Rappel à la communauté française aux EAU et dans le Golfe
Toute l'actualité économique et financière hebdomadaire de l'Arabie Saoudite, du Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Koweït, d'Oman, du Qatar et du Yémen.
Rappel à la communauté française aux EAU et dans le Golfe
Le conflit opposant la coalition israélo-américaine à l’Iran a rapidement produit des répercussions sécuritaires et économiques dans l’ensemble de la région Moyen-Orient, et en particulier dans les pays du Golfe.
La crise se poursuit dans l’ensemble des pays du CCEAG. Il est dans ce contexte demandé aux ressortissants français présents dans ces pays d’exercer la plus grande vigilance et de limiter leurs déplacements autant que possible. Les ressortissants français sont invités à s’inscrire ou actualiser leur inscription consulaire et de s’inscrire sur le Fil d’Ariane pour ceux qui sont de passage.
Il est en particulier recommandé de rester attentif aux consignes officielles communiquées par les autorités émiriennes. En cas d’alerte, il convient de se réfugier à l’intérieur du bâtiment le plus proche en se tenant éloigné des fenêtres, des portes et de toute zone ouverte susceptible d’exposer aux projections de débris. Les autorités émiriennes diffusent régulièrement des informations actualisées, notamment via leur compte officiel sur le réseau X.
Dans le même temps, les vols commerciaux reprennent progressivement dans les aéroports internationaux d’Abou Dabi et de Dubaï. Les voyageurs ne sont invités à se rendre à l’aéroport que si leurs vol et heure de départ ont été confirmés par la compagnie aérienne.
Les vols opérés sont précisés aux liens suivants :
www.zayedinternationalairport.ae
La cellule d’assistance du Consulat général est accessible au : +971 44 08 49 06.
En cas d’urgence, le centre de crise et de soutien est joignable au : +33 1 43 17 51 00
Pétrole et gaz
Brent 6/3/2026 à 12h00 GST : 85,52 USD/Bbl
Cette semaine, les prix du pétrole ont fortement augmenté suite à l’opération militaire conjointe lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a notamment visé des infrastructures stratégiques du pays et conduit à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. L’escalade militaire qui a suivi et qui se poursuit a entraîné une perturbation sérieuse des flux énergétiques dans le Golfe, notamment au niveau du détroit d’Ormuz. Le baril de Brent s’est établi ce vendredi à 12h00 à 85,52 USD/b, après avoir brièvement atteint 86 USD en séance, son plus haut niveau depuis juillet 2024, tandis que le baril de WTI s’est établi à 80,99 USD. Les marchés pétroliers sont désormais dominés par une prime de risque géopolitique particulièrement élevée, liée à l’intensification de la guerre et à son extension à d’autres pays de la région (Liban, Irak).
Le principal point de tension est le détroit d’Ormuz, artère stratégique par laquelle ont transité environ 15 millions de barils par jour (M bpj) en 2025, auxquels s’ajoutent près de 5 M bpj de produits pétroliers, selon l’Agence internationale de l’énergie. La fermeture effective, même partielle, du détroit d’Ormuz représente ainsi un risque systémique pour l’équilibre du marché mondial. Les données de suivi maritime compilées par Bloomberg indiquent que le trafic de navires a chuté de plus de 95 % au cours des derniers jours, les grands transporteurs de brut et de gaz naturel liquéfié (GNL) évitant désormais la zone. Le détroit est désormais entré dans une forme de « brouillard numérique » avec un brouillage des signaux, une désactivation massive des transpondeurs des tankers, et des épisodes de spoofing qui compliquent fortement le suivi satellitaire, au moment même où l’information sur les flux est essentielle pour l’anticipation de marché. Cette paralysie temporaire du trafic maritime entraîne un engorgement de l’offre au sein du Golfe et commence à affecter la production de certains producteurs régionaux contraints de réduire ou de retarder leurs chargements.
