Toute l'actualité économique et financière hebdomadaire de l'Arabie Saoudite, du Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Koweït, d'Oman, du Qatar et du Yémen.

L'équation iranienne des Émirats 

La République islamique d’Iran traverse une période critique marquée par de vives contestations internes depuis le 28 décembre 2025. Sans précédent depuis le soulèvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022 (1), ces manifestations nationales sont liées à la dégradation économique (inflation (2), monnaie en chute libre (3), flambée des prix des denrées alimentaires) à laquelle fait face le pays. A une cinquantaine de kilomètres des côtes iraniennes, les ÉAU scrutent cette situation attentivement. Toute dérive pourrait déstabiliser le flux essentiel traversant le détroit d’Ormuz – artère maritime majeure dont dépendent les ÉAU pour exporter leurs hydrocarbures, et maintenir la fluidité de leurs chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, l’évolution de la situation iranienne met en jeu à la fois : (i) la sécurité des flux maritimes émiriens et (ii) les échanges commerciaux bilatéraux denses avec l’Iran.

Les ÉAU, en tant que grand exportateur de pétrole, mais aussi importateur de gaz et centre logistique régional, surveillent de près la situation à Ormuz. Le pays exporte l’essentiel de sa production pétrolière (2,7 Mb/j) par voie maritime depuis sa façade sur le golfe arabo-persique, via de grands terminaux comme Jebel Ali (Dubaï) et Ruwais (Abou Dabi). Au-delà des hydrocarbures, les ports de Dubaï constituent également l’une des principales plateformes mondiales de réexportation de biens manufacturés à destination du Moyen-Orient ou de l’Afrique, ce qui rend la liberté de navigation dans le détroit tout aussi critique pour l’économie non pétrolière. De plus, Dubaï et certains émirats du nord dépendent, pour leur sécurité énergétique, de carburants importés transitant par le détroit.

Graphique 1 - Infrastructures pétrolières aux EAU

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Source : S&P Global Commodity Insights

Par conséquent, Abou Dabi cherche depuis une décennie à désengorger le détroit en détournant une partie de ses exportations. En 2012, les ÉAU ont inauguré l’oléoduc Habshan-Fujairah, permettant le contournement du détroit en le reliant à l’émirat de Fujaïrah sur la côte océanique de la mer d’Arabie – dont la capacité s’élève à 1,8 Mb/j selon ADNOC. Son utilisation a d’ailleurs augmenté ces dernières années. Par exemple, les volumes de pétrole transitant via Ormuz en provenance des ÉAU ont baissé de 0,4 Mb/j entre 2022 et 2024. Adossé à ce pipeline, le terminal de Fujaïrah – plus grand complexe du pays – construit la plus grande infrastructure de stockage de pétrole du monde, pouvant contenir 42 millions de barils à terme.

Néanmoins, la charge de l’oléoduc de Fujaïrah est déjà très proche de sa capacité maximale, ce qui limite la marge de manœuvre en cas de crise. Au total, en combinant l’infrastructure émirienne et le pipeline Est-Ouest saoudien débouchant sur la mer Rouge, on estime qu’environ 2,6 Mb/j pourraient être réacheminés hors d’Ormuz en situation d’urgence. C’est significatif, mais insuffisant face aux 20 Mb/j qui transitent par le détroit. Autrement dit, une fermeture prolongée d’Ormuz provoquerait un choc pétrolier mondial, auquel aucune solution d’évitement ne pourrait pallier.

Par ailleurs, les relations économiques entre l’Iran et les Émirats sont essentielles pour les deux pays et figurent parmi les plus denses de la région, malgré le régime de sanctions américaines. Historiquement, l’émirat de Dubaï est la porte d’entrée de l’Iran vers le monde : il y a plus d’un siècle que des négociants iraniens y ont pignon sur rue, et cette tradition d’échanges perdure. Durant la dernière décennie, les Émirats sont restés l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Iran, aux côtés de la Chine et de la Turquie. En 2022, les échanges globaux Iran–EAU avaient ainsi atteint environ 24 Mds USD, en progression d’environ +12 % par rapport à l’année précédente. Selon les données douanières iraniennes, les ÉAU sont devenus le 1er fournisseur du pays depuis 2021, avec 20,6 Mds USD d’importations (biens de consommation, équipements, produits semi-finis, etc.).

