bassorah, cet oléoduc ne bénéficie pas non plus au Koweït, dont les exportations sont immobilisées par la guerre.

Plus au Sud, l’Arabie saoudite dispose d’un oléoduc ‘Est-Ouest’ reliant Abqaiq au port de Yanbu, sur la Mer Rouge. Sous-utilisé avant la guerre, Aramco a annoncé que cet oléoduc pourrait désormais acheminer 7 Mb/j (équivalent de la totalité des exportations saoudiennes en 2025) mais l’AIE rappelle que sa capacité maximale théorique n’est que de 5 Mb/j. L’exportation effective de ces volumes depuis Yanbu dépendra en outre de la disponibilité et de la capacité des navires pétroliers présents en Mer Rouge.

Les Émirats arabes unis disposent pour leur part de l’oléoduc ADPOC, reliant Habshan au port de Fujairah, sur le golfe d’Oman. Sa capacité maximale de 1,8 million de barils/jour n’était utilisée qu’aux deux tiers avant la guerre. Les attaques iraniennes répétées sur le port de Fujairah pourraient toutefois amener les autorités à réajuster l’utilisation du pipeline, en donnant priorité à l’exportation du pétrole déjà stocké dans les cuves du terminal pétrolier adjacent (réserves estimées entre 50 et 70 millions de barils). Là encore, les activités sont régulièrement perturbées par les attaques répétées visant l’émirat de Fujairah et réduisent régulièrement l’opérationnalité du port ainsi que sa capacité d’exportation de pétrole et de produits. Néanmoins, la situation des Émirats reste cependant plus favorable que celle du Qatar, dont les exportations de brut, relativement modestes, ont été immobilisées par le conflit.

Parmi les utilisateurs du détroit d’Ormuz, mentionnons enfin le dernier, et non des moindres : l’Iran, qui continue à utiliser le détroit, et qui aurait exporté plus de 16 Mb de pétrole depuis début mars, selon les analystes de Kpler. La mobilisation du terminal pétrolier de Jask (sur le Golfe d’Oman), quasi inutilisé avant la guerre, pourrait renforcer les capacités d’exportation iraniennes.

Il existe enfin des projets non réalisés, que la guerre amène à réexaminer, mais dont la réalisation paraît plus qu’hypothétique. Outre d’anciens projets d’oléoducs irakiens vers la Jordanie (Aqaba) ou l'Arabie Saoudite, des projets encore plus grandioses de canaux sont à l’étude : un projet saoudien de « canal Salman » traversant la péninsule arabique (et débouchant sur la Mer Rouge ou la Mer d’Arabie, selon les versions) ou un projet émirien, en apparence plus modeste, de « canal arabe » reliant les deux façades maritimes du pays. Indépendamment de leur coût et des difficultés de réalisation, le calendrier d’éventuelle mise en œuvre de ces projets ne répond évidemment pas aux difficultés actuelles.

Malgré la mobilisation de ces différentes routes alternatives, sensiblement plus de la moitié de la capacité d’exportation des pays riverains du Golfe a donc été perdue depuis le début de la guerre – et ces chiffres ne concernent que le pétrole brut. Pour les aventuriers du détroit perdu, la dernière croisade enclenchée le 28 février s’apparente de plus en plus à un temps maudit.

Exportations de pétrole brut (en Mb/j)

                                                       Sources : AIE, Kpler                                                       

                         

Quentin PERRET, Conseiller développement durable

Brèves économiques 

Arabie saoudite

Macroéconomie & Finance

Les réserves de change saoudiennes à un plus haut niveau depuis six ans. Les avoirs extérieurs nets de l’Arabie saoudite ont atteint 475 Md USD en février (+10 % en glissement annuel), selon la SAMA, se maintenant à leur plus haut niveau depuis six ans. Les réserves, qui représentent environ 95 % du total, s’élèvent à 451 Md USD (+10 % en g.a.), et se composent principalement de titres étrangers, dépôts et liquidités en devises, ainsi que de positions au FMI (3,5 Md USD, +8 %) et de DTS (21,4 Md USD, +3 %). Les réserves en or demeurent stables à 0,4 Md USD. Cette dynamique reflète le renforcement de la position extérieure du Royaume dans un contexte de prix énergétiques soutenus.