Graphique 1 – Transits sortant par le détroit d’Ormuz
Graphique 2 - Destination des exportations de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz en 2025
Source : Bloomberg
Néanmoins, la situation résulterait moins d’un blocage formel du détroit que de la menace persistante que font peser missiles et drones iraniens sur les navires transitant dans la zone. Malgré la destruction de plusieurs infrastructures navales iraniennes au cours des premiers jours du conflit, les capacités de projection asymétrique de Téhéran, notamment via des missiles anti-navires hérités des systèmes Silkworm chinois et leurs successeurs, continuent de représenter un risque significatif pour les opérateurs maritimes. Les États-Unis envisagent désormais la mise en place d’escortes navales et de garanties d’assurance pour les navires commerciaux, dispositif qui pourrait toutefois prendre plusieurs semaines avant d’être opérationnel. Dans le même temps, Téhéran envoie des signaux mixtes. Certains responsables iraniens avaient d’abord affirmé que le détroit était fermé, avant que d’autres viennent affirmer le contraire, tout en laissant perdurer une situation où les armateurs refusent massivement le transit. La perception du risque a notamment été renforcée par l’attaque d’un pétrolier dans le nord du Golfe. Certains acteurs de marché estiment qu’une interruption prolongée des flux pourrait conduire à un prix du baril de Brent au-delà de 120 USD, un scénario désormais évoqué par plusieurs institutions financières.
Au-delà du pétrole brut, l’onde s’étend à l’ensemble des produits pétroliers et à la logistique régionale. Plusieurs fournisseurs de carburant maritime à Singapour auraient informé leurs clients qu’ils ne pourront honorer qu’une partie des volumes convenus, invoquant une baisse des livraisons de leurs propres fournisseurs. La Chine a demandé à ses principaux raffineurs de suspendre les exportations de diesel et d’essence, de s’abstenir de signer de nouveaux contrats et d’annuler certaines expéditions déjà convenues. Au Japon, des raffineurs appellent à un recours aux réserves stratégiques (le pays important l’essentiel de son brut du Moyen-Orient). En Corée du Sud, un acteur pétrochimique a déclaré des cas de force majeure sur certaines ventes en raison de difficultés d’approvisionnement en naphta. Par ailleurs, les tensions sur le GPL (gaz de cuisson) deviennent visibles dans plusieurs économies, avec des discussions engagées par l’Inde pour sécuriser des volumes, tandis que certains pays, faute d’alternatives rapidement mobilisables, pourraient être poussés vers des formes de rationnement. Le choc se transmet aussi via les prix des distillats et carburants (jet fuel, marine gasoil), dont la hausse est amplifiée par des tensions sur la formation des prix physiques, aggravant le coût pour les économies importatrices.
La crise commence à provoquer une reconfiguration des flux pétroliers internationaux, notamment en Asie. Plusieurs cargaisons de brut russe initialement destinées à l’Asie orientale ont récemment changé de cap vers l’Inde, selon les données de suivi maritime de Kpler et Vortexa. Deux pétroliers transportant environ 1,4 million de barils de brut Urals ont ainsi été redirigés vers des ports indiens, tandis qu’un troisième navire a modifié sa trajectoire en mer d’Arabie pour se diriger vers l’Inde. Les raffineurs indiens, qui avaient réduit leurs achats de brut russe ces dernières semaines sous pression américaine, semblent désormais revenir vers ces approvisionnements face au risque de tensions sur les flux en provenance du Moyen-Orient.