Inversement, les ÉAU étaient le 3ème débouché des produits iraniens avec 5,8 Mds USD d’exportations iraniennes non-pétrolières vers les Émirats. Ce commerce, très excédentaire pour les Émirats, a fait de l’Iran son 9ème marché de réexportation en 2023 (5,3 Mds USD), selon l’ONU. Dubaï, en particulier, profite de ce rôle d’entrepôt régional : près de 8 500 entreprises iraniennes seraient établies aux ÉAU (en majorité à Dubaï), et on estime à 500 000 le nombre d’Iraniens résidant aux Émirats. Plus de 300 vols commerciaux par semaine relient l’Iran et les Émirats, témoignant de l’intensité des liens.

Un scénario de détente durable rouvrant l’Iran au commerce international ferait certes émerger un géant économique intensifiant la compétition régionale, mais profiterait vraisemblablement aux Émirats qui pourraient servir de hub pour la reconstruction et les investissements. Conscients de ces enjeux, les dirigeants émiriens encouragent les rapprochements économiques avec l’Iran dans les secteurs non-sanctionnés. En mai 2024, une commission économique conjointe irano-émirienne s’est réunie à Abou Dabi – une première depuis 10 ans – et a débouché sur un accord protocole sur commerce et la logistique, soulignant le potentiel « bien au-delà du niveau actuel » de leurs échanges.

En cas d’escalade brutale (conflit ou durcissement extrême des sanctions), les ÉAU seraient parmi les perdants économiques immédiats, tant par la perturbation de leurs flux énergétiques que par la contraction du commerce bilatéral. À l’inverse, une stabilisation progressive de l’Iran et une réouverture partielle de son économie offriraient aux Émirats un avantage comparatif unique, en leur permettant de capter les flux d’investissements, de commerce et de logistique liés à la normalisation iranienne. 

Emile DEBATS, analyste macroéconomique et financier

 

(1) « Femme, Vie, Liberté » (Zan, Zendegi, Azadi) est un slogan devenu le cri de ralliement d’importantes manifestations iraniennes déclenchées par la mort de Jina Mahsa Amini en septembre 2022, suite à son arrestation par la police des mœurs pour « port de voile inapproprié ».

(2) Inflation estimée par le FMI à 41.6 % sur un an – données au 12/1/2026.

(3) L'euro s'échangeait autour de 1,72 million de rials et la livre sterling autour de 19,94 millions de rials, selon les plateformes d’échange le 5/1/2026.

Pétrole et gaz

Brent 16/01/2026 à 12h00 GST : 63,784 USD/Bbl

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Les cours du pétrole sont en baisse en cette fin de semaine, après l’atténuation du scénario d’escalade entre Washington et Téhéran. Le prix du baril a connu sa plus forte baisse sur une journée depuis juin dernier, après la perspective annoncée par les Américains de ne pas intervenir militairement en Iran. Outre-Atlantique, le WTI se négocie avec la plus forte décote par rapport au Brent depuis quinze mois, sur fond de perturbation des flux d’approvisionnement du Venezuela à la Mer Noire.

Vendredi à la mi-journée les contrats à terme sur le Brent s’échangeaient à 63,78 USD le baril, soit une hausse hebdomadaire de 1,22 USD (+1,96 %). Le WTI évoluait parallèlement à 59,19 USD le baril, contre 58,25 USD une semaine plus tôt (+1,61 %). Le gaz naturel est également en baisse à 3,15 USD/MMBtu (9,95 €/MWh). Les prix européens du gaz sont en forte hausse à 35,01 €/MWh.

La baisse des cours tient surtout à un changement de lecture politique du dossier iranien. Les informations faisant état d’une demande de report d’une opération militaire ont été interprétées comme un frein à l’hypothèse d’une intervention immédiate. Les déclarations de l’administration Trump, qui conditionne désormais l’attitude des Etats-Unis à l’évolution de la répression intérieure, ont renforcé cette impression de temporisation. Le marché, qui avait misé sur une potentielle disruption de l’offre en début de semaine a finalement revu ses anticipations à la baisse et effacé une partie de la prime de risque, alors même que l’Iran reste un producteur clé, avec une production d’environ 3,3 Mb/j, face aux signaux politiques laissant entrevoir un report d’une confrontation militaire directe.