Energie, Industrie & Infrastructure

Report de délais pour plusieurs projets électriques à Riyad. Saudi Energy (ex-SEC) a prolongé les délais de soumission pour trois projets d’infrastructures électriques en région de Riyad, représentant environ 130 M USD. Sont concernés : (i) une sous-station 132/13,8 kV à l’aéroport King Khalid (50 M USD, nouvelle échéance au 9 avril), (ii) un projet EPC de câbles souterrains 132 kV à Al-Kharj (40 M USD, échéance au 26 mars), et (iii) le remplacement d’une sous-station à Riyad (50 M USD, échéance au 9 avril). Ces ajustements interviennent dans un contexte de montée en charge des investissements électriques, alors que Saudi Energy prévoit 58,7 Md USD d’investissements dans le secteur entre 2025 et 2030 (dont 36 Md USD pour le transport et 22,7 Md USD pour la distribution). Par ailleurs, l’entreprise poursuit les préparatifs d’infrastructures pour l’Expo 2030 avec un projet de trois nouvelles sous-stations en cours d’appel d’offres.

Report du calendrier pour l’extension de l’aéroport de Hail. Cluster2 (filiale de Matarat Holding) a prolongé au 29 mars la date limite de soumission des offres pour le projet d’extension de l’aéroport de Hail (contre le 1er mars initialement). Le projet prévoit l’agrandissement des infrastructures terminales (zones départ/arrivée, traitement des bagages) ainsi que la construction d’un nouveau bâtiment de 5 600 m² connecté au terminal existant. Cette extension doit porter la capacité de l’aéroport à 1,7 million de passagers annuels d’ici 2030. Elle s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures aéroportuaires menée par Matarat Holding, visant à soutenir la croissance du trafic et les objectifs de Vision 2030 en matière de connectivité et de tourisme.

Lamar Holding pressenti pour une centrale hybride au Rub al-Khali. Lamar Holding aurait été désigné soumissionnaire privilégié pour le développement d’une centrale électrique hybride au poste-frontière du Rub al-Khali, dans le cadre d’un projet piloté par l’autorité douanière saoudienne (ZATCA). D’une capacité estimée à 25 GWh par an, l’installation vise à réduire la dépendance au diesel en intégrant des sources renouvelables, tout en sécurisant l’approvisionnement électrique de cette zone isolée. Le projet serait structuré en PPP (DBFOM) sur 25 ans, avec l’appui du National Centre for Privatisation (NCP), illustrant le recours croissant au secteur privé pour les infrastructures énergétiques hors réseau.

Bahreïn 

Macroéconomie & Finance

Bahreïn adopte un paquet de mesures d’urgence en soutien à l’économie. Le Parlement bahreïni a approuvé à l’unanimité quatre mesures économiques d’urgence, désormais transmises au gouvernement, visant à atténuer l’impact des tensions régionales sur les entreprises et les ménages. Le dispositif prévoit (i) des exonérations et compensations sur les factures d’électricité, d’eau et de taxes municipales pour les entreprises affectées, (ii) une prise en charge temporaire des salaires des nationaux employés dans les PME via le fonds Tamkeen, (iii) un report de trois mois des échéances de prêts personnels sans intérêts, ainsi que (iv) des mesures de soutien à la liquidité et à la continuité des chaînes d’approvisionnement. L’ensemble vise à prévenir les faillites, soutenir l’emploi et contenir les pressions inflationnistes dans un contexte de perturbations économiques accrues.

Émirats arabes unis

Macroéconomie & Finance

Après les mesures de soutien annoncées le 18/03 par la Banque centrale pour renforcer la stabilité du secteur bancaire, le Ministère de l’Economie et du tourisme a publié un communiqué qui dément l’existence de restrictions sur les mouvements de capitaux ou les transferts de fonds des investisseurs. Dans ce même communiqué, il réaffirme l’engagement du pays en faveur d’une économie ouverte, du libre mouvement des capitaux et du maintien d’un environnement d’investissement stable et attractif, conforme aux standards internationaux.

Energie & Immobilier

Selon S&P Global, les principaux promoteurs immobiliers notés aux EAU – dont Emaar Properties, Damac et Omniyat – ne font face à aucune pression de liquidité malgré le contexte géopolitique. Les échéances de dette restent maîtrisables en 2026 et les besoins d’investissement sont globalement limités, bien qu’Emaar maintienne un capex élevé de 2,7 à 3 Md USD par an. Les acteurs du secteur devraient toutefois ajuster ou différer certains projets, en privilégiant la trésorerie et les liquidités dans un environnement incertain.

Une attaque de drone a entraîné l’arrêt temporaire du champ gazier de Shah à Abu Dhabi. Ce site stratégique, exploité par Adnoc Sour Gas, dispose d’une capacité de traitement de 1,28 milliard de pieds cubes de gaz par jour, alimentée par un champ pétrolier onshore produisant 70 000 barils/jour.

Koweït

Energie & Télécommunications

Le Koweït projette d’acheter de l’électricité auprès de l'Autorité d'interconnexion du Conseil de coopération du Golfe (GCCIA) pour le mois d'avril 2026. La transaction porterait sur 1.200 MW d'électricité, pour un montant total de 15,4 M KD (env. 44 M €). Un contrat d'importation d'électricité avait déjà été conclu auprès de la GCCIA pour la période allant du début janvier à la fin mars et un total de 43,5 M KD (125 M€).