Le choc se transmet encore plus rapidement au marché du gaz naturel, où les tensions apparaissent particulièrement marquées en Europe. Les prix du gaz européen (TTF) ont augmenté de plus de 50% sur la semaine, atteignant leurs niveaux les plus élevés depuis 2023. Cette réaction souligne la vulnérabilité structurelle du marché européen en sortie d’hiver, les épisodes de froid ayant fortement entamé des stocks déjà relativement bas, ce qui accroît les besoins d’importations de GNL pour reconstituer les réserves avant l’hiver prochain. La situation est aggravée par l’arrêt temporaire du complexe gazier qatari de Ras Laffan, plus grande installation d’exportation de GNL au monde, à la suite d’une attaque de drone iranien. Près d’un cinquième des flux mondiaux de GNL transitent par le détroit d’Ormuz. La combinaison d’un arrêt industriel majeur et d’une perturbation logistique dans ce corridor stratégique réduit fortement l’offre disponible sur le marché spot, au moment même où l’Europe doit sécuriser des cargaisons pour reconstituer ses stocks. Même si la majorité du GNL qatari est destinée aux marchés asiatiques, toute perturbation prolongée des flux resserre mécaniquement l’équilibre mondial du marché et maintient une pression haussière sur les prix. Dans ce contexte, la concurrence pour les cargaisons s’intensifie. Plusieurs importateurs asiatiques ont déjà engagé des démarches pour sécuriser des approvisionnements alternatifs, tandis que certains acteurs du marché anticipent une volatilité accrue dans les semaines à venir. L’Agence internationale de l’énergie souligne par ailleurs que les marges de flexibilité du marché gazier mondial restent limitées : les capacités d’exportation par gazoducs sont proches de leurs plafonds et les nouvelles capacités de liquéfaction attendues cette année ne permettraient que de compenser partiellement une interruption durable des exportations transitant par Ormuz.
Ces tensions physiques alimentent également une volatilité marquée sur les marchés actions liés à l’énergie et au shipping, en particulier en Chine. Après une hausse rapide des valeurs énergie et transport dans le sillage du conflit, plusieurs grandes compagnies pétrolières chinoises (Sinopec, PetroChina, CNOOC) et des transporteurs spécialisés ont fortement corrigé, les entreprises rappelant dans leurs communications que la trajectoire des prix du brut et du fret reste difficilement prévisible et dépend essentiellement de facteurs externes.
Malgré ces tensions, plusieurs indicateurs rappellent que les fondamentaux du marché pétrolier restent relativement détendus à moyen terme. Avant le déclenchement du conflit, l’Agence internationale de l’énergie et plusieurs institutions financières anticipaient un surplus d’offre significatif en 2026, soutenu par des niveaux de stocks élevés, notamment en Chine. Les stocks commerciaux américains ont d’ailleurs augmenté d’environ 3,5 millions de barils la semaine dernière, atteignant leur niveau le plus élevé depuis mai. Par ailleurs, l’OPEP+ a confirmé lors de sa réunion du 2 mars la poursuite de la reprise progressive des hausses de production, avec une augmentation prévue de 206 000 barils par jour en avril. Cette hausse, légèrement supérieure aux incréments précédents, vise à poursuivre la normalisation de l’offre après les coupes mises en place depuis 2023, et dans une moindre mesure à compenser partiellement la hausse des prix provoquée par la guerre. Toutefois, son impact sur les marchés reste incertain car plusieurs membres disposent de marges de production limitées et les principaux producteurs du Golfe pourraient eux-mêmes faire face à des contraintes d’exportation si les perturbations au niveau du détroit d’Ormuz se prolongent. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie a indiqué se tenir prête à intervenir pour stabiliser le marché en cas de perturbation majeure, rappelant que les pays membres disposent de plus d’un milliard de barils de stocks stratégiques mobilisables en urgence.
Ainsi, la trajectoire des prix dépend presque exclusivement de l’évolution du conflit et de la sécurité des flux dans le Golfe. La structure du marché reflète déjà cette tension avec un spread entre les deux premiers contrats Brent qui s’élève à près de 4 USD/b en backwardation (configuration où les prix du pétrole à court terme sont supérieurs à ceux des échéances plus lointaines), signalant une forte tension sur l’offre à court terme. Si les perturbations logistiques devaient se prolonger ou si de nouvelles infrastructures énergétiques venaient à être directement ciblées, la prime géopolitique pourrait continuer d’augmenter dans les semaines à venir, avec des effets de second tour croissants sur l’inflation et l’activité, notamment via les carburants et le fret. À l’inverse, toute stabilisation rapide de la situation pourrait ramener les prix vers des niveaux plus compatibles avec les fondamentaux excédentaires du marché mondial.