Cette détente reste toutefois fragile, avec en parallèle un renforcement de la posture militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient, maintenant le marché à un niveau de vigilance élevé. Dans ce contexte, la prime de risque se transforme en prime d’attente, dont l’évolution dépendra du temps écoulé sans incident et de la capacité des investisseurs à réancrer leurs anticipations sur l’équilibre offre-demande, alors même qu’une dégradation sécuritaire ou une tension sur un point de passage pourrait suffire à réenclencher une réaction de prix. Le risque central demeure celui d’une perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 Mb/j, soit près d’un quart des volumes mondiaux transportés par mer.

Le volet sanctions contribue à cette ambivalence, puisque les mesures annoncées par le Trésor américain visant des responsables et des réseaux de contournement, réaffirment la stratégie de pression financière sur l’Iran tout en restant. Celles-ci restent insuffisantes à ce stade pour provoquer un choc physique immédiat sur les volumes exportés, ce qui entretient un régime de prix dominé par les hypothèses de risque plutôt que par les barils effectivement retirés du marché. Il en résulte une configuration typique des épisodes géopolitiques, dans laquelle le risque perçu demeure élevé, mais la matérialisation du choc reste incertaine, ce qui favorise des ajustements rapides et parfois contradictoires au rythme des déclarations et des signaux politiques.

En parallèle, le Venezuela constitue un second foyer d’incertitude, plus diffus mais potentiellement structurant pour les flux atlantiques. Le durcissement de la posture américaine à l’égard des cargaisons sous sanctions et la multiplication des contrôles créent un risque persistant, qui incite les acteurs industriels à exiger des garanties sur la sécurité de leurs actifs avant d’engager des capitaux pour relancer durablement la production. L’effet immédiat est une visibilité réduite sur les volumes réellement mobilisables, ce qui pèse sur la lisibilité des équilibres régionaux et entretient une sensibilité élevée du marché aux annonces.

En définitive, la logistique maritime en mer Rouge apporte un signal marginalement plus favorable, avec l’annonce d’un retour plus régulier de certains passages par le canal de Suez. Celle-ci contribuerait à réduire les temps de trajet et les coûts de contournement, et ainsi à desserrer une partie des tensions logistiques qui se répercutent sur les marchés de l’énergie. La normalisation reste toutefois conditionnelle, car le risque sécuritaire n’est pas entièrement effacé, ce qui conduit le marché à conserver une approche prudente, où la trajectoire des prix continue d’osciller entre l’érosion graduelle de la prime de risque et la possibilité d’une reconstitution rapide au moindre signal de dégradation.

Hayet AFOU, attachée macroéconomique et financière

 

Arabie saoudite

Macroéconomie & Finance

L’Arabie saoudite domine le marché des IPO du CCG en 2025 - L’Arabie saoudite a confirmé en 2025 son rôle moteur sur le marché des introductions en bourse du CCG, en levant 4,1 Md USD, soit 79 % du total des montants levés dans la région, selon un rapport du Kuwait Financial Center. Le marché saoudien a enregistré 13 IPO sur le marché principal Tadawul, pour un montant de 3,7 Md USD, tandis que le marché parallèle Nomu a accueilli 23 introductions, levant 336 M USD supplémentaires. À l’échelle régionale, les IPO du CCG ont totalisé 5,1 Md USD en 2025, en recul de 61 % sur un an. Le secteur industriel a concentré la première part des levées (37 %), porté notamment par l’IPO de flynas (1,1 Md USD), devant l’immobilier (23 %) et la santé (10 %).

STC Group lève 2 Md USD via une émission de sukuk en dollars - stc Group a émis 2 Md USD de sukuk libellés en dollars en deux tranches : 750 M USD à 5 ans et 1,25 Md USD à 10 ans. L’opération a suscité une forte demande, avec un carnet d’ordres supérieur à 8 Md USD et la participation de plus de 300 investisseurs internationaux, illustrant la confiance des marchés dans le profil de crédit du groupe et soutenant sa stratégie d’investissement dans les infrastructures numériques.

