• La guerre au Moyen-Orient pourrait être favorable pour l’économie brésilienne

Le conflit produit sur le Brésil un choc à double face : globalement positif pour la croissance, les finances publiques et la balance commerciale grâce à la hausse du prix du pétrole – le pays étant exportateur net d’hydrocarbures – mais inflationniste et coûteux pour le secteur agricole. Le bilan net demeure favorable dans la plupart des scénarios, à condition que le conflit ne dégénère pas en perturbation durable.

  • L'inflation ralentit à 3,81% en février, ouvrant la voie à une baisse des taux

L'inflation brésilienne a ralenti à 3,81% sur douze mois en février, sous la cible de la Banque centrale, portée à la baisse par le recul des prix alimentaires et des carburants. La hausse mensuelle de 0,70 %, tirée par les réajustements saisonniers des frais de scolarité et la flambée des tarifs aériens, masque une tendance désinflationniste de fond.

  • Les finances des États basculent en déficit en 2025 sous l’effet du ralentissement des recettes

Le solde primaire agrégé des États brésiliens et du Distrito Federal est redevenu déficitaire en 2025 (-3,8 Mds BRL), après plusieurs années d’excédents. La dégradation reflète un effet ciseaux entre le ralentissement des recettes fiscales, notamment de l’ICMS, et la hausse soutenue des dépenses, en particulier salariales. Dans un contexte de ralentissement économique, cette évolution fragilise les finances publiques infranationales.