Hayet AFOU, Attachée macroéconomique et financière
Arabie saoudite
Macroéconomie & Finance
Ce jeudi 5 mars, le baril de Brent a progressé de plus de 3 % pour atteindre 83,99 USD, tandis que le baril d’US West Texas Intermediate a atteint 77,42 USD. Depuis le début du conflit le 28 février, le Brent a gagné environ 15 %, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2024. Cette hausse reflète les risques sur l’approvisionnement au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz à près de 90 %, passage stratégique pour environ un quart du pétrole et du GNL mondiaux, affectant directement les exportations de l’Arabie saoudite et des autres producteurs du Golfe. Environ 200 navires, pétroliers et méthaniers compris, sont actuellement à l’ancre au large des principaux producteurs du Golfe, dont l’Arabie saoudite, l’Irak et le Qatar, tandis que d’autres restent bloqués avant l’entrée du détroit. En Arabie saoudite, deux drones ont été interceptés à la raffinerie Aramco de Ras Tanura, provoquant un feu limité par la chute de débris, selon un porte-parole du ministère de la Défense. Certaines unités de la raffinerie ont été temporairement arrêtées par précaution, mais l’approvisionnement en pétrole et dérivés pour le marché local n’a pas été affecté.
Le groupe pétrochimique saoudien SABIC a affiché une perte nette de 6,87 Md USD (25,78 Md SAR) en 2025, contre un bénéfice de 410 M USD (1,54 Md SAR) en 2024, en raison de charges liées à des cessions d’actifs et de la baisse des prix des produits pétrochimiques. Le chiffre d’affaires de SABIC a atteint 31 Md USD (116,53 Md SAR), soit 1 % de moins qu'en 2024. Malgré cette perte, l’entreprise a maintenu un dividende annuel d’environ 9 Md USD, dans un contexte de surcapacités persistantes dans l’industrie pétrochimique mondiale qui continuent de peser sur les marges.
L’indice PMI publié par Riyad Bank et compilé par S&P Global s’est établi à 56,1 en février, contre 56,3 en janvier, soit son niveau le plus bas depuis neuf mois. Pour rappel, un score au-dessus du seuil de 50 signale une expansion de l’activité du secteur privé non pétrolier en Arabie saoudite.
Energie, Industrie & Infrastructure
Via le lancement en décembre dernier de la production de gaz de schiste au champ de Jafurah, ainsi que la mise en service des opérations de l’usine de gaz de Tanajib, l’une des plus grandes au monde, Aramco a annoncé avoir effectué un progrès majeur dans sa stratégie de développement gazier. Le groupe vise à augmenter sa capacité de production de gaz commercialisé d’environ 80 % d’ici 2030 par rapport à 2021, pour atteindre près de 6 millions de barils équivalent pétrole par jour (gaz et liquides associés). Cette expansion pourrait générer entre 12 et 15 Md USD de flux de trésorerie opérationnels supplémentaires en 2030, selon la demande et les prix du marché.
Le groupe saoudien de logistique SAL Saudi Logistics Services a signé un accord pour acquérir 100 % de Aviapartner Liege pour 28 M EUR (30,3 M USD), auprès de Aviapartner Belgium et Aviapartner Holding. Basée à Liège, Aviapartner Liege fournit principalement des services de manutention au sol et de traitement du fret. Pour rappel, l'aéroport de Liège est le cinquième aéroport de fret en Europe, ayant traité plus de 1,3 million de tonnes de marchandises en 2025, en hausse d’environ 14 % sur un an.