Plus d’un million d’emplois créés par le secteur à fin août 2025 - Le secteur du tourisme a généré plus d’un million d’emplois à fin août 2025, couvrant l’hôtellerie, les services de voyage, la restauration, le transport et les activités connexes, selon le ministre du Tourisme Ahmed Al-Khateeb. En 2024, le tourisme contribuait à environ 5 % du PIB, tandis que le Royaume accueillait 116 millions de visiteurs, un niveau supérieur à l’objectif initial de la Vision 2030.

Energie, Industrie & Infrastructure

Ma’aden annonce une découverte majeure d’or - Le groupe minier saoudien Ma’aden a annoncé l’ajout d’environ 7 millions d’onces d’or à son portefeuille de ressources, à la suite de nouvelles campagnes d’exploration menées dans plusieurs zones du bouclier arabique. Cette découverte renforce significativement le pipeline de projets aurifères du groupe, notamment autour des sites de Mansourah-Massarah et d’autres gisements du centre du Royaume, et confirme le potentiel encore largement inexploité du sous-sol saoudien.

Attribution définitive du contrat d’extension de la ligne rouge du métro de Riyad - Un consortium composé de Webuild, L&T, Nesma et Alstom a signé, en janvier, le contrat d’extension de la ligne rouge (ligne 2) du métro de Riyad. Le projet comprend la construction de nouvelles sections de voies, de stations et des infrastructures associées, renforçant l’urbanisation et la mobilité dans la capitale. Cette attribution s’inscrit dans le cadre du programme d’amélioration des transports urbains de Riyad, visant à répondre à la croissance démographique et à réduire la congestion

PIF et Red Sea Aluminium vont développer un complexe aluminium en Arabie saoudite - Le PIF et Red Sea Aluminium Holdings ont annoncé un projet conjoint de développement d’un complexe aluminium en Arabie saoudite, visant à renforcer la chaîne de valeur locale de l’aluminium et à soutenir la transformation industrielle du Royaume. Le complexe intégrera des capacités de production primaire et des activités de transformation, dans le cadre des efforts du pays pour attirer des industries manufacturières à forte valeur ajoutée. Le projet devrait également favoriser la création d’emplois spécialisés et l’absorption de technologies avancées dans le secteur des métaux non ferreux.

 

Émirats arabes unis

Macroéconomie & Finance

Les ÉAU et les Philippines ont signé un CEPA visant à réduire les droits de douane et stimuler les investissements, alors que le commerce non pétrolier bilatéral a atteint 940 M USD en 2024 et 853,7 M USD sur les 9M 2025 (+22,4 % en glissement annuel). Les Philippines sont le 17ème partenaire commercial des ÉAU. L’accord devrait ajouter 2,4 Mds USD au PIB des ÉAU d’ici 2032 et s’inscrit dans le programme CEPA visant 1 100 Mds USD de commerce non pétrolier d’ici 2031.

Les ÉAU et le Nigeria ont signé à Abu Dhabi un CEPA. L’accord vise à réduire les droits de douane et barrières au commerce, stimuler les flux d’investissement et ouvrir des opportunités dans des secteurs prioritaires (technologies, agriculture, métaux précieux, énergie), avec un accent sur la coopération public-privé, les chaînes d’approvisionnement et les PME. Les échanges hors hydrocarbures entre les deux pays ont atteint 4,3 Md USD en 2024 (+55,3 % en g.a.) et environ 3,1 Md USD sur les 9 premiers mois de 2025, illustrant une dynamique très soutenue.

À Dubaï, les marchés du commerce de détail et de l’entreposage ont affiché une forte dynamique au T3 2025. Les ventes retail ont dépassé 1 Md AED, portées par l’off-plan, tandis que la rareté des emplacements prime a entraîné une hausse des loyers de 7 à 15 % (7,7 % en moyenne). Dans la logistique, la pénurie d’espaces a stimulé les renouvellements de baux et fait grimper les loyers industriels de 16,8 % en glissement annuel, jusqu’à 21 % dans certains hubs. Les perspectives restent haussières, avec des taux d’occupation proches de 98 % dans les grands centres commerciaux et des investissements majeurs, dont l’extension de 5 Md AED du Mall of the Emirates, tandis que la pression sur les loyers logistiques devrait se poursuivre.