Internet, « ZAIN is the limit », pendant un mois. L’opérateur de télécommunications mobiles permet à ses utilisateurs d’accéder gratuitement et en illimité à internet pendant les heures de bureau (9h à 16h) pendant 30 jours. Le géant koweïtien peut se le permettre : à 7,5 Mds € en 2025, ses revenus ont augmenté de 14% et son taux de rentabilité est supérieur à celui de ses concurrents.

Musk met les télécoms du Koweït sur orbite. Le régulateur koweïtien a officiellement autorisé la commercialisation aux particuliers de services d’accès à Internet au réseau de satellites de communication d’Elon Musk en orbite basse (LEO). Les abonnements sont proposés à travers un partenaire local, « Alghanim Industries » et sa filiale technologique, « Sama X ». Pour moins de 100 euros par mois (31 KD) Starlink propose un accès Internet à haut débit (150 à 300 Mbps) et à faible latence.

Oman

Energie, Transport & Logistique

Le brut omanais atteint un record historique, porté par les tensions régionales et des effets de marché. Le prix officiel du brut omanais pour livraison en mai a atteint 152,58 USD/ baril le 17 mars, nouveau record historique sur le Gulf Mercantile Exchange (GME), principale bourse de contrats à terme sur l’énergie au Moyen-Orient, basée à Dubaï. La prime très élevée du brut omanais (le Brent est aujourd’hui autour de 103 USD) traduit le risque géopolitique accru, mais aussi des distorsions spécifiques aux flux de brut du Golfe et aux indices de référence régionaux. Certaines références de pétrole transitant par Hormuz ont été exclus de l’évaluation, laissant le brut omanais avec un poids plus important dans la formation des prix. Cette situation a amplifié la réaction du brut omanais par rapport au Brent et aux autres indices mondiaux.

Hausse immédiate des coûts de fret aérien et une variabilité accrue des prix pour les opérateurs logistiques. À partir du 18 mars 2026, Oman Air Cargo appliquera deux surcharges sur l’ensemble de ses expéditions : une surcharge carburant, indexée sur le prix du kérosène (Jet A1) et révisée chaque semaine, et une surcharge de risque de guerre, calculée au kilo en fonction du poids facturé. Ces frais visent à compenser la hausse des coûts liée au prix du carburant et à l’augmentation des primes d’assurance.

Face aux perturbations, Oman et Dubaï ouvrent un corridor logistique alternatif. Les douanes d’Oman et de Dubaï ont mis en place un corridor vert temporaire pour faciliter l’acheminement des cargaisons initialement destinées au port de Jebel Ali mais redirigées vers des ports omanais. Après des formalités douanières simplifiées à Oman, les conteneurs peuvent être transférés rapidement par transport routier sous régime douanier (scellés) vers Dubaï en passant par le poste de frontière à Hatta. Le dispositif s’applique à la plupart des marchandises (avec quelques exceptions) et peut aussi concerner les flux de fret aérien.

Nama PWP anticipe la hausse de la demande en eau avec deux nouveaux projets de dessalement. Le Sultanat d’Oman prévoit le développement de deux Independent Water Projects (IWP) afin de répondre aux déficits de capacité attendus à moyen terme, selon Nama Power and Water Procurement Company. Un premier projet, North Batinah IWP (150 000 m³/jour), devrait entrer en service en 2032 et couvrir la croissance de la demande dans le système interconnecté principal (Mascate, Barka, Sohar). Un second projet, Dhofar Water IWP 2030 (80 000 m³/jour), est prévu à l’horizon 2030 dans la région de Raysut. La demande en eau dans le réseau principal devrait croître de 3 % par an, passant de 1,21 à 1,48 million m³/jour entre 2025 et 2032. Cette dynamique sera partiellement absorbée dès 2027 par la mise en service du projet Ghubrah III (300 000 m³/jour). Dans le sud, la région du Dhofar affiche également une croissance soutenue (+3 %/an), tirée par l’expansion urbaine et l’extension des réseaux vers les zones montagneuses. Les autorités étudient en parallèle l’extension de l’approvisionnement à de nouvelles wilayats.