Émirats arabes unis
Macroéconomie & Finance
Les indices boursiers des Émirats arabes unis ont nettement reculé à la reprise des échanges mercredi, après une fermeture exceptionnelle de deux jours décidée par les autorités boursières à la suite des frappes de missiles et de drones iraniennes. L’indice Dubai Financial Market General Index a chuté de 4,7 %, sa plus forte baisse depuis mai 2022, tandis que l’indice FTSE ADX General Index d’Abou Dhabi a reculé de 1,9 %, avec Emirates NBD et Emaar Properties parmi les principaux contributeurs à la baisse. La Bourse de Dubaï avait instauré un seuil temporaire de variation à la baisse de 5 %, atteint par plusieurs valeurs lors de la séance. Ce recul intervient alors que les marchés émiratis avaient récemment atteint des niveaux élevés, portés par la solidité de l’économie et le dynamisme de l’immobilier.
Le ministre de l’énergie Sultan Al Jaber, également CEO d’ADNOC, s’est entretenu à Tokyo avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi afin d’évoquer les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur la sécurité énergétique asiatique. Il a averti que toute perturbation dans le détroit d’Ormuz limiterait la capacité des Émirats à garantir l’approvisionnement énergétique de leurs partenaires. Al Jaber a toutefois indiqué que la construction du terminal d’exportation de GNL de Ruwais, projet stratégique pour des acheteurs japonais dont Mitsui & Co., se poursuivait normalement malgré la situation régionale. Très dépendant des importations d’hydrocarbures du Moyen-Orient, le Japon pourrait être fortement affecté par une fermeture prolongée du détroit.
Le producteur émirien Emirates Global Aluminium (EGA) envisage de mobiliser des stocks situés hors des Émirats arabes unis afin de compenser les retards de chargement des navires liés au conflit régional. Dans une lettre adressée à ses clients, l’entreprise indique faire face à des retards dans le chargement du métal et dans les départs de navires, tout en précisant que ses opérations industrielles dans le pays ne sont pas perturbées. EGA indique prendre plusieurs mesures d’atténuation, notamment l’ouverture de ports supplémentaires et l’utilisation de stocks déjà positionnés à l’étranger, afin de garantir les livraisons dans les prochaines semaines. Les tensions dans la région, et en particulier autour du détroit d’Ormuz, ont ravivé les inquiétudes sur les flux d’aluminium du Golfe, qui représente environ 9 % de la capacité mondiale de production.
ADNOC a décidé de reporter son projet d’émission inaugurale d’obligations libellées en yuan, en raison de la volatilité accrue sur les marchés financiers liée au conflit au Moyen-Orient. L’opération, que la compagnie pétrolière envisageait de lancer cette semaine afin de réduire ses coûts de financement, est pour l’instant suspendue dans l’attente de conditions de marché plus favorables.
Qatar
QatarEnergy annonce, le 2 février, l’arrêt de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), puis le 3 février, celle de produits associés (urée, polymères, méthanol, aluminium) en raison d’attaques sur un réservoir d’eau d’une centrale électrique à Mesaieed, ainsi qu’une installation énergétique de QatarEnergy à Ras Laffan. Cet arrêt de la production a provoqué une hausse de près de 54 % du cours du gaz en Europe le jour même de l’annonce.
Plusieurs banques qatariennes ont annoncé leur fermeture temporaire, notamment la Commercial Bank of Qatar (CBQ), la Qatar National Bank (QNB), la Qatar Islamic Bank (QIB) ou encore la Doha Bank.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MoCI) du Qatar a recensé plus de 138 usines opérant dans le secteur de l’agroalimentaire à travers le pays. On retrouve ainsi 24 usines de produits laitiers, 16 usines spécialisées dans la transformation de la viande et du poisson, ainsi que 20 usines de production d’eau.