Energie, Industrie et Transports 

Le Conseil d’affaires de haut niveau a tenu hier sa quatrième réunion plénière à Abou Dabi. A cette occasion, il a confirmé l’accélération du partenariat stratégique entre Abou Dabi et Paris, avec un accent marqué sur l’intelligence artificielle, l’industrie et l’énergie. Les deux pays ont mis en avant des projets structurants, dont un campus d’IA de 1,4 GW en France, soutenu par jusqu’à 50 Mds EUR d’investissements émiratis, et un accord sur l’IA appliquée à l’exploration pétrolière. Les échanges non pétroliers bilatéraux ont bondi de 35,8 % à 46 Mds AED sur les dix premiers mois de 2025, illustrant la montée en puissance de la relation économique.

Masdar a porté sa capacité mondiale d’énergies propres à 65 GW, se rapprochant de son objectif de 100 GW d’ici 2030. Le groupe, détenu par Mubadala, ADNOC et TAQA, accélère son expansion internationale via des acquisitions en Europe et aux États-Unis, illustrant la stratégie des EAU visant la neutralité carbone en 2050 et la diversification de leur économie.

Etihad Airways a atteint un record historique en 2025 avec 22,4 millions de passagers (+21 %) et un taux de remplissage de 88,3 %. La compagnie a porté sa flotte à 127 avions après l’ajout de 29 appareils, soutenant l’expansion de son réseau. Etihad a contribué à près de 50 % de la croissance du trafic aérien des ÉAU, renforçant sa position stratégique au service du tourisme d’Abou Dabi.

DP World a confirmé que ses opérations au port de Berbera (Somaliland) se poursuivent malgré la décision de la Somalie d’annuler ses accords avec les ÉAU, dans un contexte de fortes tensions régionales. Le port est au cœur de la stratégie d’Abou Dabi dans la Corne de l’Afrique, avec un investissement de 442 M USD engagé par DP World pour développer et exploiter la plateforme.

Abou Dabi renforce son statut de hub touristique, avec 4,4 millions de clients hôteliers sur les neuf premiers mois de 2025 et des revenus en hausse de 18 % à 1,59 Md USD. Portée par une offre culturelle, événementielle et de loisirs en forte expansion, la dynamique s’inscrit dans la stratégie touristique 2030 de l’émirat, qui vise près de 40 millions de visiteurs par an et une contribution de 90 Mds AED au PIB.

Le Qatar et les ÉAU vont rejoindre Pax Silica, une initiative américaine destinée à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs et en IA. Ce cadre, qui réunit déjà Israël, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, le Royaume-Uni et l’Australie, vise à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à ancrer le Golfe dans une économie technologique.

Qatar

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani, et le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, coprésident le 3ième Dialogue stratégique Qatar - Japon. Les échanges, qui se sont déroulés à Doha, ont rappelé la coopération de longue date que les deux pays entretiennent dans le secteur énergétique notamment. À titre d’information, au cours des huit premiers mois de 2025, le Japon a été le troisième partenaire commercial du Qatar.

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani, rencontre le Sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires économiques, Jacob Helberg. La réunion, qui s’est tenue à Doha, a porté sur les relations stratégiques étroites que les deux pays entretiennent et les moyens de les soutenir et renforcer.

Le Qatar et les États-Unis signent la déclaration “Pax Silica” le 12 janvier 2026, visant à renforcer la coopération bilatérale dans les technologies avancées et la sécurité des chaînes d’approvisionnement. Le Qatar est le huitième pays à adhérer à cette déclaration.

Le Qatar figure parmi les cinq principaux investisseurs étrangers au Kazakhstan en 2025. Alors que les investissements directs du Qatar s'élevaient à environ 9 M USD en 2023, ce chiffre a bondi pour atteindre le montant de 1,2 Md USD au cours des neuf premiers mois de 2025 seulement.