Oman prolonge 3,5 GW de capacités électriques pour sécuriser sa transition énergétique. Le Sultanat d’Oman a conclu de nouveaux Power Purchase Agreements (PPA) avec trois producteurs : Phoenix Power Company SAOG, Al Batinah Power SAOG et Al Suwadi Power SAOG (les deux dernières détenues par Engie), prolongeant leur exploitation de 15 ans pour un total de 3 500 MW. Ces centrales thermiques au gaz, mises en service entre 2013 et 2014, resteront opérationnelles jusqu’en 2043–2044 sous l’égide de Nama Power and Water Procurement Company, l’acheteur unique d’électricité du pays. Le parc de Phoenix Power à Sur (2 000 MW), ainsi que les centrales de Barka et Sohar (745 MW chacune) sont concernés. Cette décision s’inscrit dans une stratégie duale : maintenir des capacités thermiques performantes tout en accompagnant la montée des énergies renouvelables, et garantir la stabilité du réseau. Parallèlement, Oman développe de nouvelles capacités, notamment les projets Misfah IPP (1 600 MW) et Duqm IPP (800 MW), destinés à remplacer progressivement les unités les plus anciennes.

Qatar

Macroéconomie & Finance

Les agences de notation Fitch et S&P ont confirmé la note de crédit « AA » du Qatar, estimant que les fondamentaux macroéconomiques du Qatar demeurent solides, malgré les perturbations temporaires affectant les exportations d’hydrocarbures en raison de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Dans leur rapport les agences citent notamment le niveau de richesse très élevé du pays comparativement à sa population, l’importance de ses actifs souverains et la future augmentation de la production gazière qui devrait bénéficier aux finances publiques.

Le fonds d’investissement Irth Capital, soutenu par des fonds qatariens, a proposé ce mois-ci de payer 47 USD par action pour acquérir l’entreprise américaine spécialisée dans la restauration rapide Papa John’s International. Cette offre marque une deuxième tentative de rachat de l’entreprise, après une première approche menée l’an dernier aux côtés du fonds américain Apollo Global Management, selon deux sources proches du dossier. L’offre valoriserait l’entreprise à 1,5 Md USD.

Energie, Transport & Sécurité alimentaire

Une attaque iranienne a provoqué des dégâts importants sur le site pétro-gazier de Ras Laffan au Qatar, cœur de la production gazière du pays. L’émirat a fermement condamné cette attaque qui a causé des incendies provoquant des dégâts importants sur les infrastructures du plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, mais qui n’aurait pas fait de victimes.  D’autres attaques ont également visé le site de Mesaieed au sud de Doha, sans plus de détails pour l’heure sur d’éventuels dégâts. Ces attaques font suite à des menaces iraniennes quelques heures plus tôt en représailles à une attaque israélienne contre son champ gazier de South pars.

Le ministère des Transports et (MoT) et les autorités douanières du Qatar (GAC) ont étendu le réseau de fret terrestre vers près de 75 pays et simplifié les procédures douanières en renforçant la connectivité via le système international de transit douaner (TIR). Les flux de marchandises se réorientent majoritairement par voie terrestre via l’Arabie saoudite. Le transport aérien, lui, reste limité, bien que Qatar Airways Cargo ait transporté 300 tonnes de biens essentiels vers le Qatar depuis début mars, assurant l’arrivée continue de médicaments, de lait infantile, produits frais et matériel médical.

La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé la reprise d’un programme de vols commerciaux limité entre le 18 et le 28 mars, malgré la fermeture de l’espace aérien. Un vol quotidien vers Paris est prévu dans les prochains jours, contre quatre avant la crise.

À l’occasion de sa visite le 16 mars dernier, le ministre des Municipalités, Abdullah bin Hamad Al-Attiyah, a mis en lumière le rôle de l’entreprise agroalimentaire qatarienne Baladna dans la sécurité alimentaire du Qatar. Le ministre a salué les progrès du pays, qui atteint 99 % d’autosuffisance sur les produits laitiers, et l’engagement de l’entreprise à maintenir un approvisionnement stable et durable durant la crise.

Plusieurs ministres qatariens dont le ministre du Commerce et de l’Industrie (MoCI), Sheikh Faisal bin Thani Al Thani, et le ministre de l’Intérieur (MoI), Sheikh Khalifa bin Hamad, ont rassuré sur la capacité de résilience du Qatar en ce qui concerne la disponibilité des biens essentiels et la stabilité du marché. Le ministre du MoCI a indiqué que le Qatar dispose de réserves stratégiques importantes et que les chaînes d’approvisionnement fonctionnent de manière efficace. Dans la foulée, le ministre du MoI du Qatar a également indiqué que les réserves alimentaires, initialement suffisantes pour 9 mois, ont été renforcées afin de couvrir jusqu’à 18 mois de besoins. Par ailleurs, des contrôles inopinés dans les points de vente visant à empêcher les pratiques monopolistiques et les manipulations de prix ont été mis en place. Toute modification de prix sans approbation officielle peut conduire à une amende, des peines de prison, ainsi que la fermeture temporaire du magasin.