Les ports du Qatar ont enregistré, en glissement annuel, une hausse de 5 % du trafic de conteneurs et de 2 % du fret au mois de février 2025.
La co-entreprise formée par le français Technip Energies, l’entreprise libano-grecque Consolidated Contractors Company (CCC) et l’entreprise de construction basée aux Émirats arabes unis Gulf Asia Contractor (GAC) a remporté le contrat EPCC (ingénierie, approvisionnement, construction, mise en service) de l’usine onshore de gaz naturel liquéfié (GNL) du projet North Field West (NFW). Avec une production de 16 millions de tonnes de GNL par an à horizon 2030, il représente la dernière phase de développement du champ gazier North Field, et contribuera à porter la capacité totale de liquéfaction de GNL de QatarEnergy à 160 Mt/an d’ici 2030.
Le fonds souverain qatarien, la Qatar Investment Authority (QIA), a investi dans 5C Investment Partners, une société de crédit privé dirigée par d’anciens partenaires de Goldman Sachs, pour développer son activité de prêts directs. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de la QIA d’accroître ses investissements aux États-Unis.
Le Qatar a lancé un programme de bourses pour former des étudiants qatariens en ingénierie nucléaire à l’étranger, porté par les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MoEHE), de l’Environnement et du Changement climatique (MoECC) et le Bureau de la fonction publique et du développement gouvernemental.
L’américain Dell Technologies et Ooredoo ont signé un protocole d’accord pour le déploiement de capacités d’intelligence artificielle (IA), développées par Dell, dans les services de l’opérateur de télécommunications qatarien.
L’autorité qatarienne des travaux publics (Ashgal) lance 67 projets au 1er trimestre 2026 dans le cadre de ses missions de développement des infrastructures publiques et d’amélioration de l’efficacité des services à travers le pays. Les initiatives incluent notamment la réhabilitation des réseaux d’eau et d’assainissement, la construction d’égouts ainsi que la rénovation de tunnels et de routes.
Oman
Selon Moody's Ratings et S&P Global Ratings, la position géographique d’Oman, dont les principaux ports (Sohar, Duqm et Salalah) se situent hors du détroit d’Ormuz, pourrait lui permettre de maintenir ses exportations d’énergie et de marchandises malgré les tensions régionales. Les installations portuaires de Sohar et Duqm, situées respectivement sur la mer d’Oman et la mer d’Arabie, échappent à ce passage stratégique, aujourd’hui perturbé par les hostilités impliquant notamment Iran. Les agences estiment qu’Oman pourrait bénéficier de prix énergétiques plus élevés et d’un trafic maritime relativement préservé, tout en servant d’alternative logistique à certains ports du Golfe. Elles soulignent toutefois que l’impact économique dépendra de la durée du conflit et d’une éventuelle perturbation prolongée du trafic maritime et des chaînes d’approvisionnement régionales.
Le groupe énergétique OQ Group a lancé un appel d’offres pour les études d’ingénierie FEED d’une unité d’extraction de liquides de gaz naturel (NGL) à Saih Nihayda, d’une capacité de traitement pouvant atteindre 48 millions de m³/jour. Le projet comprend également un gazoduc dédié de 230 km reliant l’installation à une unité de fractionnement dans la Special Economic Zone de Duqm. L’infrastructure permettra de séparer éthane, propane, butane et condensats C5+, destinés notamment au futur complexe pétrochimique de Duqm. Ce projet vise à renforcer la chaîne de valeur gazière intégrée d’Oman et à soutenir la diversification industrielle du Sultanat.
Bahreïn
Le groupe industriel bahreïni Aluminium Bahrain a engagé des discussions exclusives avec le fonds américain American Industrial Partners pour acquérir 100 % d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium d’Europe. L’opération constituerait le premier investissement étranger d'Alba. Le groupe s’est engagé à préserver l’emploi et à poursuivre le développement d’une production à faibles émissions, évaluée à 300 000 tonnes annuels.