QatarEnergy (QE) signe un accord avec le gouvernement libanais, TotalEnergies et Eni pour l’acquisition de 30 % des parts du bloc d’exploration 8 situé au large du Liban. Total Energies, l’opérateur de ce projet, conserve, tout comme Eni, 35 % des parts.

Qatar Airways (QA) finalise le déploiement de la technologie internet Starlink sur sa flotte Airbus A350. La compagnie dispose désormais de près de 120 aéronefs long-courriers connectés à Starlink, consolidant sa position de leader mondial de la connectivité à bord.

Koweït

Le Koweït envisagerait d'annuler près de 9 Mds USD d’appels d’offre concernant cinq projets pétroliers. Cette décision interviendrait après que les offres pour plusieurs contrats aient largement dépassé les budgets prévisionnels, soulevant des inquiétudes quant à leur rentabilité et l'impact fiscal du surcoût. Ces appels d'offres visaient à augmenter la capacité de production et à moderniser les infrastructures pétrolières. L'annulation potentielle de projets d'une valeur de près de 9 milliards de dollars envoie un signal de prudence aux entrepreneurs locaux et internationaux opérant sur le marché énergétique koweïtien. Elle pourrait avoir un impact sur la confiance des entrepreneurs, leurs futures stratégies d'appel d'offres et leurs attentes en matière de prix pour les grands contrats d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction (EPC). Une alternative à l’annulation consisterait à introduire des modèles commerciaux ou financiers qui réduiraient les engagements financiers initiaux et partageraient les risques avec les entreprises.

L’inflation repart à la hausse. L'inflation locale au Koweït a progressé de 2,46 % en glissement annuel en octobre 2025 a annoncé jeudi le Bureau central des statistiques. Cette hausse des prix se reflète dans l'alimentation, les soins de santé, l'habillement, l'éducation et les biens et services divers. Le rapport montre que l'indice des produits alimentaires et des boissons a augmenté de 6,13 % en octobre par rapport au même mois en 2024, les prix des biens et services divers progressant quant à eux de 6,50 %. Hors alimentation et boissons, le taux d'inflation du Koweït a augmenté de 1,68 % en glissement annuel en octobre.

Malgré le ralentissement global de la croissance, le PIB du Koweït devrait progresser en 2026. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance mondiale devrait ralentir, passant de 3,3 % en 2024 à 3,2 % en 2025 et 3,1 % en 2026, les économies avancées affichant une croissance d'environ 1,5 % et les économies émergentes et en développement d'un peu plus de 4 %. L'amélioration de l'environnement économique koweïtien (augmentation du nombre de projets attribués, reprise du marché immobilier et croissance plus forte du crédit) pourrait contribuer à porter le PIB non pétrolier à son plus haut niveau depuis cinq ans, soit 3,3 % en 2026. Soutenu par la hausse de la production pétrolière, le PIB global devrait osciller autour de 4,5 % en 2026. Dans le même temps, le déficit budgétaire devrait se creuser pour atteindre 4,9 % du PIB au cours de l'exercice 2025/26, avant de se réduire légèrement en 2026/27 grâce à l'augmentation de la production pétrolière, à la hausse des recettes non pétrolières et un contrôle budgétaire accru. (ndlr : pour mémoire la dette souveraine totalisait un peu moins de 7 Mds USD en 2025).

« Kuwait on Ice ». Le pays le plus chaud du monde va organiser en avril 2026 le Championnat du monde de hockey sur glace (niveau 4). Le comité d'organisation s'efforce de mettre en œuvre toutes les exigences techniques et organisationnelles de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF). Le tournoi accueillera les équipes de Singapour, d'Arménie, d'Iran, d'Indonésie, de Malaisie et du Koweït. Ce sera la deuxième fois que l’émirat accueille cette compétition.

 

Bahreïn

Arcapita investit dans un centre de données aux États-Unis - Le fonds d’investissement alternatif Arcapita, basé à Bahreïn, s’est associé à Cloud Capital pour acquérir un centre de données de 21 MW aux États-Unis, actuellement loué à long terme à un opérateur de services cloud et d’intelligence artificielle. Le projet prévoit une extension de capacité à 31 MW, afin de répondre à la hausse de la demande liée au développement des infrastructures numériques et de l’IA.